Mali

Forum des peuples à Niono

31 octobre 2011 par Sékou Diarra

Allocution du Président du Forum des peuples et de la CAD-MALi

Mesdames et Messieurs.

Au nom de la Coalition des Alternatives Africaines Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et Développement (CAD Mali) et des mouvements sociaux, partie prenantes du Forum des peuples, c’est un honneur pour moi de vous souhaiter la bienvenue à la 10e édition du Forum des peuples à Niono, que nous organisons en marge du sommet du G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). (les pays puissants du G8 G8 Ce groupe correspond au G7 plus la Fédération de Russie qui, présente officieusement depuis 1995, y siège à part entière depuis juin 2002. , les 11 pays émergents Pays émergents Les pays émergents désignent la vingtaine de pays en développement ayant accès aux marchés financiers. et l’Union européenne) à Nice, en France les 3,4 et 5 novembre 2011.

Comme Mouvement social d’alternatives populaires panafricaines, nous organisons depuis 2002 le Forum des Peuples, un espace ouvert, démocratique et populaire en opposition à l’espace fermé, répressif et anti démocratique du G8 G8 Ce groupe correspond au G7 plus la Fédération de Russie qui, présente officieusement depuis 1995, y siège à part entière depuis juin 2002. . Le forum des peuples est partie prenante du Forum social Africain et Forum social mondial.

Depuis la crise financière de 2008 et la récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres. mondiale de 2009, le G8 s’est métamorphosé en G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). , devenu le centre de débats des dominants sur des solutions aux impasses interconnectées crées par le Consensus de Washington.

Une des légitimités du Forum des peuples est sa tenue en milieu rural depuis 2002 sur des questions d’atteinte du droit à la vie et vivre ensemble.

Si en 2002 et 2003, dans le village de Siby nous avons pointé du doigt les politiques « anti rurales et de dépaysanisation » caractérisées par la misère paysanne, leur exode massif et leur transformation en des sans terres, en des ouvriers agricoles ; en 2004 à Kita et 2005 à Fana, nous avons présenté respectivement des alternatives à la logique prédatrice de privatisation de la Régie de chemin de fer et de la Compagnie malienne des textilles (CMDT) sous le masque du partenariat public- privé du trio OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
, Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
et FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, en 2006 à Gao, le Forum des peuples en plus de la revendication des droits humains, a levé le voile sur les questions sécuritaires et base arrière militaire au Nord.

À Kouikoro, en 2007, les revendications du droit humain, de l’Eau et de l’Assainissement ainsi que la protection et la sauvegarde du Fleuve Niger, notre patrimoine commun, ont eu des échos politiques, le village de Sikasso et le Plateau Dogon ont accueilli respectivement en 2008 et 2009 le rassemblement des peuples indignés. Comme forces de propositions, les alternatives sur les questions de souveraineté alimentaires, agro-écologie et économie politique des agricultures paysannes, résolutions des conflits ruraux, adduction d’eau ville Bandiagara,

En 2010, - face à la mutation du G8 en G20 et à l’incapacité des puissants de ce monde à Séoul de stabiliser le système financier international ; d’enrayer les changements climatiques et l’exploitions des inégalités sociales ; de définir quel monde post-pétrole ? ; de comment nourrir la planète ; comment apporter les réponses politiques aux défis globaux dans un monde multipolaire ? - nous avons organisé une journée de manifestation populaire le 27 juin sur le terrain « Shaba Sangaré » à Lafiabougou, en Commune 4 de Bamako, en lieu et place du Forum des peuples. Une pétition contre l’accaparement des terres et une déclaration contre ont été adressées aux pouvoirs publics du Mali.

Chères participantes, chers participants

En refusant de nous dérober de notre devoir et droit d’être des sujets politiques de notre devenir, un citoyen, de participer, nous avons de façon démocratique choisi de se rassembler à Niono, chez les penseurs d’expression orale en milieu rural pour proposer des réponses – alternatives citoyennes cohérentes et durables aux impasses globaux sus-mentionnés. En outre la revalorisation du métier de paysans et l’amélioration de façon continue de la qualité de vie en milieu rural ; et l’obligation Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. Il peut aussi, si la société est cotée, revendre son titre en bourse.
de lever haut notre voix citoyenne contre le phénomène injuste de spéculation Spéculation Opération consistant à prendre position sur un marché, souvent à contre-courant, dans l’espoir de dégager un profit.
Activité consistant à rechercher des gains sous forme de plus-value en pariant sur la valeur future des biens et des actifs financiers ou monétaires. La spéculation génère un divorce entre la sphère financière et la sphère productive. Les marchés des changes constituent le principal lieu de spéculation.
(d’accaparement ) des terres africaines par des investisseurs étrangers - au mépris des couches rurales et du bien être du continent, ont aussi été parmi les arguments du choix de l’ Office du Niger.

Le focus sur les questions d’accaparement des terres africaines et de souveraineté des peuples n’est pas gratuit, car l’avenir de la planète (échecs Copenhague 2009 et de Cancun 2010) est menacé et l’économie mondiale est en danger. On ne peut laisser la clé de notre devenir commun à des intérêts financiers privés. Rester citoyen passif, indifférent, c’est signer notre retrait de notre responsabilité politique, de l’histoire de l’humanité, c’est notre mort.

