BRICS : Coopération ou domination Sud-Sud ?

15 février par Rémi Vilain

Les dirigeants des BRICS en 2017. De gauche à droite : Michel Temer (Brésil), Narendra Modi (Inde), Xi Jinping (Chine), Vladimir Poutine (Russie), Jacob Zuma (Afrique du Sud) - (CC - Wikipedia)

Le terme de BRICS (acronyme anglais désignant Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a été utilisé pour la première fois en 2001 par Jim O’Neill, alors économiste à la banque Goldman Sachs. La forte croissance économique de ces pays, combinée à leur position géopolitique importante (ces 5 pays rassemblent près de la moitié de la population mondiale sur 4 continents et près d’un quart du PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
mondial) font des BRICS des acteurs majeurs des activités économiques et financières internationales.

Alors que les grandes décisions internationales sont communément le fruit d’une poignée de grandes puissances occidentales à travers le G7 G7 Groupe réunissant les pays les plus puissants de la planète : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon. Leurs chefs d’État se réunissent chaque année généralement fin juin, début juillet. Le G7 s’est réuni la première fois en 1975 à l’initiative du président français, Valéry Giscard d’Estaing. ou le G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). , ou via des institutions également aux mains de ces derniers (FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, BM Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
, Club de Paris Club de Paris Créé en 1956, il s’agit du groupement d’Etats créanciers (20) spécialisés dans la normalisation des défauts de paiement des PED. Depuis sa création, la présidence est traditionnellement assurée par un Français - en 2016, c’est le directeur du Trésor français, Bruno BEZARD, qui en assure la présidence. Les États membres du Club de Paris ont rééchelonné la dette de près de 80 pays en développement. Les membres du Club de Paris détiennent près de 30% du stock de la dette du Tiers Monde.
Les liens entre le Club de Paris et le FMI sont extrêmement étroits ; ils se matérialisent par le statut d’observateur dont jouit le FMI dans les réunions - confidentielles - du Club de Paris. Le FMI joue un rôle clé dans la stratégie de la dette mise en œuvre par le Club de Paris qui s’en remet à son expertise et son jugement macro-économiques pour mettre en pratique l’un des principes essentiels du Club de Paris : la conditionnalité. Réciproquement, l’action du Club de Paris préserve le statut de créancier privilégié du FMI et la conduite de ses stratégies d’ajustement dans les pays en voie de développement.
Site web : http://www.clubdeparis.org
, etc.), l’émergence des BRICS peut apparaître bienvenue dans un contexte aux contours néocolonialistes et néolibéraux. A l’annonce de la création en 2014 par les BRICS d’une Nouvelle banque multilatérale de développement (NDB – New Development Bank) et de son fonds de réserve (CRA – Contingent Reserve Arrangement) [voir ci-dessous], de nombreux observateurs voyaient même en eux la possibilité de « briser l’hégémonie de l’hémisphère Nord sur la finance et le développement » |1| et de remettre ainsi en cause les traditionnelles institutions de Bretton Woods que représentent la Banque mondiale et le FMI. Pourtant, deux ans plus tard, force est de constater que les BRICS ne constituent pas l’alternative qu’elle pourrait représenter tant comme créanciers qu’en qualité de potentiels alliés politiques pour les États du Sud.

« Nous apprécions grandement le soutien offert par le groupe de la Banque mondiale tout au long de notre processus de création et nous avons hâte de pouvoir continuer et approfondir notre coopération. Nous, au NDB, écouterons, apprendrons et collaborerons pour promouvoir le développement durable de l’infrastructure dans nos pays membres. »
K. V. Kamath, Président de la NDB, le 9 septembre 2016 |2|

Sur un plan politique d’abord, ils reproduisent la même logique néolibérale : le président sud-africain Jacob Zuma accumule les politiques d’austérité ; l’Inde est gouvernée par le néolibéral nationaliste Narendra Modi ; la Russie et la Chine ont embrassé à bras le corps un capitalisme oligarchique depuis fort longtemps et pratique un impérialisme effréné autant à l’image des interventions russes en Crimée et en Syrie, qu’en Afrique et en mer de Chine pour le gouvernement de Xi Jinping ; le Brésil vient de vivre un véritable coup d’État avec la prise de pouvoir du conservateur Michel Temer du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) sur fond de suspicion d’ingérence des États-Unis et sans réaction commune des ‘RICS’. Cette inaction est finalement symptomatique des divisions au sein même des BRICS et de leur probable incapacité à incarner un front uni et une réelle alternative pour les pays du Sud.

