Déclaration de la VII Conférence Internationale de La Via Campesina

7 août par La Via Campesina

« Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde » Euskal Herria – Pays-Basque, du 16 au 24 juillet 2017

Nous, délégué-e-s de La Vía Campesina, représentant nos organisations et mouvements, sommes rassemblé-e-s au Pays-Basque à l’occasion de notre 7e Conférence Internationale du 16 au 24 juillet 2017. Euskal Herria est une terre de solidarité, de lutte et de résistance, une terre qui a sa propre langue et où demeure une forte tradition de bonne nourriture, produite par des paysan-ne-s et des pécheur-se-s locaux-les. Nous, paysan-ne-s, travailleurs-se-s ruraux-les, peuples sans terre, peuples autochtones, éleveur-se-s, pêcheur-se-s artisanaux-les, femmes du monde rural et toutes les autres populations qui travaillent à la campagne dans monde, déclarons que nous nourrissons nos peuples et construisons un mouvement pour changer le monde.

L’avènement du capitalisme financier a donné lieu à un accaparement effréné de notre eau, de nos semences, de notre terre et de nos territoires. Des technologies dangereuses, aux conséquences parfois irréversibles, on été promues comme par exemple les OGM OGM
Organisme génétiquement modifié
Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


- Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


- Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


- Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.
, la production animale confinée à grande échelle et la biologie de synthèse. Le capital spéculatif entraine un remplacement accéléré de l’économie réelle et productive par l’économie financière. Les méga-fusions amènent à une concentration de plus en plus importante du pouvoir sur les systèmes alimentaires. Une nouvelle forme de néo-libéralisme, couplée à des discours haineux, utilise les problèmes créées par la concentration des richesses pour diviser nos peuples et provoquer des conflits ethniques, religieux et migratoires. Nous faisons face à une vague de violations des droits humains dans le monde : nos camarades sont assassiné-e-s, incarcéré-e-s, torturé-e-s et menacé-e-s.

Ceux qui s’accaparent les ressources sont en guerre contre nous, le plus souvent via l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
, la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, l’impérialisme, les traités de libre échange et les lois qui privatisent les biens communs, mais aussi de plus en plus par des bombardements, des occupations militaires et des mesures économiques génocidaires. Nous sommes solidaires du peuple palestinien et des autres peuples qui continuent de souffrir et de résister face à ces diktats. Des millions de migrant-e-s et de réfugié-e-s sont forcé-e-s de se déplacer à cause de la guerre, du manque d’accès aux besoins primaires. Le vent glacial de la xénophobie, du racisme, du fondamentalisme religieux de la haine de classe souffle sur de nombreux pays.

La criminalisation des migrations et des protestations sociales est liée au pouvoir des groupes de médias privés et hégémoniques qui diabolisent la société civile organisée. Les médias privés dominants défendent les intérêts du Capital et ont récemment poussé au renversement de gouvernements et à l’installation d’autres. Ils manipulent des franges importantes de la population et créent les conditions propices aux violations des droits humains.

Le système capitaliste et patriarcal n’est pas capable de répondre à la crise dans laquelle l’humanité se trouve plongés, qui détruit nos peuples et réchauffe la Terre Mère. La Terre est vivante mais le capitalisme est une maladie qui peut la tuer.

Confronté-e-s à cette crise de civilisation :


1. Nous nourrissons nos peuples

Durant plus d’un demi-siècle, on nous a vendu la « Révolution verte », qui n’a rien eu ni de vert ni de révolutionnaire. Prenant le prétexte de la productivité à court-terme, ce modèle agro-industriel a empoisonné les sols, monopolisé et pollué les eaux, rasé les forêts, asséché les fleuves et remplacé nos semences par des semences commerciales et transgéniques. Au lieu d’éradiquer la faim, l’agro-industrie a multiplié les problèmes d’alimentation et forcé les populations rurales à se déplacer. C’est un modèle d’agriculture particulièrement excluant et sans paysan-ne-s. Alors que l’agro-industrie profite de subventions et de politiques en sa faveur, nous continuons de faire ce que nous faisons depuis des millénaires grâce à notre agriculture paysanne et autochtone : produire de la nourriture saine pour nos familles, nos communautés et nos peuples.

