Eric Toussaint : Leçons de l’assemblée constituante en Équateur en 2007-2008

27 décembre 2016 par Eric Toussaint , Eleni Tsekeri , Pierre Carles


Dans cette vidéo interview réalisée par le cinéaste Pierre Carles et montée par Eleni Tsekeri, Eric Toussaint décrit le processus qui, en Équateur en 2007-2008, a conduit à l’adoption d’une nouvelle constitution.

Il explique en quoi ce processus a été démocratique. Il présente les dispositions de la constitution qui traitent de la dette : refus de socialiser les pertes des banques, audit permanent de l’endettement... Eric Toussaint met l’accent sur la possibilité de révoquer tous les mandataires publics par voie référendaire révocatoire. Cette possibilité est prévue par les constitutions qui ont été adoptées en Équateur (2008), Venezuela (1999) et en Bolivie (2008). Enfin, Eric Toussaint explique qu’il est tout à fait indépendant du gouvernement équatorien.



Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.
Il est l’auteur des livres Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation,Les liens qui libèrent, 2017 ; Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège.
Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.