50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale

Épuisé

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Présentation

En cinquante questions/réponses, cet ouvrage explique d’une manière simple et précise comment et pourquoi on en est arrivé à l’impasse de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
. Illustré de graphiques, de cartes géographiques et de tableaux, ce livre détaille les rôles des différents acteurs, l’engrenage dans lequel sont pris les pays endettés, les scénarios possibles pour sortir de l’impasse, les alternatives à l’endettement... Il expose les différents arguments moraux, politiques, économiques, juridiques, écologiques sur lesquels repose l’annulation de la dette extérieure publique des pays en développement.

Commentaires

La dette est devenue un mécanisme très subtil de domination et le moyen d’une nouvelle colonisation, empêchant tout développement humain durable au Sud. Les politiques appliquées par les gouvernements endettés sont plus souvent décidées par les créanciers que par les autorités des pays concernés. L’initiative d’allégement de dette, lancée en fanfare par le G7 G7 Groupe réunissant les pays les plus puissants de la planète : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon. Leurs chefs d’État se réunissent chaque année généralement fin juin, début juillet. Le G7 s’est réuni la première fois en 1975 à l’initiative du président français, Valéry Giscard d’Estaing. , le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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et la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, sous la pression de la plus grande pétition de l’Histoire (24 millions de signatures recueillies entre 1998 et 2000) a montré ses limites. Une approche radicalement différente doit être envisagée : l’annulation de cette dette immorale et souvent odieuse.

Les auteurs répondent à différentes objections. Une fois libérés de leur dette extérieure, les pays ne risquent-ils pas de retomber dans le piège d’un endettement insoutenable ? Les régimes dictatoriaux et corrompus ne vont-ils pas bénéficier d’un second souffle grâce à l’annulation de la dette ? Les contribuables des pays du Nord ne vont-ils pas faire les frais d’une annulation ? Les auteurs montrent que l’annulation de la dette, condition nécessaire mais insuffisante, doit être accompagnée d’autres mesures, telles la récupération des « biens mal acquis » et leur rétrocession aux populations qui ont été spoliées. Ils proposent des voies alternatives de financement, tant sur le plan local qu’international. Ils posent aussi la question : qui doit à qui ? Ils soutiennent la demande de réparations avancée par les mouvements sociaux du Sud.

Auteurs : Eric Toussaint & Damien Millet, présidents respectivement du CADTM Belgique et du CADTM France.

Hors Collection, déc. 2002.

Prix : 14 €

262 pages- 150x210 mm

ISBN : 2-84797-019-3

Co-édition Syllepse (www.syllepse.net) / CADTM, 2002.

Extraits du quotidien Le Monde, supplément Le Monde Economie, 6 mai 2003 :


« 2450 milliards de dollars. C’est le montant de la dette que totalisent les 165 pays en développement recensés par ce livre. (...) Face à cette situation insoutenable et intolérable, les auteurs ne prennent pas de gants, comme pour pouvoir taper plus fort... Derrière une présentation claire et pédagogique, à la limite du précis universitaire, se cache un véritable réquisitoire contre le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Un brin engagé. »

Extraits du mensuel Le Monde diplomatique (Commentaire de Roland Pfefferkorn), avril 2003 :


« Damien Millet et Eric Toussaint réussissent le pari de présenter avec clarté et rigueur, dans un ouvrage destiné à un public de non-spécialistes, l’origine de la dette et les mécanismes à l’oeuvre qui enferment les pays endettés dans une relation de subordination au FMI et à la Banque mondiale »

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