Alors que les gouvernements imposent des lois semencières dans le but de garantir la privatisation et les profits des multinationales, nous continuons de protéger les semences paysannes, travaillées, sélectionnées et améliorées par nos ancêtres. Nos semences sont adaptées à nos terres sur lesquelles nous mettons en place une gestion agroécologique qui ne nécessite ni agro-toxique ni intrant externe. Notre agroécologie paysanne alimente le sol en matière organique, conserve les variétés paysannes de semences et de races animales, elle est fondée sur la biodiversité et sur la sagesse des peuples, en symbiose avec la Mère Terre. Sa source principale est le savoir paysan autochtone, ancestral et populaire, accumulée depuis des générations grâce l’observation et l’expérimentation constantes sur nos propres terres. Cette connaissance s’est enrichie ensuite grâce aux échanges entre paysan-ne-s et entre organisations. Notre agroécologie a un caractère paysan et populaire, elle ne se prête pas aux fausses solutions comme le capitalisme « vert », les marchés carbone et la « climate-smart agriculture » . Nous rejetons toute tentative d’accaparement de l’agroécologie par l’agro-industrie.

L’agroécologie paysanne est le fondement de notre proposition et de notre vision de la souveraineté alimentaire des peuples du monde. Pour cela, nous devons nous battre pour une réforme agraire intégrale et populaire, pour la défense des territoires autochtones et paysans et pour la restauration de systèmes alimentaires locaux.

En plus de renforcer et de développer nos marché paysans locaux, nous devons construire de nouvelles relations entre les travailleur-se-s des campagnes et des villes, de nouveaux canaux de distribution et de vente ainsi qu’un nouveau modèle de relations humaines, économiques et sociales, fondées sur le respect, la solidarité et l’éthique. Nous refroidissons la planète et construisons des sociétés justes et plus humaines grâce à la réforme agraire, l’agroécologie paysanne et la souveraineté alimentaire.


2. Nous construisons le mouvement

L’humanité en crise cherche des solutions. Notre mouvement est de plus en plus perçu comme un exemple pour les peuples qui luttent. La Vía Campesina continue de grandir et notre proposition se renforce. Toutefois, nos ennemis se renforcent eux aussi et nous faisons toujours à des défis pour la construction de notre mouvement.

La lutte de masse est au cœur de La Vía Campesina. Le travail de base de nos organisations doit être renforcé pour intégrer un plus grande nombre de travailleur-se-s ruraux-les, de paysan-ne-s, de communautés autochtones, de migrant-e-s, de personnes des diasporas africaines et de victimes du modèle capitaliste agro-hydro-extractiviste. Nous devons renforcer les alliances aux niveaux local, national et international, notamment entre les travailleur-se-s des campagnes et des villes.

Notre mouvement a comme ennemi le patriarcat. Le caractère féministe de La Vía Campesina renforce notre unité et notre engagement à lutter dans l’égalité et l’équité de genre. La construction d’un mouvement paysan féministe au sein de La Vía Campesina est la clé du renforcement de nos propres organisations et à la concrétisation d’alliances plus larges. Nous allons renforcer la participation politique des femmes dans tous les espaces et à tous les échelons de notre mouvement. Notre lutte vise l’éradication de toute forme de violence à l’encontre des femmes : physique, sexuelle, psychologique et économique. Nous nous engageons à développer nos capacités de compréhension et à créer des environnements positifs sur la question du genre au sein de nos organisations et de nos alliances. Le manque de tolérance à l’égard de la diversité fait partie du processus de spoliation de la jeunesse rurale. Des campagnes diverses, non-violentes et inclusives sont fondamentales pour La Vía Campesina.

