Chronique d’une Grèce qui résiste

1er juillet 2015 par Emilie Paumard


Parce qu’il n’est pas facile de s’y retrouver dans le flot d’informations qui circulent sur ce feuilleton grec aux mille et un rebondissements, voici une tentative de résumé d’une semaine qui nous a fait passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et qui s’est conclue sur la note de l’espoir. La décision d’Alexis Tsipras de convoquer un référendum sur la question de l’accord avec les créanciers de la Grèce ne peut être que soutenu par tous les mouvements sociaux qui se battent pour plus de justice sociale et de démocratie.

Lundi 22 juin : la gueule de bois

Certains débuts de semaine sont difficiles. Ce lundi 22 juin l’était pour toutes les personnes qui, depuis janvier au moins, mettent de l’espoir dans l’expérience grecque. Des déclarations du Premier ministre Alexis Tsipras sur la « responsabilité criminelle du FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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 », à celles du ministre des Finances Varoufakis sur la priorité qui sera donnée aux salaires et pensions plutôt qu’aux créances Créances Créances : Somme d’argent qu’une personne (le créancier) a le droit d’exiger d’une autre personne (le débiteur). , à la non-conclusion d’un accord lors de l’Eurogroupe du 18 juin, en passant par la demande de 49 député.e.s de Syriza d’un débat parlementaire sur le rapport de la Commission d’audit [1], de nombreux éléments donnaient à croire en une non-capitulation du gouvernement grec.
Aussi lorsqu’on apprend que, suite à des négociations au sein de son gouvernement, Tsipras arrive avec une nouvelle proposition sur la table on s’interroge. Et le questionnement cède vite le pas à l’inquiétude lorsque l’on découvre comment ce nouveau projet est accueilli par les « dieux marchés » [2] et par leurs dévoués serviteurs, nos dirigeant.e.s politiques. À la vue des encouragements qui se succèdent de la part des responsables des Institutions, qualifiant la proposition de « bonnes bases » et de « pas en avant », il ne fait plus aucun doute que les craintes sont légitimes.

Mardi 23 juin : Constats amers et réactions à chaud

Le lendemain matin, à la lecture du détail de cette proposition révélée par le quotidien Grec Kathimerini [3], cette crainte se vérifie. S’il ne restait déjà malheureusement plus grand-chose des fameuses « lignes rouges » [4] fixées par Syriza, les voilà à peu près toutes franchies et bien piétinées. Le gouvernement s’engage ainsi à poursuivre l’austérité via un plan d’économie de 8 milliards d’euros étalé sur 2 ans. S’ajoute donc à la liste des concessions déjà faites par le gouvernement, l’augmentation de la TVA [5], le remplacement du supplément de pension pour les plus pauvres, la suppression de la prépension d’ici à 2025, et la poursuite des privatisations. L’équipe de négociation peut s’échiner à mettre en avant leurs propositions d’augmentation de l’impôt sur les entreprises et d’un impôt exceptionnel sur les profits des entreprises supérieures à 500 000 euros par an [6], ce que le peuple grec retient c’est que la promesse d’en finir avec l’austérité n’est pas tenue !

Et les réactions ne se font d’ailleurs pas attendre, à commencer par celles de la rue. Autant pour critiquer la trahison du gouvernement que pour le soutenir dans ce bras de fer qui, jusqu’à maintenant, s’est exercé « à froid », sans réelle pression de la population.

Évidemment ce sentiment ne se limite pas aux citoyen.ne.s mais traverse toute la scène politique grecque et en particulier le premier parti du pays, Syriza. Car si cette coalition de gauche a été largement plébiscitée lors des dernières élections et qu’elle dispose encore, quatre mois après son arrivée au pouvoir, d’un soutien très large dans la population, il n’en reste pas moins qu’elle se compose d’une myriade de tendances dont l’union ne tient qu’à un accord politique fragile. Ainsi, on se rappelle qu’à la dernière réunion du Comité central du parti à la fin du mois de mai, la « plateforme de gauche », l’aile la plus radicale de Syriza, n’a pas été loin de faire adopter une motion [7] qui proposait la suspension du paiement de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, la nationalisation du secteur bancaire et l’arrêt des négociations en cas de poursuite du chantage des Institutions.