Si les BRICS suivent un cycle de croissance similaire, leurs grandes disparités économiques reflètent une fragilité certaine à l’image de la forte augmentation des inégalités dans ces pays, la majeure partie de la richesse créée étant captée par les 10 % les plus riches. Ainsi, la bonne santé économique des BRICS relève avant tout d’une croissance chinoise exceptionnelle (quoique aujourd’hui ralentie) dopée par les exportations de produits manufacturés et des exportations des ‘BRIS’ vers la Chine. En réalité, la trop grande dépendance de ces derniers à l’égard des exportations et de la Chine ne leur permettrait sans doute pas de résister à une nouvelle crise financière. Par ailleurs, l’endettement des ménages n’ayant jamais été aussi important en Chine, cette fragilité apparaîtra au grand jour lorsque cette bulle spéculative éclatera.

Autre élément d’inquiétude, les intérêts divergents poursuivis par les BRICS au sein de la NDB. Tandis que l’Inde et l’Afrique du Sud voient en elle l’opportunité d’accroître leurs investissements en infrastructure, notamment dans l’extraction de charbon, la Russie y trouve surtout un moyen d’échapper aux puissances occidentales et à une partie des sanctions qui lui ont été infligées suite à l’annexion de la Crimée en 2014. Surtout, pour le Brésil et la Chine disposant chacun de leur propre banque de développement, respectivement la BNDES – Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social, et la CDB – China Development Bank, la nécessité de recourir à la NDB s’en trouve affaiblie. Brésil et Chine profitent dès lors de cet avantage pour développer leurs propres investissements et leurs propres agendas économiques à l’étranger. A titre d’exemple, entre 2005 et 2013, la CDB a prêté plus de 78 milliards de dollars à divers États d’Amérique latine afin, d’une part, d’ouvrir ces marchés à ses produits manufacturés, mais surtout, d’autre part, pour s’y assurer le contrôle des ressources naturelles en échange. Notons également que ces prêts étaient à la fois entachés de taux d’intérêts supérieurs à ceux pratiqués par les autres institutions multilatérales classiques, accompagnés de clauses contraignantes telles que le recours exclusif à des entreprises chinoises, à des remboursements en marchandises ou encore à des problèmes de transparence flagrants dans l’exécution des contrats |3|. A l’image de la Chine, le Brésil poursuit une politique similaire via sa BNDES en Amérique latine et en Afrique, les projets d’infrastructures étant passés de 228 millions en 2004 à 1,3 milliard de dollars en 2013 avec des clauses semblables. Ce n’est pas tant la quantité que la nature de ces investissements qui pose question puisqu’ils se traduisent par un contrôle toujours plus important des ressources naturelles, reproduisant ainsi un sous-impérialisme dans ces régions du globe déjà exploitées. A moindre échelle, l’Afrique du Sud entreprend un développement analogue en Afrique australe avec la progression impressionnante de ses concessions d’extraction diamantaire en Angola ou en RDC ces dernières années.

Ce développement d’un impérialisme du Sud est d’ailleurs particulièrement palpable lorsque l’on observe le fonctionnement de la NDB et du CRA.


Nouvelle banque de développement et « Accords de fonds de réserve » : BRICS or treats |4| ?

La nouvelle banque de développement (NDB) et le fonds de réserve (CRA) des BRICS ont été créés le 15 juillet 2014 à Shanghai, lieu du siège de la NDB. Si l’adhésion à la NDB et la participation au CRA est ouverte à tous les pays membres de l’ONU, en tant qu’emprunteur ou non-emprunteur, en janvier 2017, les BRICS en étaient les seuls membres. A l’origine, l’objectif officiel était de créer une alternative face aux institutions multilatérales de développement classiques en ayant pour rôle de financer les infrastructures et les projets de développement durable dans les États du Sud |5|. Pourtant, plusieurs éléments viennent démentir ce qui aurait pu constituer une alternative.

Plutôt que se confronter à la Banque mondiale et au FMI, les BRICS ont renégocié à la hausse leur quote-part au sein de ces deux institutions, et ce, au détriment de l’Afrique du Sud et de pays africains |6|, laissant sous-entendre que les désaccords entre les BRICS et les institutions de Bretton Woods n’étaient pas si importants. Si les BRICS ont régulièrement contesté la quote-part accordée aux pays du Sud par le FMI et la Banque mondiale, le droit de vote est réparti similairement au sein de la NDB, offrant de facto 55 % de quote-part minimum aux seuls BRICS, contre 20 % maximum aux pays non emprunteurs, et 7 % au plus pour les pays non-fondateurs |7|. Cela pose au moins deux problèmes majeurs. Le premier est bien évidemment le faible pouvoir de décision des autres pays membres à venir, le second étant que ces mêmes pays ne seront pas en mesure de s’opposer à un investissement voulu par les BRICS.

