Chine-Afrique : nocives illusions – La Chine est devenue une puissance impérialiste de premier plan

29 octobre par Paul Martial


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Objet de fantasmes, de polémiques et de thèses universitaires, la présence de la Chine en Afrique soulève de nombreuses interrogations.

Bénéfique pour les populations ou énième calamité qui s’abat sur le continent ? Les soixante milliards d’aide et de prêts octroyés sans condition par Xi Jinping à l’Afrique semblent répondre positivement à cette question. Et pourtant...


Une relation Sud-Sud...

Libéralisme oblige, les chancelleries occidentales feignent de se réjouir de la présence chinoise en Afrique, pour aussitôt mettre en garde les gouvernements africains des nombreux risques tels les dettes, la dépendance économique, la détérioration de l’environnement... que ferait encourir l’empire du mi lieu à leurs pays. Tandis que les officiels chinois insistent sur l’échange d’égal à égal et les relations « gagnant-gagnant », critiquant l’égoïsme des pays occidentaux, comme l’indique un journaliste du Quotidien du peuple : « À l’heure actuelle, certains pays se sont vigoureusement engagés dans l’unilatéralisme, le protectionnisme et l’hégémonisme commercial [1]. »

Bref, chacun critique la politique de l’autre avec des arguments qui, sur le fond ne sont pas si différents, ce qui parait logique puisque la politique chinoise en Afrique, dans les faits et au-delà de la rhétorique, ne se distingue guère de celle des pays occidentaux.

Chacun critique la politique de l’autre avec des arguments qui, sur le fond ne sont pas si différents, ce qui parait logique puisque la politique chinoise en Afrique [...] ne se distingue guère de celle des pays occidentaux

L’Afrique est essentielle pour Pékin car elle lui permet d’accompagner son expansion économique en lui fournissant une part importante des produits miniers et du pétrole indispensables à son activité industrielle. Mais l’Afrique lui permet aussi de diversifier ses sources d’approvisionnement, et d’éviter ainsi de dépendre exclusivement des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient, considérés comme des alliés stratégiques des États-Unis. Les fortes tensions commerciales entre les deux pays justifient les précautions des stratèges chinois.

Aujourd’hui deuxième économie du monde, la Chine est également devenue la première puissance économique en Afrique pour les volumes des échanges commerciaux, basés sur les importations de matières premières et les exportations de produits manufacturés. En 2017 les volumes s’élevaient à 170 milliards de dollars, contre 48 milliards pour la France.


...Qui ressemble à une relation Nord-Sud

La Chine se fournit en pétrole au Nigeria et en Angola ; les produits miniers comme le fer, le manganèse, le cobalt, le cuivre... proviennent de Zambie, d’Afrique du Sud, de la RDC et du Congo-Brazzaville.

En parallèle de ces importations, la Chine exporte massivement ses produits manufacturés, souvent meilleur marché que ceux des pays occidentaux, même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.

Si les clientèle africaine et chinoise ont, en termes de pouvoir d’achat, de fortes similitudes permettant l’écoulement des produits, l’Afrique joue en outre, selon les experts marketing, le rôle de zone de test des produits, et sert de rampe de lancement pour conquérir les marchés occidentaux, ce qui a été le cas par exemple pour les téléphones portables de la marque Huwei.

Les échanges économiques de la Chine et de l’Afrique restent fondamentalement fondés sur la division internationale du travail, [...] le continent africain reste confiné dans son seul rôle de fournisseur de matières premières

On le voit, les échanges économiques de la Chine et de l’Afrique restent fondamentalement fondés sur la division internationale du travail, au sein de laquelle le continent africain reste confiné dans son seul rôle de fournisseur de matières premières, l’obligeant à importer l’essentiel des biens manu facturés. C’est cette héritage d’un passé colonial que la Chine, mais elle n’est pas la seule, ne fait que conforter.


Que cent illusions s’épanouissent

Certes, les discours officiels parlent bien de transfert de compétences et d’industrialisation mais, dans les faits, peu de choses se passent. Les quelques entreprises manufacturières, notamment en Éthiopie, largement mises en avant comme les prémices du développement économique de l’Afrique, jouent plus un rôle d’appât.

