Conférence mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère. Du 20 au 22 avril 2010, Cochabamba, Bolivie

21 avril 2010


A Copenhague en décembre, peu de gouvernements se sont ouvertement opposés au texte présenté par les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Parmi ceux-ci, la Bolivie, représentée par Evo Morales, qui condamna en termes très ferme l’accord présenté tant sur la forme - un texte discuté en petit comité sans respecter le processus de travail des Nations-Unies - que sur le fond : un texte en retrait au regard des recommandations du GIEC, sans aucun engagement contraignant et sans réelles garanties de financements pour les pays les plus pauvres.

Quelques jours après, Evo Morales lance l’invitation pour une « Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la »Terre-Mère«  » à Cochabamba du 19 au 22 avril 2010. La Bolivie entend prendre l’initiative et construire un rapport de force suffisant pour infléchir l’agenda international. L’idée est originale : inviter largement, sans aucune condition, tous les gouvernements du monde avec les institutions internationales, les scientifiques et tous les mouvements sociaux et ONGs pour travailler à un texte final qui ferait état des points de consensus et des questions qui sont restées en débat.

Plusieurs gouvernements ont annoncé leur présence. De nombreux mouvements sociaux et militants, qui ont conscience de l’urgence de constituer le front le plus large possible pour imposer de réelles mesures sur le plan international face au changement de climat, seront également représenté à Cochabamba.

Des délégué-é-s du réseau international CADTM et du CADTM–AYNA (Comité pour l’Annulation de la Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
du Tiers monde-Abya Yala Nuestra América) seront présents à Cochabamba et proposent l’activité suivante
 :

_ Les responsabilités de la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
et de la BID concernant le changement climatique



Lieu : Universidad del Valle (UNIVALLE)

Salle : Informática Sala Idiomas

Capacité : 300 persones

Date : Mardi 20 avril

Heure : 18:30 à 20:30

_ Intervenants : María Elena Saludas (ATTAC- CADTM Argentina), Blanca Chancoso (CONAIE), Roberto Espinoza (CAOI) Francois Houtart (Foro Mundial de las Alternativas).

Coordination : William Gaviria (CADTM Abya Yala Nuestra América).

_ Personne de contact du CADTM à Cochabamba : María Elena Saludas (Attac / CADTM Argentina), William Gaviria Ocampo (Campaña Colombiana en Deuda con los Derechos - CADTM AYNA)

_ Courrier électronique :

mesaludas chez yahoo.com.ar / attacargentina chez gmail.com,
endeudaconlosderechos chez gmail.com, cadtmayna chez gmail.com

Téléphone : 0054 - 9 - 3413127042

Pour plus d’information sur le Sommet et pour consulter le programme : Visitez le site web du Sommet

En Belgique, le samedi 24 avril, Climat et Justice Sociale – membre de la Coalition Climat – organise une activité de soutien au “Sommet des Peuples”.

_ Rendez-vous à 16h devant l’ambassade de Bolivie (avenue Louise 176, 1050 Bruxelles).Cortège festif et carnavalesque jusqu’au Theâtre Marni

_ Le rassemblement se terminera par une fête à la Pachamama au théâtre Marni à partir de 19h (rue de Vergnies 25, 1050 Bruxelles). Ambiance latino garantie !

_ Climat et justice sociale « Pachamama » fait route commune avec la Plate-forme pour la démocratie au Honduras. Les fonds récoltés lors de cette soirée seront reversés au Front national de Résistance populaire au Honduras.

Infos : http://www.climatetjusticesociale.be

 Convocation à l’Assemblée des Mouvements sociaux

Cochabamba, Bolivia, le 19 avril 2010, 10 h

  10h30-12h30 - Sala Biblio P3 (Piso 3) - UNIVALLE

Nous, militants et militantes de divers mouvements sociaux, pensons que l’époque actuelle est marquée par la toute-puissance des Etats-Unis, la Union Européenne et des multinationales. Ceci a été flagrant à Copenhague où très peu de pays ont essayé d’imposer un résultat en désaccord avec la COP 15 et rien n’a été fait pour arrêter le réchauffement climatique et la crise climatique.

L’augmentation de la présence militaire et des bases militaires dans différentes parties du monde, les invasions et les occupations ”humanitaires” indiquent bien que la guerre, l’occupation des marchés et des terres, la présence militaire pour contrôler les ressources énergétiques, l’eau, la biodiversité sont des stratégies de sortie de la crise de civilisation du capitalisme et de sa logique déprédatrice, raciste et patriarcale. Ces stratégies invoquent la crise climatique pour mener des négociations illégitimes.

Nous répondons en luttant pour le droit des peuples à bien vivre sur leur terre, contre les fausses solutions à la crise, contre la militarisation en tant que réponse à la crise, et contre les actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
des multinationales. Ces multinationales, avec l’appui des gouvernements ou des institutions multilatérales comme la Banque mondiale, accaparent des terres pour la monoculture Monoculture Culture d’un seul produit. De nombreux pays du Sud ont été amenés à se spécialiser dans la culture d’une denrée destinée à l’exportation (coton, café, cacao, arachide, tabac, etc.) pour se procurer les devises permettant le remboursement de la dette. , privatisent l’air et créent des marchés spéculatifs appelés “crédits compensatoires du carbone”.

Voilà pourquoi nous, les mouvements sociaux, serons présents à la Conférence mondiale des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Terre-Mère, à Cochabamba où, dans la logique de nos travaux, nous organiserons une Assemblée des Mouvements sociaux sur deux axes :

- débat et organisation de notre soutien aux propositions et initiatives des gouvernements engagés dans la protection des droits des peuples et de la nature ;

- débat et organisation de notre programme en tant que mouvements sociaux pour renforcer nos alternatives et notre résistance à l’expansion de la marchandisation des personne et de la nature, à l’offensive des multinationales et à la militarisation.

Alianza Social Continental
ATALC (Amigos de la Tierra América Latina)
Cebrapaz
Central Sindical de las Américas
Climate Justice Now !
CLOC
COMPA
Fdim
Marcha Mundial das Mulheres
Oclae
Red CADTM AYNA
Via Campesina