23 juin

Bruxelles, Belgique

Conférence gesticulée : « Chroniques d’une ex-banquière »

Les 22, 23 et 24 juin, le Théâtre National sera occupé par des manifestants qui s’appellent des conférenciers gesticulants. Leurs revendications sont multiples, mais ils semblent vouloir nous dire qu’un autre monde est possible, et même nécessaire. Laissons-les rêver…

Entrée gratuite ; réservation conseillée : 02/203.53.03 ou location@theatrenational.be Adresse des festivités : Théâtre National - Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 – 1000 Bruxelles

Le vendredi 23 juin de 19h15 à 20h45 au Théâtre National : « Chroniques d’une ex-banquière » par Aline Fares (CADTM Belgique)

« La finance et les banques, c’est complexe, très complexe - une affaire d’experts. Alors circulez, et laissez ces messieurs faire leur travail. »
Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas - et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ? Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas. N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

Fbk : https://www.facebook.com/events/687...


Programme complet :


Conférences gesticulées : Grande générale
Les 22, 23, 24 juin 2017 au Théâtre National

Les 22, 23 et 24 juin, le Théâtre National sera occupé par des manifestants qui s’appellent des conférenciers gesticulants. Leurs revendications sont multiples, mais ils semblent vouloir nous dire qu’un autre monde est possible, et même nécessaire. Laissons-les rêver…

Comment en sommes-nous arrivés là ? De mars à juin 2017, le Théâtre National a accueilli le collectif La Volte pour une formation à la conférence gesticulée : un outil d’éducation populaire visant la transformation sociale et le développement de l’esprit critique. C’est l’expérience personnelle qui devient politique, un mélange théâtralisé de savoirs froids (recherches) et de savoirs chauds (vécu).

14 personnes ont traversé ce processus de création original pour partager leurs expériences et recherches sur le rôle de la prison, le burnout, la transmission, le service public, la culture du viol, le monde de la recherche, liberté d’expression et fascisme ordinaire, alternatives au système ou système alternatif ?, les choix, l’image de la femme dans les jeux de société, L’école, les réalités qui nous entourent, les chroniques d’une banquière en colère…

Venez découvrir une conférence gesticulée, deux, six, ou douze… Sensations fortes garanties Garanties Acte procurant à un créancier une sûreté en complément de l’engagement du débiteur. On distingue les garanties réelles (droit de rétention, nantissement, gage, hypothèque, privilège) et les garanties personnelles (cautionnement, aval, lettre d’intention, garantie autonome). .

Entrée gratuite ; réservation conseillée : 02/203.53.03 ou location@theatrenational.be
Adresse des festivités : Théâtre National - Boulevard Emile Jacqmain, 111-115 – 1000 Bruxelles

Programme
- Jeudi 22 juin

15h00-16h15 : « Aux suivants » par Jacques Dehaese

Est-ce à mon tour de passer pour un vieux con qui ne saurait agiter que du vent pour transmettre aux jeunes que... Quoi ? Ou alors : Qui ? Avec qui ? Comment ? Pour quel résultat ?
Et si nous nous retrouvions après mes gesticulations pour un échange entre générations ?

16h45-18h00 : « Le travail, quel choix ? » par Olivier Vermeulen

Crise écologique, crise sociale... les deux faces d’une même pièce ? Et si cette pièce sans fin nous offrait l’opportunité de nous retrousser les manches et d’éprouver la joie de « travailler » ensemble pour un monde nouveau ? Mission impossible ? Ou radicale ? Entre rire et pleurer, la conférence nous invite à l’imaginer !

19h15-20h45 : « Le choix, quel travail ? » par Thomas Prédour

Études, amour, travail, politique, loisirs, religion,... À chaque instant de notre vie, nous posons des choix. Que disent-ils de nous ? Sont-ils libres ou pas ? Pouvons-nous avoir prise sur eux ? Cette conférence gesticulée fera aussi quelques détours par le funambulisme, le Québec, une scène de théâtre,...

21h15-22h30 : « La recherche, c’est nos oignons ! » par Barbara Van Dyck

Pourquoi les histoires fabriquées dans les universités sont-elles plus vraies que celles qu’on fabrique dans les champs ? Depuis quand les chercheurs en savent-ils plus sur l’agriculture que les paysannes ? Comment éviter que la science moderne contribue à détruire nos savoirs et nos enfants ? Quelle place pour l’université dans un futur avec avenir ?
Une promenade errante dans un champ en recherche.

