Mardi 24 novembre à 21h
Maison de l’Amérique Latine - Paris
(217 Bd St Germain - Paris 7è - Métro Solférino)

A l’heure où notre attention est médiatiquement orientée vers la 21è Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris, et sachant que depuis la vingtaine d’années que ces conférences se réunissent les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 50% depuis 1990, nous tenons à approfondir notre réflexion et à nous pencher sur la responsabilité qu’ont dans cette crise climatique les politiques extractivistes. Partout dans le monde se multiplient les grands projets, tous plus géants les uns que les autres, et les destructions qu’ils engendrent. N’y a-t-il pas une grande incohérence à vouloir adopter des mesures contre le réchauffement climatique et à développer les politiques qui l’entretiennent et l’augmentent ? Quelle est la source de cette incohérence ?

Le délire extractiviste provoque des catastrophes humaines et environnementales sur tous les continents. Au Pérou c’est près de 300 personnes qui, au cours de ces 10 dernières années ont payé de leur vie leur résistance aux grands projets extractivistes. C’est du reste le Pérou qui nous servira à Illustrer ces processus pour l’Amérique Latine.
Les multinationales et les Etats n’ont qu’un but : sécuriser l’accès aux matières premières et continuer à alimenter ainsi les bourses financières des pays centraux. C’est le sens des traités de libre-échange qui sont aujourd’hui élaborés. Nous essayerons de mieux comprendre les articulations entre politiques financières et commerciales et régime extractiviste et la place qu’occupe dans ce mécanisme le système de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
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Comme nous y invite Nicolas Sersiron, en utilisant le terme extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique. au sens large, ne peut on diagnostiquer dans ce système, un pillage généralisé ? Un pillage des ressources naturelles jusqu’aux ressources financières en passant par des ressources humaines, englobant dans l’extractivisme toutes les accaparations-dépossessions en faveur d’une course éperdue à la réalisation du profit, construisant ainsi une société chaque fois plus inégalitaire et menaçant la planète ? A partir de cette réflexion et de cette discussion nous pourrons examiner les alternatives à ces activités climaticides et responsables de violations de droits humains à grande échelle. Sur la base des résistances que des populations entières engagent avec courage, comme celles des communautés paysanne du Pérou et dont nous écouterons le message au début du débat, nous pourrons dégager les actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
solidaires unitaires nécessaires.

Contact : comitesolidaritecajamarca@gmail.gmail.com
Blog : http://solidaritecajamarca.blogspot.fr/


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