1er octobre

Evénement en ligne

Capitalisme numérique et bugs démocratiques

Jeudi 1er octobre 2020 de 18:30 à 20:00

La numérisation de l’économie et de la société, déjà largement avancée depuis quelques années, a non seulement connu une accélération depuis le début de la crise mondiale liée à la Covid-19, mais elle est également présentée comme une des principales solutions pour faire face aux deux crises, sanitaires et économiques.

Alors que la pandémie du nouveau coronavirus plonge l’économie mondiale dans l’une des pires récessions, les principaux acteurs du secteur numérique affichent une santé insolente et voient leurs résultats atteindre des sommets. C’est ainsi que la valorisation boursière des compagnies technologiques est supérieure à celle de l’ensemble des entreprises européennes cotées, la capitalisation de la seule Apple dépassant celle de l’ensemble du CAC 40… et le PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
de l’Italie !

Cette évolution risque d’autant plus de s’amplifier que de plus en plus de pans de nos vies sont soumis à cette numérisation accrue (travail, enseignement, commerce, médecine, divertissements, sécurité,…) avec notre « consentement » obtenu dans un climat d’urgence et de peur, en application de la « stratégie du choc » décrite par Naomi Klein. Loin de les fragiliser, la crise sanitaire renforce les entreprises technologiques, y compris avec la complicité objective des États : tout en jetant une lumière crue sur les impasses du capitalisme mondialisé néolibéral, cette crise joue donc un rôle d’accélérateur du capitalisme numérique.

Ce mouvement semble d’autant plus inéluctable qu’il est soutenu assez solidement par l’idéologie selon laquelle les nouvelles technologies contribuent forcément à rendre le monde meilleur, comme on l’a encore constaté récemment avec le chef d’État français comparant les critiques de la 5G à des Amish prônant le « retour à la lampe à huile ».

Il convient pourtant de s’interroger sur les contours et les enjeux de ce capitalisme numérique.

La puissance démesurée des principales entreprises du numérique, leur taille souvent colossale leur donnant de fait des situations de quasi monopole, le rôle central de leurs technologies dans la plupart de nos activités et dans le fonctionnement de nos sociétés et de nos économies qui leur permet d’accumuler des quantités phénoménales de données personnelles grâce auxquelles elles sont en capacité de nous manipuler, posent la question de leur contrôle et de la menace pour nos démocraties, comme l’a montré le scandale Cambridge Analytica. Sans compter que ce capitalisme algorithmique se déploie avec la connivence de nos États qui se présentent pourtant comme les défenseurs de notre vie privée, comme l’a montré l’affaire Snowden à propos du partage de données entre GAFAM et services de sécurité américains.

Comment organiser une résistance, tant au niveau de l’État que des citoyens, à l’emprise de ce capitalisme de surveillance ? Comment imposer une (re)prise en main démocratique des choix technologiques pour nos sociétés ?

Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles nous tenterons d’apporter des éléments de réponse lors de la rencontre en ligne qui se tiendra ce jeudi 1er octobre, de 18h30 à 20h00

Intervenant.e.s :

  • Robin Delobel : CADTM Belgique
  • Caroline Weill & Mathieu Wostyn : Ritimo
  • Guillaume D. : Survie

POUR PARTICIPER À LA RENCONTRE EN LIGNE :
https://frama.link/CapitalismeNumeriqueDemocratie

Fbk : https://www.facebook.com/events/321209319167670/


A propos du CADTM
Le Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes, fondé en Belgique en 1990, est un réseau international d’organisations actives dans plus de 30 pays répartis sur 4 continents qui milite pour des alternatives radicales visant le respect des libertés et des droits humains fondamentaux. Ses travaux et actions, axés sur la problématique de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, ont pour objectif l’établissement de modèles de développement socialement justes et écologiquement durables.

A propos de ritimo
Depuis plus de 30 ans, le réseau ritimo regroupe en France des acteurs engagés collectivement dans un projet de mobilisation pour la solidarité internationale. Entre autres missions, il promeut l’appropriation et l’usage des outils numériques pour des démarches citoyennes locales et globales

A propos de Survie
Créée en 1984, l’association Survie dénonce toutes les formes d’intervention néocoloniale française en Afrique et milite pour une refonte réelle de la politique étrangère de la France dans cette région. Survie propose une analyse critique et des modalités d’actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
encourageant chaque citoyenne et chaque citoyen à exiger un contrôle réel sur les choix politiques faits en son nom.


À venir