Autorité des Marchés Financiers occupée

13 mai par Coordination des intermittants et précaires (CIP)

À travers cette occupation, nous dénonçons une fois de plus la logique implacable d’une politique uniquement gestionnaire, au service de la finance, qui dégrade jusqu’à les détruire nos vies.

La loi travail et la convention d’assurance chômage n’en sont qu’un exemple.

Cette loi « travaille » dont nous exigeons le retrait intégral est passée en force avec le recours à l’article 49.3. Cette loi « fourre-tout », annonciatrice de toujours plus de flexibilité et d’insécurité n’épargnera aucun secteur. Le recours au 49.3 libère les mains du gouvernement pour l’amender à volonté pouvant contenter à loisir les exigences des uns et des autres, dont le MEDEF.

La « négociation » de la convention d’assurance chômage, fléchée par le gouvernement et le MEDEF promet d’un laminage catastrophique des droits des chômeurs sous couvert d’économies à faire (exigées par Bruxelles !) pour résorber la fameuse dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
de l’UNEDIC qui est entièrement orchestrée.

La volonté est claire : les économies se feront sur le dos des plus précaires. Cette population fragilisée servira de variable d’ajustement sur le marché du travail et donc celui de la finance. Pour ce faire, il faut obliger les chômeurs et précaires à retourner au travail à n’importe quelle condition. Les activer, comment ? En baissant l’indemnisation des chômeurs à activité réduite ou discontinue, en baissant massivement le droit des seniors, en intensifiant les contrôles, en incitant, voire obligeant à la formation, ce qui baisse aussi les chiffres du chômage.

Nous restons inflexibles et nous demandons :

  • - que l’accord du 28 avril concernant les annexes 8 et 10, celles de l’intermittence du spectacle, qui a été signé par les partenaires sociaux du secteur spectacle, audiovisuel et cinéma entre en vigueur au 1er juillet.
  • - qu’aucune économie ne soient réclamée sur le dos des chômeurs
  • - que 10 chômeurs sur 10 soient indemnisés décemment : nous demandons un SMIC jour pour tous
  • - et continuons de demander le retrait de la loi travail.

Suite aux violences policières et aux provocations pendant la manifestation, nous décidons de rejoindre les manifestants réunis devant l’Assemblée nationale.

Ce que nous défendons, nous le défendons avec tous.

Les occupants de l’AMF.

Consultez également le journal de CIP-IDF : Interluttant

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Source : CIP-IDF

Notes

|1| En Belgique, l’équivalent de la Loi El Khomri en France est en train d’être mise sur pied par Kris Peeters, Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, de l’Economie et des Consommateurs, chargé du Commerce extérieur. Cette loi qui oeuvre notamment pour une annualisation du temps de travail à 45h/semaine reflète les politiques d’austérité menées partout en Europe. Voir l’excellent article de Rachel Knaebel, « Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe », Basta. Pour s’opposer à cette « Loi Peeters », une manifestation est organisée ce dimanche 15 mai 2016. Le rendez-vous est donné à 14h, à la gare centrale de Bruxelles.

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