Communiqué de presse

Appel à rejoindre la grève féministe du 8 et 9 mars

28 février par CADTM Belgique


Le CADTM Belgique soutient la grève féministe des 8 et 9 mars prochains lancée par le Collecti.e.f 8 maars et appelle à une mobilisation massive et à la participation aux actions prévues pour ces deux jours de lutte : manifestations, actions décentralisées de désobéissance civile, piquets de grève, performances artistiques et de rue, rédaction de communiqués de presse, relais des revendications...

Partout les femmes * revendiquent leurs droits, face au sexisme et aux inégalités persistantes. Inégalités salariales, cantonnement aux métiers du care et/ou au travail domestique et de soin, jugées, discriminées quant à leurs choix, leurs corps, leurs sexualités, …

Les femmes* aujourd’hui sont l’avant-garde de tous les mouvements sociaux, qui intègrent de plus en plus les enjeux féministes. Face au néolibéralisme et aux mesures d’austérité justifiées par la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, les femmes pâtissent en premier
. En tant que principales travailleuses et bénéficiaires des secteurs touchés, en tant que mères qui compensent, en tant que travailleuses des secteurs les plus précaires, elles sont impactées spécifiquement.

Partout, de l’Argentine au Mexique, de l’Italie à la Belgique, de l’Espagne à la Pologne en passant par la Suisse et la France, les appels à la grève du travail totale se font entendre !

L’outil de la grève féministe est fondamental pour arrêter la chaîne d’exploitation capitaliste et patriarcale

Nous pensons que l’outil de la grève féministe est fondamental pour arrêter la chaîne d’exploitation capitaliste et patriarcale. Depuis 2016, les femmes* se sont réappropriées cet outil cher à la classe ouvrière pour rendre visible à la fois leur travail de reproduction et le différentiel d’exploitation qui caractérise le travail féminisé. La subordination des femmes est particulièrement évidente quand on s‘intéresse au travail au sens large : inégalités professionnelles, mais aussi assignation aux activités de soins (et à la charge mentale qui va avec) et plus généralement à leur travail invisible dans l’économie informelle (porté davantage par les femmes migrantes).

Ces grèves sont un outil permettant une multitudes de luttes : anti-libérales, de classe, anticoloniales et anti-patriarcales.

Tout comme l’année dernière, cette année nous voulons rejoindre l’appel à faire la grève du travail salarié, du travail étudiant, du soin aux autres et faire la grève de la consommation.

Ce dimanche 8 mars nous nous mobilisons en tant que femmes* du CADTM pour visibiliser le travail invisible (gratuit ou pas) fait par les femmes*. De plus, le lundi 9 mars nous ferons grève du travail salarié d’où l’annulation du LCD du 9 mars. Nous faisons grève pour visibiliser notre travail, mais aussi pour consacrer ce temps à investir l’espace public, à construire un espace temps féministe, soutenir les mobilisations et mouvements de grève ces deux journées. Et bien sûr nous partageons l’idée de la grève de la consommation dans une optique de respect de l’environnement et de refus des conditions de travail des travailleurs et travailleuses qui produisent ces biens, notamment dans le Sud global.

Nous appelons également nos collègues hommes et nos militants à nous soutenir les 8 et 9 mars [1] en nous permettant de participer pleinement à la grève en s’occupant de terminer certaines de nos tâches au travail, de la garde des enfants, de la nourriture et du ménage et en expliquant autour d’eux le sens de cette grève pour gagner du soutien !

Parce que quand les femmes du CADTM s’arrêtent, le CADTM s’arrête ! #toutesengrève

* et toute personne subissant l’oppression de genre

Contact : Chiara Filoni chiara chez cadtm.org


Pour aller plus loin :




Notes