21 novembre 2015 > 11 décembre 2015

Amsterdam

Ecole écosocialiste de l’IIRF 2015

Ici le programme complet de l’école de l’IIRF à la quelle différent-e-s délégué-e-s du réseau CADTM participeront.

Module 1. Concepts marxistes

Samedi 21 novembre
1. Introduction : la méthode du matérialisme historique/ la place du marxisme dans l’histoire par Alex Merlo

Dimanche 22 novembre
2. Mode de production / mode de reproduction, l’oppression des femmes dans la société capitaliste par Susan Pashkoff

Lundi 23 novembre
3. La relation entre la société humaine et la nature, le productivisme par Marijke Colle

Mardi 24 novembre
4. Le féminisme , le marxisme et l’intersectionalité : classe, genre, race et sexualité en tant que concepts qui se déterminent mutuellement par Nadia Demond

Mercredi 25 novembre
5. Le concept de classe : définitions objectives, contours changeants, expressions subjectives (migrations, genre, générations) par Léon Crémieux

Jeudi 26 novembre : Journée libre

Vendredi 27 novembre
6. Ondes longues et crises économiques, écologiques et de civilisation par
Henri Wilno

Module 2. L’approfondissement de la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
et ses contradictions.

Samedi 28 novembre
6. Du stade suprême du capitalisme à la mondialisation : impérialismes et sub-impérialismes, développement inégal et combiné par Alex De Jong

Dimanche 29 novembre
8. Climat, crise alimentaire et crise énergétique, luttes paysannes et migrations (luttes des femmes) par Marijke Colle

Lundi 30 novembre
9. La rôle mondial de la Chine, un défi pour les Etats-Unis par Pierre Rousset

Mardi 1 décembre
10. Impérialisme de l’U.E. et le cas de la Grèce par Eric Toussaint

Mercredi 2 décembre
11. La croissance des fondamentalismes réactionnaires et des nationalismes (en incluant les attaques contre les femmes immigrées et les droits des LGBTI) par Terry Conway

Jeudi 3 décembre : journée libre

Module 3. Les questions stratégiques dans un monde en mouvement.

Vendredi 4 décembre
12. L’impérialisme américain et les défis auxquels il est confronté au Moyen Orient par Julien Salingue

Samedi 5 décembre
13. Horizons nouveaux de la solidarité international et antiraciste : les refugiés climatiques, les désastres naturels, le fémonationalisme/homonationalisme et l’anti-impérialisme féministe/queer, le mouvement ouvrier et la lutte contre l’austérité par Peter Drucker

Dimanche 6 décembre
14. Changement climatique et transformation sociale

Lundi 7 décembre
15. Nouveaux partis de gauche : réformisme dans l’opposition ou dans le gouvernement (Syriza, Podemos, Venezuela, Equateur, Bolivie, Uruguay) par Brais Fernández
Mardi 8 décembre
16. La démocratie dans la société et dans l’Etat : sous le capitalisme et dans la transition vers le socialisme ( auto-organisation et autogestion, plan et marché) par Catherine Samary

Mercredi 9 décembre
17. Le défi du féminisme dans une société qui change : féminiser nos perspectives et nos mouvements par Penny Duggan

Jeudi 10 décembre
18. Importance stratégique de l’internationalisme et le rôle d’une internationale par Alex de Jong

Vendredi 11 décembre
Evaluation, grand nettoyage

Appel à donations de l’IIRF

Chèr.e.s ami.e.s,

Il semble que la prochaine École Écosocialiste en Novembre-Décembre va être l´une des plus internationales et remplies qu´on a eu. Vingt-neuf participants sont déjà inscrits pour participer dans ce séminaire de trois semaines où on discutera de sujets variés, du féminisme contemporain au nouveau visage de l´impérialisme et les diffèrent aspects de la lutte écologiste. On attend des participants de Haïti, du Sri Lanka, de l’Indonésie, de Colombie, de l’Inde, de Belgique, des Pays-Bas, de la République Démocratique du Congo et d’autres pays.

Des participant.e.s des écoles ont décrit ces écoles de formation comme “ des lieux très riches et importants” pour “former une perspective internationaliste” et comme une occasion importante d’apprendre des “luttes des peuples partout dans le monde”. L’intérêt international pour l’école prouve qu’elle répond à un besoin qu’ont les militant.e.s de discuter de stratégie, d’échanger des points de vue et de préparer sur le long terme un engagement en faveur d’un monde plus juste et durable.

Mais cette participation mondiale nous pose en même temps un vrai défi. L’augmentation du nombre de participant.e.s, et l’impact plus large de notre école signifie une augmentation de l’argent nécessaire. Les organisations participantes contribuent largement aux frais financiers pour les voyages mais les mouvements sociaux du Tiers Monde ont besoin de notre solidarité pour qu’elles puissent participer de façon optimale à cette formation. C’est la raison pour laquelle nous faisons un appel vers tout le monde pour contribuer à l’école par des donations petites et grandes. Votre argent rendra possible la participatin des militant.e.s du Tiers Monde, militant.e.s dont la contribution forme une perspective essentielle dans nos mouvements pour la justice sociale.

Vous pouvez donner de l’argent sur :

SOWS (Stichting voor Onderzoek naar en Vorming in het Wetenschappelijk Socialisme)

Adresse : Postbus 1962

1000 BZ Amsterdam

Numéro de compte : 1039161

IBAN : NL55INGB0001039161

BIC : INGBNL2A

Banque : ING

Boîte postale : 1800

1102 BW

Amsterdam

Pays-Bas

(notez pour votre don “school”)

Retrouvez des enregitrements des école précédentes sur www.iire.org

Soutien à l’IIRF

Pour renre possible extension du travail de l’IIRF, nous avons lancé un appel pour des donnations mensuelles. Si cent personnes font un don mensuel de 25 euros, celà rendra l’existence financière de l’IIRF sur le long terme plus durable et donnera au personnel les possibilités de développer encore plus l’effort de rénovation de la pensée socialiste par la tenue de séminaires et d’écoles, par la formation de nouvelles générations militantes et par l’expansion de nos publication. En récompense, les donateurs/trices qui donnent au moins 25 euros par mois, reçoivent gratuitement toutes les publications de l’IIRF. Ces donations peuvent se faire sur le même compte en banque çi-dessous. Contactez-nous si vous souhaitez en effet reçevoir nos livres par la poste


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