À trois semaines de la tenue du prochain G20 à Buenos Aires, Attac est la cible du gouvernement argentin

12 novembre par Attac France


À l’approche du G20 qui aura lieu les 30 novembre et 1er décembre prochain à Buenos Aires, la presse argentine s’est fait écho de la surveillance dont font l’objet un certain nombre de syndicats et organisations de la société civile de la part des services de renseignement argentins. Sont cités, entre autres, les syndicats CTA (Centrale des travailleurs d’Argentine) et CTEP (Confédération des travailleurs de l’économie populaire), et les ONG Attac Argentine, Jubilé Sud, le mouvement paysan Misiones, les Amis de la Terre et des mouvements écologistes et anti-extractivistes.

Parmi toutes ces organisations, Attac est désignée comme étant le principal organisateur de la semaine d’action qui aura lieu du 25 novembre au 1er décembre pour protester contre la présence à Buenos Aires des principaux leaders du monde. Ceux-là même qui continuent d’appliquer les recettes économiques néolibérales responsables, entre autres, du désastre économique et social qui affecte gravement la population argentine actuellement.

Dans ce contexte, nous tenons à dénoncer ces tentatives de diabolisation du gouvernement argentin qui, comme par anticipation, paraît vouloir imputer à Attac la responsabilité d’éventuels débordements pouvant advenir pendant les manifestations.

Attac et ses représentant·e·s qui se rendront prochainement à Buenos Aires pour participer aux débats organisés pendant cette semaine d’action ne doivent en aucune façon être tenus responsables d’éventuels débordements. Notre association présente dans de nombreux pays n’a en effet eu de cesse depuis sa création de dénoncer les effets désastreux des politiques néolibérales qui poussent les populations à la désespérance. Enfin, depuis vingt ans, nous menons nos actions et campagnes de façon non violente, par l’information et la sensibilisation du public, en particulier contre l’évasion et la fraude fiscale, l’impunité des multinationales et pour la justice climatique.

Paris, le 8 novembre 2018



Source : Attac France