Forum des luttes féministes africaines Kaolack/Sénégal - 4 février 2011 Programme avancé

3 février 2011


Pour informations et inscription, envoyez un mail à : forumdesfemmes chez yahoo.fr

7H30 -9H00 : Inscription des participant-e-s + Petit déjeuner

9H00 – 10H00 : Cérémonie d’ouverture des associations organisatrices en présence d’officiels
Animation culturelle et théâtrale

10H00 – 11H00 : CONFERENCE D’OUVERTURE (Les débats se feront en ateliers)
Thème : Regards des femmes africaines sur la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale
Proposition d’Intervenantes :
- Mathilde Gnagne (Secrétaire Exécutive de la Marche mondiale des femmes Côte d’Ivoire)
- Françoise Mulfinger (Experte en relations Nord/Sud et questions du genre auprès des Institutions européennes, syndicaliste)
- Coumba Touré (Forum féministe africain, ASHOKA/ Mali)

11H00-11H30 : PAUSE- REPARTITION DANS LES ATELIERS

11H30 – 13H30 : PREMIERE PHASE D’ATELIERS

Atelier 1 : Situations et luttes des femmes au Nord et au Sud » :
Proposition d’Intervenantes :
- Penda Ndiaye (RADI – Réseau africain pour le développement intégré/ Sénégal)
- Pauline Imbach (CADTM Belgique)

Atelier 2 : Impacts de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
sur la vie des femmes africaines

Proposition d’Intervenantes :
- Yvonne Ngoyi (Union des femmes pour la dignité humaine/UFDH RDC – CADTM Afrique)
- Abaix l’Estaca (CADTM Belgique)
Intervenantes complémentaires à confirmer

Atelier 3 : Diversité des féminismes :
Proposition d’Intervenantes :
- Monika Karbowska (CADTM coordination Europe, Réseau Femmes de l’Est et des Balkans)
- Maria Elena Saludas (ATTAC Argentine)
- Codou Bop (Forum féministe Sénégalais, Groupe de Recherche sur Femme et droit musulman, Charte des Féministes Africaines)

Atelier 4 : Droits des femmes et leur accès à la justice.
Quelles solidarités entre femmes pour assurer leur accès à la justice ainsi qu’une prise en charge des femmes victimes de violences ?

Proposition d’Intervenantes 
- Rokaya GAYE (RADI – Réseau africain pour le développement intégré)
- GF2D (Groupe de réflexion et d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
Femmes, Démocratie et Développement - Togo)
- Amsatou Sow Sidibé (Mouvement citoyen/ Sénégal)

Atelier 5 : Accès des femmes aux ressources productives, foncières, financières…
Proposition d’Intervenantes :
- ENDAPRONAT (protection naturelle des cultures)
- Lobé Sissokho - APROFES
- Aminatou Sarr (Conseil sénégalais des femmes)
- Marietou Dia (Action Aid)

13H30 – 15H00 : DEJEUNER

15H00 – 17H00 : DEUXIEME PHASE D’ATELIERS

Atelier 1 : Leaderships féminin en Afrique : Défis et enjeux
Quel leadership des femmes (dans les domaines économiques, politiques, sociaux et associatifs) susceptibles de se muer en force de propositions alternatives ?

Intervenantes :
- Binta Sarr (APROFES)
- Oumou Kantom Sarr (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme)
- Aminata Soumah (Professeure à l’Université Sonfonia de Guinée Conakry)
- Fatou Ciné Camara (Conseil sénégalais des femmes)

Atelier 2 : Le travail des femmes dans le secteur informel
Proposition d’Intervenantes 
- Aminata Ndiaye (GIE Suxali Jigeen / Sénégal)
- Représentante de l’association des femmes entrepreneures
- Représentante de la Mutuelle Teranga

Atelier 3 : Pourquoi être féministe aujourd’hui ? 
Proposition d’Intervenantes :
- Christine Vanden Daelen (CADTM Belgique)
- Françoise Mulfinger (Experte en relations Nord/Sud et questions du genre auprès des Institutions européennes, syndicaliste)
- Yvonne Ngoyi (Union des femmes pour la dignité humaine/UFDH RDC – CADTM Afrique)
- Représentante du Forum féministe sénégalais

Atelier 4 : Comment le patriarcat et le capitalisme renforcent-ils conjointement l’oppression des femmes ? 
Proposition d’Intervenantes :
- Myriam Bourgy (CADTM Belgique)

Atelier 5 : Place des femmes au sein du processus du FSM dix ans après
Proposition d’Intervenantes :
- Wilhemina Trout (coordinatrice de la Marche mondiale des femmes Afrique – Afrique du Sud)
- Fatou Sarr Ndiaye (Marche mondiale des femmes Sénégal)

17H30 – 20H00 : RESTITUTION DES ATELIERS ET PLENIERE DE CLOTURE

20H00 – 21H00 : BUFFET DE LA DIVERSITE AFRICAINE

21H00 – 23H00 : SOIREE CULTURELLE
Récital de Chansons, groupe de percussions et de Hip hop, Poèmes, Représentation Théâtrales, Danse, Sketchs…