4 avril

Bruxelles, Belgique

Cycle « (Re)Politiser l’écologie, un champ de bataille ! »

Rencontre des Continents, Bxl Laïque et Présence et Action Culturelles (PAC), ont choisi de s’associer pour proposer un cycle de quatres rencontres/ateliers sur le thème de la (Re) politisation de l’écologie en 2019. En partenariat avec Saw-B, Barricade, Acteurs.ices des temps présents et la Campagne Tam-Tam

https://www.facebook.com/events/2423467337887439/

  • 3 thèmes « porte d’entrée » différents
  • 3 conférences / rencontres en soirée & 3 ateliers dynamiques d’un 1/2 jour en plus petit groupe.
  • 1 clôture au Festival des Libertés 2019

> Voir le dépliant et programme en entier (pdf)
> Remplir le formulaire de pré-inscription


1re rencontre le 4 avril : L’effondrement , un concept à débattre

Nous somme heureux·ses de vous inviter, le jeudi 4 avril (20h), à la conférence-débat « L’effondrement : un concept à débattre », dans le cadre du cycle de rencontres-débats-ateliers « (re)-politiser l’écologie, un champ de bataille », et qui comportera autour de la table :
- Gauthier Chapelle - ingénieur agronome, co-auteur de ’Une autre fin du monde est possible : vivre l’effondrement’.
- Renaud Duterme - CADTM, enseignant en géographie, auteur du livre « De quoi l’effondrement est-il le nom ? »

Le lendemain (5 avril), dès 9h, nous tiendrons un atelier plus participatif et dynamique pour relier les réflexions de la veille à nos contextes respectifs et nos terrains d’engagement.


Nous sommes dans un nouveau contexte de mobilisations sans précédent en Belgique sur les questions sociales et écologiques, les craintes et interrogations se multiplient, pas seulement sur l’état et le devenir de notre planète, mais aussi sur le fonctionnement du système social et économique dans son ensemble.

Le discours médiatique sur les enjeux écologiques est parfois simplificateur, et les revendications et propositions portées par des mouvements citoyens grandissant restent parfois peu politisées. Cela ne permet pas toujours les citoyens de comprendre les enjeux globaux ou d’articuler les questions sociales et écologiques.


Pour qui ?

Ce cycle de conférences est destiné à un large public, néanmoins, les travailleurs et travailleuses de l’Education permanente (EP) et du monde socio-culturel étant des relais vers les publics adultes, leur présence nous semble plus que pertinente en vue d’une large diffusion des fruits de cette réflexion le plus largement possible.


Quand et quels thèmes ?

  • Le 04 et 05 avril : « L’effondrement : un concept à débattre »
  • Le 14 et 15 mai : « Liens entre les enjeux sociaux et écologiques à travers le prisme des inégalités et des rapports de domination »
  • Le 19 et 20 juin : « Histoire et actualité des stratégies dans les mouvements écologiques »


Les objectifs ?

  • Vulgariser les grandes questions liées à l’écologie au XXI siècle dans nos sociétés.
  • Repositionner la question écologique comme un enjeu aussi social dans certains mouvements et organisations de l’EP.
  • Utiliser le contexte actuel pour mettre en évidence et renforcer les liens entre les luttes sociales et écologiques, notamment à travers le prisme des inégalités.
  • Distinguer les différentes stratégies et courants de pensées en lien avec les questions écologiques et identifier les lignes de tension.
  • Permettre aux travailleurs de l’EP d’avoir une boite à outil (ressources) pour s’approprier le sujet et le relayer vers leurs publics.
  • Nourrir des pratiques et une réflexion dans le secteur de l’Education permanente.


Pourquoi (re)politiser l’écologie ?

D’abord, parce que si historiquement, la question de l’écologie est restée le pré-carré des partis et mouvements écologistes, le discours dominant a progressivement réduit son champs de réflexion à des questions uniquement environnementales, amenant de la confusion et abandonnant parfois toute critique et remise en cause du système capitaliste.

Le contexte actuel doit être vu comme une opportunité politique pour pointer les réels responsables de l’exploitation des populations et de la planète, qui ont créé les inégalités sociales et les impasses écologiques actuelles.

Politiser l’écologie, c’est affirmer que, même si chacun fait sa part, seuls des changements systémiques à grande échelle des modes de consommation et de production feront une différence.

Ensuite, parce qu’aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de traiter transversalement et collectivement l’écologie, en reconnaissant que longtemps la question a été l’apanage des classes les plus favorisées. Or, aujourd’hui, il apparaît que sans changement culturel profond, aucune réponse suffisante ne sera trouvée pour répondre à l’urgence climatique.

Justice climatique et justice sociale vont de pair, c’est ce que nous dit le mouvement des gilets jaunes. Les initiatives et les mobilisations, plus ou moins structurées, que portent actuellement la société civile se multiplient et c’est une bonne chose mais pour pouvoir grandir en intensité et remporter des victoires significatives, les stratégies doivent pouvoir être identifiables, compréhensibles, s’opposer et/ou se compléter et ralliées par tous.tes ceux.celles qui souhaitent y contribuer dans une optique de convergence et de complémentarité des luttes. Mais aussi également de laisser la place à des initiatives et écologismes issus des classes populaires au lieu de stigmatiser le comportement supposé de ces dernières.


Documents joints

- repolitisons_l_ecologie_note_d_intention_globale.pdf
- depliantrepolitiserecologie.pdf


À venir