Dans le monde entier, les diverses formes du capital n’ont de cesse d’expulser de plus en plus les jeunes hors des zones rurales. Le patriarcat et la discrimination par l’âge restreignent leur visibilité et leur participation pleine et entière dans nos organisations. Nous nous engageons en faveur des nouvelles générations dans les campagnes et dans notre mouvement et luttons pour la pleine intégration des jeunes dans les espaces de direction et de prise de décision au sein de nos organisations, dans la formation et dans la production d’une nourriture agroécologique.

Des millions d’entre nous migrons comme une forme de résistance pour que nous ne disparaissions pas en tant que peuples, paysan-ne-s, femmes ou jeunes. Nous défions les frontières, faisons tomber les murs et nous opposons au racisme et à la xénophobie. Nous construisons un mouvement qui articule les paysan-ne-s, les travailleurs/ses ruraux/les et migrant-e-s, non comme des victimes méritant assistance, mais bien comme des détenteurs/rices de droits, y compris du droit à la libre circulation des personnes.

Le travail que nous menons avec nos alliés pour obtenir une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales est fondamental pour des centaines de millions de personnes dans le monde. Nous renforcerons notre travail au niveau national pour parvenir à l’adoption de cette déclaration. Cet instrument crucial permettra de renforcer les droits des peuples ruraux à protéger leurs moyens de subsistance et à continuer à nourrir le monde.

Nous devons continuer à accélérer la formation politique, idéologique, organisationnelle et technique fondée sur nos propres concepts puisqu’il est clair que l’éducation conventionnelle réprime notre identité et nos idées. La formation est fondamentale pour que nos mouvements puissent forger de nouveaux-elles acteur-trice-s actif Actif
Actifs
En général, le terme « actif » fait référence à un bien qui possède une valeur réalisable, ou qui peut générer des revenus. Dans le cas contraire, on parle de « passif », c’est-à-dire la partie du bilan composé des ressources dont dispose une entreprise (les capitaux propres apportés par les associés, les provisions pour risques et charges ainsi que les dettes).
-ve-s, capables de forger notre propre destin. Dans notre lutte, nous devons également construire notre propre communication, autonome et en collaboration avec des médias alternatifs, qui nous permettent de développer nos connaissances relatives à notre culture, à notre dignité et à notre capacité de transformer la société.


3. Changer le monde

Le chemin est long. Nous grandissons en tant que mouvement, mais le capitalisme sauvage et les guerres d’un système mondial en crise mettent nos communautés, nos organisations et nos sociétés en danger. Face à la barbarie, il faut de toute urgence construire un autre futur pour l’humanité. Dans un contexte des plus complexes, La Vía Campesina est le moteur de luttes pour la transformation et pour la paix dans le monde. Grâce à notre travail quotidien sur le terrain, à notre contribution mondiale à l’alimentation, à nos alliances et à notre lutte pour la souveraineté alimentaire, nous sommes parvenu-e-s à gagner la confiance d’une grande partie des peuples et des mouvements. Nous assumons la pleine responsabilité de continuer à semer la paix sur la planète, tout comme nous avons globalisé la lutte et semé l’espoir dans tous les coins du monde.

Il est particulièrement important de noter que notre lutte est parvenue à forger une nouvelle reconnaissance de la paysannerie, à changer le langage utilisé au sein des débats internationaux et nationaux sur l’alimentation, l’agriculture et le monde rural. On ne formulera plus de politiques sans que la voix des paysan-ne-s se fasse entendre ou sans que soient sur la table les droits des paysan-ne-s, l’agro-écologie, la réforme agraire et surtout la souveraineté alimentaire.

Grandir et nous renforcer en tant que mouvement signifie prêter attention au travail de terrain, construire et entretenir des alliances, lutter avec conviction contre le patriarcat, l’impérialisme et le capital financier, avec engagement et discipline. Cette lutte est vitale pour l’humanité et pour la survie de la Terre-Mère. Depuis Euskal Herria, nous lançons un appel aux peuples du monde entier à lutter avec nous. Il est temps de construire un monde plus fraternel, fondé sur la solidarité entre les peuples.

« Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde ».

Globalisons la lutte !

Globalisons l’espoir !