Belgique : Le collectif « Mémoires coloniales » dénonce les aspects négatifs et meurtriers de la colonisation

Belgique

7 octobre 2008


Pour le centenaire de la reprise par la Belgique du Congo de Léopold II, le Collectif Mémoires Coloniales dénonce les aspects négatifs et meurtriers de la colonisation et propose un cycle d’événements sur le thème « patrimoine public colonial contesté ».

Le Collectif « Mémoires coloniales » créé en mars 2008 réunit des associations, des écrivains, des historiens, des journalistes et des citoyens. Tous se sont engagés au sein du Collectif pour contester la lecture de l’histoire coloniale, empreint d’images d’Epinal et de discours trop souvent révisionnistes.

Pour cette première année d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
, le Collectif a choisi de travailler sur le thème du patrimoine public colonial. Il entend ainsi examiner les statues, monuments et noms de rues qui glorifient la colonisation, et réfléchir sur les différents modes de contestations à mettre en place.

 Trois journées d’action et de réflexion sont organisées

- 14 Septembre 2008

Promenade anti-coloniale à Bruxelles, l’ancienne métropole du Congo

Voir lesphotos de la promenade

- 27 Septembre 2008

Les monuments coloniaux : lieux de mémoire contestés

Lire Faut-il revoir la mémoire coloniale belge ?, par Christian Laporte, sur La Libre.be, le 27/09/08

- 11 novembre 2008

Commémoration et Manifestation

Lire le MANIFESTE POUR UNE RELECTURE DE L’HISTOIRE COLONIALE

 Emission sur TV Bruxelles « Les vestiges coloniaux à Bruxelles »

Voir l’émission sur TV Bruxelles « Les vestiges coloniaux à Bruxelles » en présence de Renaud Vivien, juriste au Comité pour l’annulation de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
du tiers-monde (CADTM) ; Antoine Tshitungu Kongolo, historien ; Christian Laporte, journaliste à La Libre Belgique ; Louis De Clerck, président de l’Union royale belge pour les pays d’Outre-Mer (UROM)

 Quelques textes d’actualité / de référence

La réparation des dommages de la colonisation : l’Italie et la Libye relancent le débat, par par Renaud Vivien, Pauline Imbach, Victor Nzuzi, Luc Mukendi, José Mukadi

http://www.cadtm.org/spip.php?article3670

Silvion l’Africain. Colonialisme, marché et réparations. Libye Italie : commerce ou amitié ?, par Angelo Del Boca , Tommaso Di Francesco

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7121

Les crimes de la Belgique coloniale au Congo. Devoir de mémoire, par Éric Toussaint

http://www.cadtm.org/spip.php?article2727

Le rôle positif des excuses officielles : de la repentance aux réparations, par le Collectif « Mémoires Coloniales »

http://www.cadtm.org/spip.php?article3513

La globalisation Globalisation (voir aussi Mondialisation) (extrait de Chesnais, 1997a)

Origine et sens de ce terme anglo-saxon. En anglais, le mot « global » se réfère aussi bien à des phénomènes intéressant la (ou les) société(s) humaine(s) au niveau du globe comme tel (c’est le cas de l’expression global warming désignant l’effet de serre) qu’à des processus dont le propre est d’être « global » uniquement dans la perspective stratégique d’un « agent économique » ou d’un « acteur social » précis. En l’occurrence, le terme « globalisation » est né dans les Business Schools américaines et a revêtu le second sens. Il se réfère aux paramètres pertinents de l’action stratégique du très grand groupe industriel. Il en va de même dans la sphère financière. A la capacité stratégique du grand groupe d’adopter une approche et conduite « globales » portant sur les marchés à demande solvable, ses sources d’approvisionnement, les stratégies des principaux rivaux oligopolistiques, font pièce ici les opérations effectuées par les investisseurs financiers, ainsi que la composition de leurs portefeuilles. C’est en raison du sens que le terme global a pour le grand groupe industriel ou le grand investisseur financier que le terme « mondialisation du capital » plutôt que « mondialisation de l’économie » m’a toujours paru - indépendamment de la filiation théorique française de l’internationalisation dont je reconnais toujours l’héritage - la traduction la plus fidèle du terme anglo-saxon. C’est l’équivalence la plus proche de l’expression « globalisation » dans la seule acceptation tant soit peu scientifique que ce terme peut avoir.
Dans un débat public, le patron d’un des plus grands groupes européens a expliqué en substance que la « globalisation » représentait « la liberté pour son groupe de s’implanter où il le veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possible en matière de droit du travail et de conventions sociales »
de Christophe Colomb et Vasco de Gama à aujourd’hui
, par Éric Toussaint

http://www.cadtm.org/spip.php?article3091

Balises pour une mémoire historique plurielle, par Antoine Tshitungu Kongolo, écrivain, membre du Collectif « Mémoires Coloniales »
L’édifiante saga de « l’Anversoise » ou le « système léopoldien », par Guy de Boeck, journaliste-écrivain, membre du Collectif « Mémoires Coloniales »
Congo 1908/2008 : La Belgique doit elle demander pardon ?
Dossier paru dans télé moustique, hebdomadaire belge (novembre 2008)