Dettes et féminismes : « Nos vies valent plus que leurs crédits », une introduction

13 septembre par CADTM Belgique , Christine Vanden Daelen , Camille Bruneau


Podcast de la superbe introduction par les deux autrices lors d’une présentation du livre à Bruxelles

Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement de l’introduction très complète et très claire livrée par les deux autrices, Camille Bruneau et Christine Vanden Daelen, lors d’une des premières présentations du livre qui a eu lieu le 24 juin 2022 à Bruxelles, au DK. Il s’agit bien d’une introduction à la thématique et au livre, et non une synthèse de celui-ci).

Cette introduction a été précédée d’une petite animation pour se mettre au diapason des concepts qui enveloppent les thèmes de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et des féminismes. Le riche débat qui a suivi s’est clôturé par un slam poétique de l’artiste Zouz.

Face aux dettes des réponses féministes

Partout dans le monde, les femmes [1] subissent les décisions sexistes et colonialistes des gouvernements et des institutions financières obsédés par l’idéologie de la croissance économique à tout prix et du remboursement des dettes plutôt que du sort des humain·es et de la planète. Austérité, contrainte au développement, incitation à l’endettement privé sabrent les droits sociaux des femmes (des sujets racisés et des couches les plus pauvres), accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les conquêtes féministes. Tout cela au nom d’une dette qui ne nous appartient pas. Dans cet essai engagé, Camille Bruneau et Christine Vanden Daelen proposent une lecture féministe de la dette. Elles explorent les luttes actuelles « qui remettent la vie au centre » et pas les intérêts du capital ; elles montrent comment la dette affecte davantage les femmes et constitue une arme puissante du patriarcat et du capitalisme.

« La dette, c’est celle qui est au centre d’enjeux globaux autant que de nos intimités, de nos quotidiens, de nos peurs, de nos désirs. C’est celle qui nous empêche de nous concentrer sur ce qui compte vraiment, celle dont nos luttes doivent s’emparer. Et c’est aussi celle qu’on peut décider de ne pas payer. »

Clic




Notes

[1et toute personne se reconnaissant dans cette appellation

Christine Vanden Daelen

Permanente au CADTM Belgique

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