3 juin 2015 > 5 juin 2015

Buenos Aires, Argentine

Conférence internationale Dette, biens communs et domination

Les problèmes de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
publique, de la dépendance et de la domination impérialiste, le système-dette, étroitement liés au modèle productif et de développement, sont les principaux responsables de la paupérisation, des inégalités et du pillage dans tout le continent latinoaméricain, la Caraïbe et d’autres régions du monde. Le remboursement systématique de la dette est non seulement illégitime, illégal, odieux et impossible, mais il coûte cher sur les plans social, écologique et démocratique. C’est pourquoi il nous parait essentiel de renforcer les résistances et de construire des alternatives pour récupéer notre souveraineté et exercer notre droit à l’autodétermination pour défendre nos vies et nos biens communs.

Au cours de l’histoire, la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
publique a constitué un instrument puissant utilisé par les grandes puissances pour asseoir le colonialisme sur les plans économique, politique et culturel et disposer des vies, territoires et ressources naturelles des peuples et des pays sous leur domination. Aujourd’hui, bien au-delà des prétensions de ceux que l’on appelle les “fonds-vautours”, la question de la domination exercée par le biais de la dette publique devient de plus en plus cruciale dans le monde entier et renforce la tendance à la domination et à la transnationalisation du capital au détriment des salaires et des conditions de vie des travailleurs et travailleuses et des peuples du monde.

Les politiques d’ajustement structurel Ajustement structurel Les Plans d’ajustement structurel ont été imposés par les IFI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts, projets financés par la Banque mondiale, conditionnalités du FMI, etc.
Les Plans d’austérité, appliqués depuis aux pays endettés du Nord, sont des copiés/collés des Plans d’ajustement structurel subits par les pays du Sud depuis 30 ans.
, de privatisation et de libéralisation continuent à être la réponse du système financier mondial, mené par les vieilles institutions que sont le Fonds monétaire international FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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(FMI), la Banque Mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, Banque interaméricaine de développement BID) et d’autres plus récentes comme le Groupe d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
financière international (GAFI), qui est à l’origine des lois anti-terroristes. Dans ce contexte, la résistance des peuples est fondamentale et a permis, en Equateur ou en Islande par exemple, des expériences de sortie novatrice des conséquences de l’endettement particulièrement graves dans des pays comme l’Argentine, le Brésil, la Grèce ou l’Espagne, pour parler des plus souvent cités.

15 ans après le jugement historique Olmos-Ballestero, qui a permis à la justice argentine de confirmer plus de 477 irrégularités et fraudes liées à le dette, nous continuons encore à rmbourser ! C’est pourquoi nous devons débattre de ce sujet et renforcer nos capacités de mobilisation et d’action commune, en Argentine, dans le continent et dans le monde entier. Nous avons aussi besoin de parvenir à une suspension immédiate des paiements tant que la légitimité des dettes réclamées n’est pas prouvée, et pour cela de réaliser des enquêtes ou des audits de la dette avec une participation populaire.

Tels sont les objecifs de la Conférence Internationale qui se tiendra à Buenos Aires les 03, 04 et 05 juin 2015.

Nous invitons à y participer les mouvements sociaux, culturels et politiques du monde entier, et tout particulièrement de Notre Amérique, pour travailler ensemble à des propositions alternatives et anti-hégémoniques. Y sont invités tous les mouvements, organisations et personnes qui souffrent des impacts de la dette et sont porteurs de résistances et de propositions alternatives au modèle environnemental, productif et de développement pour lequel la dette est tout à la fois le moteur et le frein.

Nous nous adressons au mouvement ouvrier, indigène, paysan, des vieux, des jeunes et des femmes, des secteurs populaires, culturels, aux intellectuels, à ceux qui défendent la souveraineté et à toutes les organisations sociales et politiques, de toutes croyances et religions qui mènent, dans le monde entier, des résistances et recherchent des alternatives au modèle dominant de société et à tous ses sous-systèmes de soumission et de reproduction.

PROGRAMME
Mercredi 03/6, de 18h à 21 h, Conférence inaugurale.
Jeudi 04/6 Activités décentralisées pendant toute la journée, tels qu’ateliers et tables rondes.
Vendredi 05/6, de 10h à 14 h, Assamblée de convergence de tous les ateliers décentralisés.
17 h, Hommage à Alejandro Olmos, décédé le 24 avril 2000.
19 h, Mobilisation de rue, avec activités artistiques, qui clôturera la Conférence Internationale.

PARTICIPATION
La participation est ouverte. Au niveau national nous ferons en sorte que toutes les organisations et provinces puissent participer.
Au niveau regional et international, la présence des organisations suivantes est déjà confirmée : Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), Réseau Jubilée Sud (JS), avec des représentants venant de Belgique, Maroc et différents pays d’Amérique latine et de la Caraïbe (Haiti, Brésil, Paraguay, Colombie, Uruguay, …) ainsi que des représentants de Rencontre Syndicale Notre América (ESNA) . Des invitations ont été lancées à d’autres réseaux et mouvements, en particulier la Société Latinoaméricaine d’Economie Politique et de la Pensée critique (SEPLA), le Réseau de Défense de l’Humanité, . D’autres invitations à d’autres réseaux et mouvements sont en train d’être envoyées.

ASSEMBLEE POUR LA SUSPENSION DU PAIEMENT ET L’AUDIT DE LA DETTE, POUR LA DEFENSE DU PATRIMOINE NATIONALE ET DES BIENS COMMUNS

Le peuple a le droit de savoir ! Seule la dette envers le peuple est légitime
Non au paiement de la dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
, odieuse et frauduleuse
Suspension des paiements et audit de la dette
Défense des biens communs


Source : conferenciadeudaybienescomunes.blogspot.com

À venir