Déclaration du Collectif contre la confiscation de la démocratie au Burkina Faso

20 septembre 2015 par Collectif contre la confiscation de la démocratie au Burkina Faso

Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso condamne avec la dernière énergie le coup d’État militaire perpétré par le Régiment de Sécurité Présidentielle, faisant basculer le peuple burkinabè dans une période des plus sombres de son histoire.

Dans notre déclaration du 23 mars 2015 exigeant la dissolution du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), nous disions ceci : « l’immixtion dans la gestion des affaire de l’État, les tentatives de caporalisation du pouvoir transitoire en disent long sur les velléités du RSP, non seulement de contrôler le déroulement de la transition mais de se maintenir dans l’arène politique au-delà de la transition. De tels comportements démontrent que la garde de l’ère Compaoré rêve toujours du rétablissement d’un modèle de gouvernement qui n’est rien d’autre qu’une dictature militaire constitutionnelle »

La prise en otage du président du Faso, chef de l’État, du premier ministre et des ministres, suivi du coup d’État, constituent en effet un acte criminel qui sonne comme une vengeance du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et de son bras séculier, le RSP, contre le mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre derniers. La nouvelle junte prône au-delà des mots un retour à la dictature constitutionnelle, à la braderie des libertés individuelles et collectives, le retour de l’État d’exception.

À l’instar des organisations politiques, syndicales et de la société civile qui appellent à la résistance, notre devoir, en tant que patriotes, démocrates, est de nous dresser en solidarité avec le peuple burkinabè pour faire échec à ce putsch militaire.

Face à la gravité de la situation,

Le collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso :

  • exige la libération immédiate et sans condition du Chef de l’État, du Premier ministre et des ministres arrêtés ;
  • exige l’arrêt des tirs d’armes à feu dans les quartiers de Ouagadougou et le retour des militaires à la caserne ;
  • appelle tous les démocrates en France et en Europe à la solidarité avec le peuple burkinabè en lutte contre la junte militaire et pour la démocratie au Burkina Faso.

Non au coup d’État militaire !
Oui à la démocratie véritable !

Contacts (06 63 97 46 90 ; 06 10 49 22 65 ; 06 80 98 29 86)

Ont signé :