Communiqué de presse du CADTM international

Toutes et tous à Dakar pour réussir le Forum Social Africain

Pour une Afrique libérée de l’impérialisme et la dette

13 octobre 2014 par CADTM International


Du 15 au 19 octobre 2014 se tiendra la 7e édition du Forum Social Africain (FSA) à Dakar au Sénégal. « Crises, guerres et interventions militaires extérieures pour le contrôle des ressources : quelles réponses des mouvements sociaux africains ? » est le thème central de cette édition. Il résume les grandes préoccupations des peuples africains face aux crises actuelles et à la prédation dont fait toujours face le continent.

Rabat, le 13 octobre 2014

Le Comité pour l’annulation de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
tiers monde (CADTM) répondra présent et participera à cette manifestation altermondialiste. Plusieurs militant-e-s du CADTM international venu-e-s du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la RDC, du Niger, du Maroc et d’Europe (Belgique et la France) prendront part aux travaux du FSA. Les organisations sénégalaises membres du réseau CADTM joueront également un rôle important.

Ce Forum se tient dans un contexte où le capitalisme mondialisé en crise accélère son assaut sur le continent. Le pillage des ressources naturelles, méticuleusement mis en place à travers le « système dette » nuit gravement aux peuples africains et à l’environnement. Ce pillage, qui ne profite qu’à une minorité dont les multinationales, est orchestré par les Institutions financières internationales (FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
), européennes (Commission européenne, Banque européenne d’investissement) et africaines (Banque africaine de développement). Pour le système néolibéral et ses maîtres, l’Afrique n’est qu’un marché de plus d’un milliard de consommateurs.

Les dirigeant-e-s du Nord comme du Sud sont largement complices de cette situation. Dans ce contexte les mouvements sociaux se doivent de proposer des alternatives radicales visant la satisfaction des droits humains fondamentaux. Les militant-e-s du CADTM présent-e-s au FSA aborderont ces questions à travers les activités suivantes :
 
* Dettes illégitimes dans les pays du Sud
* Les APE (Accords de Partenariat Economique)
* Conférence « Thomas Sankara » sur la dette
* L’Afrique dans l’économie globale
* Le pillage des ressources naturelles : scandales humain, politique et écologique.
 
Les activités et analyses du CADTM visent à démontrer que des alternatives existent. La souveraineté alimentaire, l’abolition sans condition de la dette et la reprise du contrôle des ressources naturelles par les peuples africains sont des initiatives à mettre en avant pour une souveraineté des peuples, pour une autre Afrique qui soit enfin libre, plus juste et plus solidaire.

Contacts :

Pour le Secrétariat international du CADTM :
Pauline Imbach (pauline chez cadtm.org) ; attac.cadtm.maroc chez gmail.com
Pour le CADTM Afrique :
secretariatcadtmafrique chez gmail.com



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