10 octobre 2011 > 16 octobre 2011

République démocratique du Congo (Kinshasa, Lubumbashi))

Semaine globale d’action contre la dette et les IFI

Activités en RDC

  Sommaire  

 KINSHASA

- Lundi 10 OCT :

à KOLO MISSION, Vidéo conférence avec le film « Le salaire de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
 » (dans le village du Congo, NKOLO, où les paysans parlaient de l’électricité dans le film)

- Mercredi 12 OCT :

le matin 8H : discussion avec les élèves d’une école primaire (école que les parents venaient de construire en paille, il y a 2semaine)

13H : dans un autre village : SADI, aujourd’hui enclavé faute de routes ; et les paysans font eux même la route.

18H : à Kolo fuma, une aglomération de 20 mille habitants, traversée par la ligne électrique INGA (moyenne tension, qui alimente le centre des recherches agronomiques de Mvuazi INERA ) mais l’agglomération est sans courant.

- Samedi 15 OCT :

émission télévisée TV 7 : La dette, où en sommes-nous en RDC ?

- Dimanche 16 OCT :

à MBANZA NGUNGU, film « Le salaire de la dette »

 LUBUMBASHI

- Mardi 11 Octobre 2011 :
Conférence Débat : Thèmes : Dette et Election
Lieu : Maison culturelle SAFINA des Prêtres salésiens.

- Mercredi 12 Octobre 2011 :
Projection du Film : Le salaire de la Dette sur la chaine Nyota TV

- Jeudi 13 Octobre 2011 :
Conférence Débat : Thème : Opération départ volontaire initiée et plafonnée par la BM Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
, 7ans après ; quel avenir pour les 10 665 travailleurs ?

Lieu : Centre culturel Français (Halle de l’étoile)

- Vendredi 14 Octobre 2011 :
Conférence : Thème : Décryptage des contrats miniers en RDC
Lieu : Monusco avec la section Droit de l’homme.

- Samedi 15 Octobre 2011 :
Journée porte ouverte : Exposition des ouvrages et Films du Cadtm et alliés.

Livres : 60 Questions / 60 Réponses, A qui profite toutes les richesses de la RDC, Menons l’enquête sur la dette, BD ; la dette odieuse Dette odieuse Selon la doctrine juridique de la dette odieuse théorisée par Alexander Sack en 1927, une dette est « odieuse » lorsque deux conditions essentielles sont réunies :

1) l’absence de bénéfice pour la population : la dette a été contractée non dans l’intérêt du peuple et de l’État mais contre son intérêt et/ou dans l’intérêt personnel des dirigeants et des personnes proches du pouvoir

2) la complicité des prêteurs : les créanciers savaient (ou étaient en mesure de savoir) que les fonds prêtés ne profiteraient pas à la population.

Pour Sack, la nature despotique ou démocratique d’un régime n’entre pas en ligne de compte. Une dette contractée par un régime autoritaire doit, selon Sack, être remboursée si elle sert les intérêts de la population. Un changement de régime n’est pas de nature à remettre en cause l’obligation pour le nouveau régime de payer les dettes du gouvernement précédent sauf s’il s’agit de dettes odieuses.

Traité juridique et financier par A.-N. SACK, ancien professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Petrograd.

Depuis cette définition « conservatrice », d’autres juristes et mouvement sociaux comme le CADTM ont élargi la définition de la dette odieuse en prenant notamment en compte la nature du régime emprunteur et la consultation ou nom des parlements nationaux dans l’approbation ou l’octroi du prêt.

Citons notamment la définition de la dette odieuse utilisée par la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, qui s’appuie à la fois sur la doctrine de Sack mais aussi sur les Traités internationaux et les principes généraux du droit international :

Une dette odieuse est soit
1) une dette qui a été contractée en violation des principes démocratiques (ce qui comprend l’assentiment, la participation, la transparence et la responsabilité) et a été employée contre les plus hauts intérêts de la population de l’État débiteur alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède." soit
2) une dette qui a pour conséquence de dénier les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels de la population alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède"
.
, La bourse Bourse La Bourse est l’endroit où sont émises les obligations et les actions. Une obligation est un titre d’emprunt (l’émetteur la vend à l’acheteur qui doit la rembourser à un taux et une échéance déterminés) et une action est un titre de propriété d’une entreprise. Les actions et les obligations peuvent être revendues et rachetées à souhait sur le marché secondaire de la Bourse (le marché primaire est l’endroit où les nouveaux titres sont émis pour la première fois). ou la vie, Banque du Sud, Les manifestes du possible, Crise, Quelle crise ? , Crimes de la dette, La reconstruction Congolaise,…

Films : Le Cadtm au cœur des luttes, Le salaire de la dette, Prise de conscience collective, Drop the debt, Forum social de Mombai, Forum social de Caracas, La fin de la pauvreté, Prise de la dette , Katanga Business, Un autre monde est possible, Un front contre la dette Addis Abeba 1987 , les grands discours de Thomas Sankara,…
NB Nos banderoles et nos bannières constitueront la décoration.
Lieu : Centre culturel Congolais PICHA

- Dimanche 16 Octobre 2011 :
Projection du Film : Réchauffement climatique (Protocole de KYOTO VERS COP 17 à Durban)
Lieu : Centre culturel Congolais PICHA

Auteur

NAD-UNIKIN

À venir