En effet, Pékin fait miroiter aux gouvernements africains qu’ils pourraient bénéficier des délocalisations de certaines entreprises chinoises, et certains y croient, comme le dictateur togolais Faure Gnassingbé : « Nous savons qu’il y a des dizaines de millions d’emplois en Chine qui sont prêts à être délocalisés. Donc toutes les entreprises en Chine qui sont prêtes à être délocalisées sont toujours les bienvenues [2]. »

Mais il est peu probable que ce phénomène prenne forme, pour des raisons de coût et de productivité : « Confrontées aux hausses de salaires, les entreprises implantées en Chine peuvent automatiser leurs lignes de production (ce que fait le sous-traitant Foxcon) et celles qui envisagent de quitter les zones côtières ont l’embarras du choix : l’ouest de la Chine, l’Asie du Sud-Est, le Bangladesh et l’Inde sont autant de destinations envisageables. Une comparaison réalisée par la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
montre qu’à l’exception de l’Éthiopie, les pays africains ont une productivité inférieure à la Chine et au Vietnam dans des productions à haute intensité de main-d’œuvre. Une évaluation des coûts unitaires de travail conclut qu’ils sont plus élevés en Afrique qu’en Indonésie, au Bangladesh et au Vietnam [3]. »

D’autant que les entreprises chinoises sont loin d’être un exemple dans la préservation de l’environnement ou du respect de la législation. Régulièrement, des témoignages font état de violation des lois, et certaines entre prises sont impliquées dans la contrebande à l’échelle industrielle notamment pour les grumes. Les entreprises chinoises peuvent rivaliser aisément avec les multinationales occidentales Shell, Areva et autre Trafigura qui, en quelques années, ont réussi à transformer des régions entières en poubelle industrielle.


Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
Made in China

La Chine ne cesse de vanter son apport dans la mise en place des infrastructures des pays africains. Ces infrastructures sont surtout l’occasion pour les élites africaines de s’enrichir et ne correspondent pas forcement aux besoins économiques et sociaux des populations, notamment quand il s’agit de construire stades, centres de conférences ou palais présidentiels comme au Burundi, en Mauritanie, au Sou dan ou au Mozambique. Mais surtout, ces investissements alourdissent considérablement les dettes des pays africains. En effet, dans la plupart des cas, ils sont garantis par les actifs Actif
Actifs
En général, le terme « actif » fait référence à un bien qui possède une valeur réalisable, ou qui peut générer des revenus. Dans le cas contraire, on parle de « passif », c’est-à-dire la partie du bilan composé des ressources dont dispose une entreprise (les capitaux propres apportés par les associés, les provisions pour risques et charges ainsi que les dettes).
du pays, qui peuvent être les mines, les ports, les productions minières ou des concessions pétrolifères. Les récentes chutes des cours des matières premières font donc monter mécaniquement le poids de la dette des pays africains.

Résultat : « Le Fonds monétaire international FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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(FMI) juge que cinq États d’Afrique sub-saharienne sont surendettés et que neuf autres pourraient bientôt les rejoindre. La dette du Kenya a récemment passé la barre des 5 trillions de shillings [43 milliards d’euros] et 72 % de cette somme est due à la Chine. Ce printemps, Moody’s a dégradé la note du Kenya. La situation est critique aussi à Djibouti. Sa dette équivaut à 84 % de son PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
et Pékin en détient 82 %. La Zambie et le Congo-Brazzaville ont pour leur part contracté des emprunts opaques auprès d’entreprises chinoises dont le mon tant n’a pas été dévoilé. [...]

La dette de l’Angola envers la Chine atteint 25 milliards de dollars. Les ressources pétrolières du pays servent de caution. [...] En 2008, La Chine a concédé un prêt de 6 milliards de dollars US à la République démocratique du Congo, obtenant en échange le droit d’exploiter plusieurs mines de cuivre et de cobalt. En Guinée, Pékin a fourni une ligne de crédit de 20 milliards de dollars au gouvernement, ce qui lui a permis d’obtenir des concessions d’aluminium [4]. »

In fine, ce sont les populations qui en subissent les conséquences, en se voyant imposer des politiques de restriction budgétaire tandis que Pékin fait main basse sur les richesses des pays.


Présence militaire

Si dans le discours officiel chinois la présence économique est liée au projet majeur « Une ceinture, une route », permettant à la Chine de « marquer son engagement dans la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
sans frontières » [5], la place de l’Afrique dans ce dispositif est essentielle ment portuaire et notamment concentrée sur la côte Est, d’où l’importance du rôle de Djibouti.