Par ailleurs, de nombreux faits laissent penser que les institutions de Bretton Woods et les BRICS marchent main dans la main. D’abord, si un pays souhaite emprunter auprès de la NDB pour un montant supérieur à 30 % de sa quote-part, il doit alors négocier avec le FMI qui se fera un plaisir de lui faire signer une lettre d’intention pour accompagner son prêt des traditionnels plans d’austérité ! De même, le président de la NDB a annoncé le 9 septembre 2016 la signature d’un memorandum of understanding avec la Banque mondiale pour le « co-financement de projets […] et l’échange de connaissances » |8|. Notons également la recapitalisation du FMI par les BRICS en 2012 à hauteur de 75 milliards de dollars.

Quant aux procédés utilisés par la NDB, là encore les limites sont nombreuses. Si elle dispose d’un capital de départ de 100 milliards de dollars, cela ne la rend pas pour autant indépendante des marchés financiers Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
sur lesquels elle lève régulièrement des fonds. Les prêts y sont régulièrement libellés en dollar, adoptant ainsi le jeu des puissances occidentales et des IFIs tout en maintenant l’hégémonie financière étatsunienne. Les critères de sélection des projets financés par la NDB souffrent d’opacité, la participation de la société civile n’étant nullement mentionnée, autant que d’un réel manque de transparence dans les prises de décision. Ainsi, la NDB soutient et finance des projets très critiquables et critiqués à l’image de la privatisation du port du Pirée en Grèce ou en favorisant l’industrie extractive de charbon dont l’Inde et l’Afrique du Sud sont très dépendantes. En 2016, la NDB a prêté 1,5 milliards de dollars pour 7 projets différents, et planifie pour 2017 une quinzaine de prêts pour un montant avoisinant les 2,5 milliards de dollars |9|.

Rajoutons à cela des dirigeants ayant travaillé activement au sein du FMI ou encore de la banque Goldman Sachs, à l’image de Leslie Maasdrop et Tito Mboweni, respectivement vice-président de la NDB et directeur du CA de la NDB et impliqués dans diverses affaires de corruption, blanchiment d’argent et autres opérations de fraudes fiscales.

En définitive, les espérances suscitées par certains lors de l’annonce de la création de la banque des BRICS n’ont plus lieu d’être. La politique menée par les BRICS consiste davantage à la promotion de leurs propres stratégies de domination régionale, en promouvant un sous-impérialisme sous leur contrôle et en favorisant par la même une stabilisation des asymétries financières internationales.

La stratégie qu’ils ont adoptée consiste avant tout à se rapprocher des grandes puissances impérialistes plutôt qu’à aider les pays du Sud à mettre fin à leur domination. En outre, si les BRICS souhaitaient réellement remettre en cause l’impérialisme actuel et constituer une réelle alternative politique, économique, sociale et écologique, une intégration de la Banque du Sud semblait bien plus opportune.


Notes

|1| Bello, Walden. “The BRICS : Challengers to the Global Status Quo.” Foreign Policy in Focus, 29 août 2014. http://fpif.org/brics-challengers-g...

|2| Ibid.

|3| Voir Daniel Munevar, « BRICS Bank : Is it an alternative for development finance ? », 28 juillet 2014.

|4| Dérivée de l’expression « Tricks or Treats » utilisée lors d’Halloween aux États-Unis.

|5| Inde, M. of E. A. (2014). Sixth BRICS Summit – Fortaleza Declaration. 21 juillet 2014, http://www.mea.gov.in/bilateral-doc...

|6| L’augmentation des droits de vote des ‘BRIC’ à la Banque mondiale et au FMI s’est traduit par une baisse de ceux d’autres pays : Afrique du Sud (-21 %), Algérie (-20 %), Gabon (-26 %), Maroc (-27 %), Namibie (-26 %) et Nigéria (-41 %).

|7| NDB (2015). Agreement on the New Development Bank. Juillet 2015. http://ndb.int/download/Agreement%2...

|8| Voir « World Bank Group, New Development Bank Lay Groundwork for Cooperation », 9 septembre 2016, http://www.worldbank.org/en/news/pr...

|9| NDB (2016). « BRICS New Development Bank aims to offer 2.5 bln USD of Loans in 2017 ». 25 novembre 2016.

Auteur.e

Rémi Vilain

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