Conscients qu’un éventuel accord avec celles-ci doit être soumis à l’approbation du Parlement, les tenants de la ligne gouvernementale n’hésitent pas à mettre la pression sur d’éventuels réfractaires, à l’image de Dimitris Papadimoulis, élu Syriza au parlement européen : « Je ne crois pas que des parlementaires Syriza influents voudront prendre la responsabilité de faire tomber un gouvernement en place depuis cinq mois et un Premier ministre qui bénéficie d’un soutien populaire d’environ 70%. » [8]. Cela n’a pas empêché une série de député.e.s Syriza d’affirmer d’ores et déjà leur refus d’adopter un tel accord, à commencer par Alexis Mitropoulos, député Syriza et vice-président de la Vouli : « le Premier ministre doit d’abord informer notre peuple des raisons pour lesquelles nous avons échoué dans ces négociations et abouti à ce résultat. Je crois que (ces projets) ne sont pas conformes aux principes de la gauche. Ce carnage social, (...) on ne peut pas l’accepter. » [9] Bien conscient de l’importance du mandat qui a été confié aux élu.e.s de la majorité, Costas Lapavitsas confiait également au quotidien allemand Die Zeit [10] : « comment pourrons-nous retourner dans nos circonscriptions et l’expliquer à nos électeurs si nous signons un tel accord ? ».

Mais la bataille contre un tel accord ne pourra pas uniquement venir des frondeurs de Syriza, et cela beaucoup l’ont déjà compris. Aussi, dès le début de soirée Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza lance un Appel à tou-te-s les ami-e-s du peuple grec qui invite à la mobilisation : « Il est évident que le gouvernement ne doit pas céder. C’est indispensable mais ça n’est pas suffisant. Il faut aller de l’avant. Il faut retrouver un élan. Et cet élan ne peut venir que si la mobilisation populaire s’y met également. Il faut que la population s’empare de ce qui est en train de se passer, mette en avant ses demandes, et fasse comprendre que la Troïka Troïka Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne qui, ensemble, imposent au travers des prêts des mesures d’austérité aux pays en difficulté. , a en face d’elle non pas simplement un gouvernement mais un peuple qui sait mener des batailles. [11] »

Aux antipodes de cette invitation à la résistance, les partis de l’opposition accueillent ce potentiel accord avec bienveillance. Du Pasok à Nouvelle Démocratie en passant par le nouveau parti de centre-droit Potami, tous affirment qu’ils sont prêts à voter pour ce qu’ils considèrent comme l’unique voie à suivre. Mais au-delà de la conviction politique c’est bien l’opportunisme qu’il faut lire dans cette position, car ces différents partis espèrent bien retrouver les manettes du pouvoir dans cette opération. En effet, si l’accord était rejeté par l’aile gauche de Syriza mais aussi par les députés d’Anel, comme leurs déclarations laissent à penser, on assisterait à une reconfiguration de la majorité qui pourrait bien devoir compter avec ces partis autrefois combattus.

Mercredi 24 juin : pourquoi se contenter d’une victoire quand on peut obtenir l’humiliation ?

On aurait pu imaginer que les créanciers, rassasiés par leurs victoires successives sur le gouvernement grec, se seraient « contentés » de profiter de la fin de semaine pour peaufiner les détails et procédures entourant le fameux accord. C’est sans compter l’enjeu majeur que représente la Grèce pour les gouvernements européens et les dirigeants de la Troïka au service des propriétaires des plus grandes banques privées. Il ne s’agit pas seulement de poursuivre dans la voie de l’austérité, mais bien de traîner dans la boue, celles et ceux qui osent croire qu’il y a une alternative à cette Europe néolibérale.

Aussi, on apprend ce mercredi 24 juin que le FMI, après avoir corrigé au stylo rouge [12] les propositions grecques qui touchent encore trop aux riches à son goût [13], a renvoyé la copie à l’expéditeur avec la mention recalé. Le motif officiel du rejet : les mesures sont trop axées sur les hausses d’impôts et pas assez sur des baisses de dépenses ! Le peuple grec a voté contre la saignée, qu’à cela ne tienne, ouvrons-lui un peu plus les veines semble nous dire Mme Lagarde.

Dans la foulée, le gouvernement grec annonce son désaccord avec la copie revue et corrigée. Le bras de fer est donc relancé : rendez-vous jeudi et vendredi à Bruxelles au sein de l’Eurogroupe pour la énième tentative d’un compromis.

Vendredi 26 juin : les jeux sont-ils faits ?

Mais ce vendredi 26 juin, les médias annoncent que le Sommet européen de la veille n’est pas parvenu à un accord et que les grands trésoriers de l’Europe sont de nouveau convoqués ce samedi 27 juin pour une réunion jugée « cruciale ». Dans la perspective de ce nouveau rendez-vous la Grèce remet un nouveau projet (oui, encore un) à ces créanciers [14].