Occupant une position clé dans le détroit de Bab-el-Mandeb, véritable carrefour entre l’océan Indien, la mer Rouge, le Moyen-Orient et l’Afrique, Djibouti fait de sa position stratégique un véritable commerce. Ce petit État abrite désormais cinq bases militaires : la plus ancienne est la base française, qui accueille en son sein des troupes espagnoles et allemandes ; l’Italie, le Japon et les USA en possèdent chacun une, et la dernière en date est celle de la Chine, qui peut abriter près de 10 000 hommes. Cette base, présentée par la Chine comme sa contribution à la lutte contre la piraterie qui sévissait aux abords des côtes somaliennes, remplit un rôle primordial de sécurisation d’une des routes maritimes les plus importantes pour l’économie chinoise. Une route qui devrait prendre encore plus d’importance dans le futur.

La politique militaire de la Chine en Afrique ne se résume pas à Djibouti, comme en témoigne le premier « forum Chine-Afrique sur la défense et la sécurité » qui vise, selon le porte-parole du ministère de la défense Ren Guoqiang, à « promouvoir l’édification de la communauté de destin pour la Chine et l’Afrique et de répondre aux besoins des nouvelles situations de sécurité de l’Afrique et de la coopération de défense sino-africaine. » 6 Pékin est déjà le second contributeur, après les USA, pour les opérations de « maintien de la paix », une contribution essentiellement financière même si, récemment, la Chine a mis en place un régiment de 8000 hommes capable d’intervenir rapidement sous l’égide onusienne.

L’histoire de la Chine, qui n’a pas eu un passé coupable d’esclavagisme et de colonialisme [...] rendent le discours des officiels chinois attirant. Mais la Chine est devenue une puissance impérialiste de premier plan

Parler du domaine militaire, c’est aussi parler des vente d’armes et, dans ce secteur, la politique chinoise reste aussi nocive que celle des puissances occidentales. En effet, l’empire du milieu n’hésite pas à vendre ses armes, notamment les armes légères (celles qui font le plus de victimes), à tous les gouvernements qui en font la demande, inondant ainsi l’Afrique de fusils d’assaut bon marché qui ne font que prolonger les guerres, et les rendre bien plus coûteuses en vies humaines.

Les politiques des puissances occidentales, comme celles de la Chine ou d’autres pays émergents Pays émergents Les pays émergents désignent la vingtaine de pays en développement ayant accès aux marchés financiers et parmi lesquels se trouvent les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Ils se caractérisent par un « accroissement significatif de leur revenu par habitant et, de ce fait, leur part dans le revenu mondial est en forte progression ». tels que l’Inde, ne se différencient pas fondamentalement les unes des autres. L’histoire de la Chine, qui n’a pas eu un passé coupable d’esclavagisme et de colonialisme, et le fait qu’elle partage avec l’Afrique des vicissitudes des pays pauvres, rendent le discours des officiels chinois attirant. Mais la Chine est devenue une puissance impérialiste de premier plan et, désormais, ce que les dirigeants chinois ont le plus en commun avec la plupart des dirigeants africains, c’est une gouvernance autoritaire et corrompue, l’exploitation et l’oppression des populations et la destruction de l’environnement.



Source : ESSF

Paru dans l’Anticapitaliste La Revue, n°101, Octobre 2018.

Notes

[1Zhong Fei, « La coopération Chine-Afrique va écrire une nouvelle page d’histoire », 28 août 2018, en ligne sur https://www.guineenews.org/la-cooperation-chine-afrique-va-ecrire-une-nouvelle-page-dhistoire/

[2« Interview du Président Faure Gnassingbé : « Ce qui est la base de la relation entre l’Afrique et la Chine, c’est la concertation... » », 27 août 2018, en ligne sur http://afreepress.info/index.php/nouvelles/societe/item/4275-interview-du-president-faure-gnassingbe-ce-qui-est-la-base-de-la-relation-entre-l-afrique-et-la-chine-c-est-la-concertation

[3Jean-Raphaël Chaponnière, « L’empreinte chinoise en Afrique », Revue d’économie financière n°116, 2014/4, en ligne sur https://www.aef.asso.fr/publications/revue-d-economie-financiere/116-la-finance-africaine-en-mutation/259-l- empreinte-chinoise-en-afrique

[4Julie Zaugg, « Comment la Chine alimente la dette africaine », le Temps, 25 juillet 2018, en ligne sur https://www.letemps.ch/economie/chine-alimente-dette-africaine

[5Bernadette Arnaud, « Chine : la Ceinture et la Route, un projet mondial qui a un train d’avance », Sciences et Avenir, 13 mai 2017, en ligne sur https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/patrimoine/chine-la-ceinture-et-la-route-un-projet- mondial-qui-a-un-train-d-avance_112903

Paul Martial

est animateur d’Afriques en Lutte, membre de la QI en France.

Traduction(s)