10 octobre

Liège, Belgique

Ciné-Débat : « Le souffle volé » - Discipliner les multinationales

Le mercredi 10 octobre 2018 à partir de 20h aux Grignoux (Cinéma et brasserie Sauvenière) - 12, Place Xavier Neujean, 4000 Liège

Des vies dévastées, en Belgique mais aussi en Inde, par l’amiante et l’appât du gain.

Le film « Ademloos : Le souffle volé » de Daniel Lambo montre une réalité cruelle et pose une grande question sur notre capacité à réguler la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
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Une coalition d’organisations vous invite à un ciné-débat pour mieux comprendre l’étendue du problème et y apporter ensemble des solutions efficaces.

Des vies dévastées, en Belgique mais aussi en Inde, par l’amiante et l’appât du gain.


SYNOPSIS

Après la mort de son père et de nombreuses autres personnes dans son village en Flandre, le réalisateur Daniel Lambo entame une quête passionnante pour découvrir la vérité sur la dangereuse industrie de l’amiante. Ses recherches l’emmène dans la plus grande décharge à ciel ouvert d’amiante en Inde et révèle une industrie sans compassion, qui met en danger, aujourd’hui encore et sur toute la planète, les vies des travailleurs et des citoyens. Malheureusement, plusieurs obstacles rendent aujourd’hui la recherche de la justice difficile, voire impossible pour les personnes affectées.
+ d’infos : http://www.breathless.film/

Ce film soulève plusieurs points qu’il nous semble intéressant de questionner : la nécessité d’en finir avec l’impunité des firmes transnationales et de faire primer les droits humains sur les profits. C’est à cette tâche immense que s’attèle le traité en préparation à l’ONU depuis 3 ans, dont la 4e session de négociations s’ouvre à Genève le 15 octobre 2018.

Après le visionnage du film, nous vous proposons donc de rester un moment pour partager vos réflexions et questionnements.

Après le film une rencontre aura lieu avec :
➡Daniel Lambo, réalisateur du film
➡Quentin Noirfalisse, Journaliste à Médor et co-producteur du film
➡Agathe Smyth, Chargée de plaidoyer, Justice et Paix et représentante de le coalition des ONG actives sur le Traité Contraignant.

Prix d’entrée : 5,7 € préinscription : https://bit.ly/2xjp9x5, 7 € si pas inscrit (paiement sur place)

Cette soirée est organisée par une coalition d’organisations : CNCD-11.11.11, Fian Belgium Fian, Entraide et Fraternité, Solidarité Mondiale, CADTM Belgique dans le cadre de leur semaine d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
pour un Traité qui mettra fin aux abus de droits humains en collaboration avec les Grignoux.

Des projections sont organisées dans d’autres villes :
Le 8 octobre à Bruxelles : https://www.facebook.com/events/1890001697720997/


Source : Fian Belgique

À venir