Alors que le sort de la Grèce se joue à peu de choses, la fuite de cette conversation entre Alexis Tsipras et Donald Tusk, président du conseil européen, résume assez bien la teneur de l’enjeu et l’état d’esprit des différents protagonistes à la veille de cette nouvelle rencontre. L’homme politique polonais affirmant au Premier ministre grec en marge du Sommet, que « la partie est finie » (the game is over) s’est vu répliqué par ce dernier « Il y a actuellement en Grèce 1,5 million de chômeurs, 3 millions de pauvres et des milliers de familles qui vivent sans revenus, et dépendent de la pension de leur grands-parents. Ce n’est pas un jeu ! Il ne faut pas sous-estimer le point qu’une nation peut atteindre lorsqu’elle est humiliée » [15].

Samedi 27 juin : de la gueule de bois au referendum

Et dans la nuit de vendredi à samedi Tsipras prouve en acte qu’il est bien décidé à donner à son peuple les moyens de retrouver sa dignité. Dans une allocution sur la télévision publique ERT [16], il déclare la tenue d’un referendum le 5 juillet sur les exigences des créanciers : « Oui ou non acceptez-vous la proposition d’accord formulée par les institutions ? » Chacun tire très rapidement ses propres conclusions à une telle question, à l’image du ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble : « La Grèce a mis fin aux discussions de manière unilatérale ». Il n’est heureusement pas le seul à réagir. Quelques heures seulement après le discours du Premier ministre grec, de nombreuses vagues de solidarité se lèvent aux quatre coins de l’Europe pour soutenir le « NON » face aux créanciers et à leurs conditions favorisant le capital, à n’importe quel prix. Le peuple reste souverain, et ce n’est en effet pas à ces technocrates de leur dicter leur avenir. L’enjeu est clair pour tout le monde : ce referendum est de portée européenne, ce sont tous les citoyen.ne.s victimes de l’austérité aujourd’hui, bien au-delà des frontières grecques, qui se sentent concerné.e.s.

Mais tandis que le référendum est sur toutes les lèvres une série de questions restent en suspens : est-ce que les Institutions vont accepter de prolonger le programme d’assistance à la Grèce jusqu’à la tenue du référendum, afin que celui-ci se déroule dans des conditions sereines ? Les créanciers vont-ils comme en 2011 mettre une pression telle, que la légitime initiative de référendum sera retirée ?

Effectivement, la fin de journée nous montre à quel point les dirigeants européens sont fâchés avec la démocratie. Après plusieurs heures de réunion, les ministres des finances européens réunis à Bruxelles demandent à leur homologue grec de se retirer et signent un communiqué de presse cinglant sans Yannis Varoufakis. Ils y annoncent notamment qu’aucun délai ne sera accordé à la Grèce au-delà du 30 juin. Quant au commentaire de monsieur M. Dijsselbloem qui accompagne cette déclaration, il témoigne à quel point les ministres européens n’endossent plus aujourd’hui que le costume de créanciers : « si le gouvernement grec n’est pas prêt à accepter (les propositions qui lui sont faites) alors il y a un problème de crédibilité », a-t-il expliqué, oubliant que les peuples ne sont pas des marchés boursiers.

Dimanche 29 juin : Des créanciers intransigeants encore et toujours...

À l’annonce de l’Eurogroupe, qui ferme clairement la porte au débat démocratique, s’ajoute la décision de la BCE BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
réunie en urgence en ce début d’après-midi du 29 juin. Certes la BCE choisit de ne pas utiliser « l’arme nucléaire » que représente la fermeture totale du robinet à liquidités Liquidité
Liquidités
Capitaux dont une économie ou une entreprise peut disposer à un instant T. Un manque de liquidités peut conduire une entreprise à la liquidation et une économie à la récession.
. Il n’en reste pas moins qu’en refusant d’augmenter le plafond des fonds de liquidités d’urgence : « l’institution monétaire ne pouvait pas ignorer qu’elle asphyxie tout le système bancaire grec » [17] nous explique Martine Orange, journaliste et observatrice de la politique monétaire européenne.

Face à cette situation le Premier ministre grec prend ses responsabilités et annonce en début de soirée que les choix de l’Eurogroupe et de la BCE ont contraint la banque de Grèce et le gouvernement à fermer les banques et à mettre en place le contrôle des capitaux. On apprend donc qu’afin d’éviter la panique bancaire incitée par les créanciers, la Bourse Bourse La Bourse est l’endroit où sont émises les obligations et les actions. Une obligation est un titre d’emprunt (l’émetteur la vend à l’acheteur qui doit la rembourser à un taux et une échéance déterminés) et une action est un titre de propriété d’une entreprise. Les actions et les obligations peuvent être revendues et rachetées à souhait sur le marché secondaire de la Bourse (le marché primaire est l’endroit où les nouveaux titres sont émis pour la première fois). d’Athènes sera fermée au moins le lundi 29 juin, les banques seront fermées et les retraits limités à 60 euros par jour au moins jusqu’au référendum. La population grecque prend donc ses précautions et se rend aux guichets pour prendre les devants et se fournir en cash avant la mise en place de la limitation. Point de scène de panique mais une inquiétude légitime, à l’image de cette femme employée dans une entreprise de camion allemande : « durant la semaine la réaction des gens vis-à-vis des retraits me semblait exagérée. Mais au vu de cette nouvelle annonce il faut bien qu’on retire l’argent nécessaire pour passer la semaine ».