- Vendredi 23 juin

15h00-16h15 : « L’École ne m’épanouit pas, c’est inouï… » par Jérémy Van Houtte

Il parait que j’avais toutes les capacités pour réussir, mais je ne me forçais pas assez.
Peut-être que j’étais fainéant ?... Mais alors on est beaucoup dans le cas...
Et si on réinventait l’école à la taille des enfants au lieu de vouloir adapter les enfants à la taille de l’école ?

16h45-18h00 : « Burn-out » par Camille Latin

Adaptabilité, performance, efficacité, hyper connexion, compétition, tous ces mots sont les diktats du monde moderne, auxquels on se soumet insidieusement dans le travail. Pour qui, pourquoi ? Face à ces diktats, le burn-out vient brutalement nous rappeler nos limites et nous questionne sur le sens de nos actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
et de notre soumission. Le burn-out, honte ou métamorphose ?

19h15-20h45 : « Chroniques d’une ex-banquière » par Aline Fares

« La finance et les banques, c’est complexe, très complexe - une affaire d’experts. Alors circulez, et laissez ces messieurs faire leur travail. »
Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas - et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ? Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas. N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

21h15-22h30 : « Taule, Errances » par Cedric Tolley et Juliette Béghin

Ouvertures magnétiques, clés qui grincent, portent qui claque, cris, odeurs fétides, poignées de mains moites, cris, chocs thermiques, chocs tout courts. La taule, il y a tant à en penser et pourtant… l’ombre reste à l’ombre. Comment la connait-on ? Que pouvons-nous en dire ? En rager ? En faire ? Y faire ? Que faire ? C’est un échec et une sordide réussite. Nous le savons, tout le monde le sait. Même si parfois on ne croit pas ce que l’on sait. Et cependant, dedans il y a des gens. Vouloir les rencontrer, malgré mille pressions à ne pas y aller, malgré le dégoût et l’excitation d’y être, malgré ce doute cuisant : sommes-nous un rouage de la machine à broyer l’humain ? Et nous y allons. Et nous en revenons avec ce besoin ardent de dire comment. Cela concerne tout le monde, c’est notre cri.

- Samedi 24 juin

15h00-16h15 : « Votre attention s’il vous plait ! » par Martine Cornil
Pouvoir des mots et mots du pouvoir...

Quels sont les mots, les images qui façonnent notre perception du monde ? Et si mal nommer les choses participe au malheur du monde à quoi ne sommes-nous peut-être pas assez attentifs ?
Qu’est-ce que nous percevons réellement de la réalité qui nous entoure ?

16h45-18h00 : « Ma petite robe rose et mes nibards : culture du viol, sexualité et féminisme » par Julie Tessuto

Ça me fatigue parfois d’être une femme. Pas que je veuille changer de sexe, non. Mais j’en ai marre... Marre d’avoir peur de rentrer tard le soir, d’avoir un décolleté trop profond, de ne pas jouir assez, de devoir répéter les choses pour être prise au sérieux... Et si nous étions nombreuses dans ce cas ? Et si le problème était sociétal, systémique ?
19h15-20h45 : « Barbie en tenue de camouflage » par Virginie Tacq

Ce serait comique, tiens ! Oui mais ... rose la tenue ! Ben, parce que Barbie est une fille. Du coup elle préfèrera une robe. Une robe rose de camouflage. Mais pour camoufler quoi ? Des rondeurs ? A d’autres !

21h15-22h30 : « Y en a qui ont essayé... (de défendre le service public ) » par Olivier Deprins et Pierre Lempereur

C’est l’histoire d’un duo d’animateurs en éducation populaire qui se retrouve projeté sur scène pour défendre les services publics. Ils sont parachutés au beau milieu d’un sujet complexe qui leur semble si loin (si proche) et ils vont tout faire pour essayer de le défendre (convoquer des esprits, utiliser des armes à feu,..) et essayer de comprendre ce qui s’est passé.
Au début de l’histoire, ça va mal, ils s’engueulent.
Au milieu, on comprend mieux comment le service public est presque mort avalé par le libéralisme affamé de nouveaux marchés.
A la fin, les anti-héros se mettent à rêver : mais à qui appartient-il vraiment ce service public ? Et si pour le défendre on le reprenait une bonne fois pour toutes à ceux qui le tuent (vous aurez des noms !) et puis qu’on le (re)faisait nôtre ? Et puis on pourrait carrément tout réinventer et ça pourrait être encore mieux... non ?po

Cette formation a été réalisée par le Collectif La Volte en coproduction avec le Théâtre National et en collaboration avec Quinoa et Bruxelles Laïque.s s
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