Dettocratie

Dossier de Bruxelles Laïque sur la dette pour sa revue « Echos »

28 août 2014 par Bruxelles Laïque


L’actualité en témoigne régulièrement, la dette est devenue un instrument de pouvoir. C’est au nom de la dette publique que les gouvernements grec et italien ont pu être destitués et remplacés par les technocrates européens. C’est au nom du remboursement de la dette que s’impose le dogme de l’austérité et que se justifie la régression sociale que connaît notre pays. C’est grâce à la dette que l’Occident a pu garder la mainmise sur les pays du Sud après les décolonisations et les astreindre à des plans d’ajustement structurel. La dette permet aussi de tenir les citoyens sous contrôle social dès
lors qu’ils sont toujours débiteurs auprès d’un crédit logement, d’une bourse d’études, d’un fournisseur d’électricité, d’un vendeur d’écrans plats.

Riche dossier sur la thématique de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
monté par Bruxelles Laïque pour sa revue « Echos », avec la participation de nombreux.se.s membres du réseau CADTM.

Sommaire :

Edito
Ariane Hassid

Dette : de l’artefact social à l’outil de domination
Alice Willox

Dette du Sud : où en est-on ?
Jérémie Cravatte

Réduction de la dette et justice sociale ne sont pas incompatibles
Olivier Bonfond

Livre examen : Sankara, discours sur la dette
Sophie Léonard

Refuser la dette illégitime est possible !
Chiara Filoni

Microcrédit, macro-arnaque
Lucille Daumas

Dettes des femmes dans le cadre de la globalisation Globalisation (voir aussi Mondialisation) (extrait de Chesnais, 1997a)

Origine et sens de ce terme anglo-saxon. En anglais, le mot « global » se réfère aussi bien à des phénomènes intéressant la (ou les) société(s) humaine(s) au niveau du globe comme tel (c’est le cas de l’expression global warming désignant l’effet de serre) qu’à des processus dont le propre est d’être « global » uniquement dans la perspective stratégique d’un « agent économique » ou d’un « acteur social » précis. En l’occurrence, le terme « globalisation » est né dans les Business Schools américaines et a revêtu le second sens. Il se réfère aux paramètres pertinents de l’action stratégique du très grand groupe industriel. Il en va de même dans la sphère financière. A la capacité stratégique du grand groupe d’adopter une approche et conduite « globales » portant sur les marchés à demande solvable, ses sources d’approvisionnement, les stratégies des principaux rivaux oligopolistiques, font pièce ici les opérations effectuées par les investisseurs financiers, ainsi que la composition de leurs portefeuilles. C’est en raison du sens que le terme global a pour le grand groupe industriel ou le grand investisseur financier que le terme « mondialisation du capital » plutôt que « mondialisation de l’économie » m’a toujours paru - indépendamment de la filiation théorique française de l’internationalisation dont je reconnais toujours l’héritage - la traduction la plus fidèle du terme anglo-saxon. C’est l’équivalence la plus proche de l’expression « globalisation » dans la seule acceptation tant soit peu scientifique que ce terme peut avoir.
Dans un débat public, le patron d’un des plus grands groupes européens a expliqué en substance que la « globalisation » représentait « la liberté pour son groupe de s’implanter où il le veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possible en matière de droit du travail et de conventions sociales »
du genre
Isabelle Guérin, Magalie Saussey et Monique Selim

Livre examen : La dette cachée de l’économie. Le scandale planétaire
Sophie Léonard

Le service de médiation de dettes de Bruxelles Laïque témoigne
Moukwa Zegele et Elodie Leemans, Alexis Martinet

Si c’est gratuit, c’est vous le produit
Alice Willox

Esclavagisme économique et oppression morale de la dette et de l’endettement
Ababacar Ndaw

Qui paye le prochain potlatch ?
Mathieu Bietlot

Prise de position : Les expulsions de citoyens et citoyennes européens
Carlo Caldarini

Bruxelles laique echos 2014 02


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