Lundi 29 juin : en route pour la bataille démocratique !

Ce début de semaine annonce la couleur, la bagarre est ouverte !

Une bataille médiatique tout d’abord. Comme on pouvait s’y attendre, les grands organes de presse européens ont choisi leur camp et la recette éculée est de nouveau de mise : une bonne dose de gros titres effrayants, une quantité non négligeable d’adjectifs qui décrédibilisent le gouvernement Tsipras, un zeste de qualificatifs insultants à l’égard du peuple grec [18].

Par ailleurs, le camp des créanciers ne ménage pas ses efforts pour déplacer l’objet du débat. Michel Sapin, Matteo Renzi, Angela Merkel et bien d’autres acceptent certes, à contrecœurs, le choix du référendum, mais ils souhaitent en changer les termes : « Le référendum grec ne sera pas un derby Commission européenne contre Tsipras, mais euro contre drachme. C’est ça, le choix » affirme ainsi le Premier ministre italien. Yannis Varoufakis n’a pas tardé à répliquer à ces tentatives de vol du débat : « Nous prenons conseil et examinerons certainement l’éventualité d’une injonction devant la Cour de justice de l’Union européenne. Les traités européens ne prévoient pas de sortie de l’euro et nous ne l’acceptons pas. Notre appartenance (à la zone) n’est pas négociable », a-t-il affirmé au Daily Telegraph. Le message est donc très clair, le « non » au référendum ne s’apparente pas à un « oui » à la sortie de l’union européenne. Le gouvernement grec entend respecter son mandat : en finir avec l’austérité. Si cela semble inconcevable pour les autorités européennes, à elles de trouver le moyen, s’il existe, d’éjecter la Grèce.

Face à cette pluie d’attaques, les mouvements sociaux sont bien décidés à mettre toute l’énergie nécessaire pour mener campagne et déconstruire un maximum d’idées reçues distillées depuis maintenant plus de cinq ans dans tous les grands médias et toutes les bouches de nos prétendu.e.s représentant.e.s. Partout en Europe et dans le monde, les initiatives se multiplient pour soutenir le peuple grec. Parmi elles et sans chercher l’exhaustivité, « l’appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique » [19] qui réunit près de 20 000 signatures, l’appel à briser les chaines de la dette grecque [20] via l’organisation « d’une conférence européenne pour fixer une annulation de la dette pour la Grèce et pour les autres pays où cela est nécessaire, sur la base d’audits de la dette » ou encore l’appel lancé à un maximum de forces européennes à soutenir le peuple grec dans son combat pour la démocratie par toute forme d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
ce vendredi .
Le peuple Grec, quant à lui, a pris les rues d’assaut dès ce lundi. Entre Thessalonique et Athènes, ils étaient près de 25 000 à affirmer leur refus de se voir coloniser par les créanciers et leur détermination à glisser un bulletin « OXI » dans les urnes ce dimanche.
On savait que la semaine écoulée serait intense et on l’annonçait décisive, mais le respect de la démocratie nous a fait mentir, et tant mieux ! Gageons que celle à venir soit l’occasion pour les peuples d’Europe d’étendre leur palette linguistique : OXI, NEIN, NO, NON, NEJ, NEE, NIE !



Notes

[1Rapport qui conclut à l’aspect illégal, illégitime, odieux et insoutenable de la dette publique grecque. Voir : http://cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la

[2+ 7% à Athènes, + 2,70 % à Paris, +2,65% à Berlin, etc.

[5Notamment le passage de la TVA de 13% à 23% pour les services.

[6La proposition est d’augmenter l’impôt sur les sociétés de 26% à 29% et de mettre en place un impôt exceptionnel de 12% sur les entreprises ayant réalisées un profit supérieur à 500 000 euros.

[7La motion avait obtenu 75 votes pour et 95 votes contre. Pour voir la motion en français : https://www.ensemble-fdg.org/content/au-comite-central-de-syriza-la-plate-forme-de-gauche

[13Pour le détail de la correction de la copie voir : http://www.humanite.fr/les-creanciers-disent-tsipras-pas-touche-aux-riches-578062