En nous inscrivant dans le « rêve du contrat social mondial », revendiqué par les marches des indignés à travers le monde en octobre 2011, nous soutenons la solidarité des peuples (pactes social, environnemental et sanitaire- liens - et partage), symbolisant une autre narration de l’Afrique, celle des peuples, - qui est l’illustration des rêves/visions des Présidents Nkwame Nkrumah « l’Afrique doit s’unir », Modibo Keita « la décolonisation de l’Économie de l’Afrique », Amilcar Cabral « la décolonisation de l’esprit de la jeunesse Africaine », Thomas Sankara « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons), Juluis Nyerere « Faut-il que nous laissons mourir de faim pour pouvoir payer nos dettes » ; Mohamed Kadhafi (Fonds monétaire de l’Afrique ) ; du jeune leaders estudiantin Steve Biko « la conscience noire » ; le penseur paysan d’expression orale de KOLODUGU Issouf DEMBELE Planteur « la route qui mène au grenier est plus courte que celle qui mène au marché ».

En lien avec cette renaissance culturelle – changement radical, ce pan africanisation des luttes pour la libération de l’Afrique de la logique néolibérale d’économie de plantation et d’extraction minière, nous nous sommes engagés à nous mobiliser contre les décisions unilatérales et anti démocratiques du G20, qui a l’ambition à se transformer en un nouveau directoire multipolaire sur l’avenir de la planète.

Nous n’avons pas d’autre choix, car le monde de 2011 n’est que le prolongement de celui des années 1970, celui du Consensus de Washington : le bafouement des droits humains à travers la croissance de la marchandisation de la vie et des biens communs, l’attaque contre l’État social, contre le salaire, contre le droit des travailleurs.

Les manifestations récentes des indignés à travers le monde, les émeutes de la faim de 2007-2008, la grève de la faim des travailleurs de Huicoma 2009 -2010, et les impasses de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
aux USA, en zones euros sont les évidences que le capitalisme mondial de marché de croissance prend de « l’eau » de tous les cotés.

Le système a prouvé son incapacité de promouvoir le village planétaire et d’assurer la régulation des relations entre les peuples, les sociétés, les États dans l’intérêt général. Il a aussi démontré sa capacité de faire la guerre (culturelle, économique et militaire), un état permanent du système, et d’avoir tout marchandise, y compris la connaissance et la vie.

Plus grave, les agricultures paysannes n’ont pas été épargnées, car le même système déterministe de développement : désinvestissement public dans l’agriculture, la libéralisation commerciale et la modernisation forcée du paysannat. Cette situation s’est traduite dans tous les pays africains par la détérioration de leurs souverainetés nationales et de leurs capacités d’auto-promotion endogène. Cette érosion du droit à l’auto détermination, au contrôle des richesses et ressources naturelles affecte le droit démocratique, les libertés civiques des citoyens, en un mot : leur droit au travail et à la vie. En nous mobilisant contre ces injustes et inégalités sociales inacceptables, le G20 et alliés n’hésitent à nous taxer de « fauteurs de troubles »

Cependant, nous notons aussi que c’est un monde d’espoir : la déclaration de l’Assemblée mondiale des mouvements sociaux à Dakar et les soulèvements populaires dans le monde arabe et africain contre les dictatures en sont des évidences.

Face aux thèses d’intoxication sur la fin de l’histoire, des luttes des classes et de l’inexistence d’alternatives au système capitaliste de l’économie mondiale de marché ; nous avons plus que besoin de construire de nouvelles actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
de solidarité internationale des peuples et de convergences des luttes.

Car la solution ne viendra que d’en bas et les alternatives existent – et mêmes repris en compte par les dominants :

De nos jours, au Mali et ailleurs en Afrique les élections 2012, le déficit démocratique et l’actualité post politico- électorale sont des questions qui méritent d’être posées par les citoyens. Car l’actualité post électorale est faite de boycott passif ou actif, de division de l’opposition, des élections sans électeurs, de guerre… Pour permettre une participation populaire à l’exercice du pouvoir en 2012, les citoyens doivent se mobiliser pour donner la primauté à la voix du peuple contre la voix de l’argent.

Nous devons nous poser la question si nous devrions continuer à nous mobiliser de la même façon comme à Siby en 2002 et 2003, Kita en 2004, Fana en 2005, Gao en 2006, Sikasso en 2007, Koulikoro en 2008 et Bandiagara en 2009.

Non, nous devrons voir le monde autrement – ce monde du droit d’ingérence humanitaire – en violation des dispositions réglementaires de l’ONU et de propositions politiques l’UA – prendre conscience de l’urgence de changements radicaux et de convergence des luttes des forces sociales alternatives réunies autours d’objectifs communs. Comme mouvement social altermondialiste, nous pensons que le lien entre l’action des citoyens organisés et les forces politiques est fondamental et crucial dans toute transformation sociétale.

Le point de convergence de cette lutte sociale populaire est sa spécificité par rapport à la pertinence des thèmes et activités culturelles abordés dans le programme scientifique du Forum et qui constituent les préoccupations fondamentales de nos peuples.

Des débats et échanges en Symposium, conférences populaire paysannes, conférences plénières, ateliers , Thé politique et manifestations culturelle, espace des élus communaux…en relation avec le droit à la vie pour tous et du vivre ensemble, et les propositions alternatives qui sortiront seront consignées dans une déclaration soumisse aux autorités publiques du Mali et publiée par la presse. En souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte la 10é édition du Forum des peuples à Niono en alternatives aux décisions asymétriques du sommet du G20 de Nice/France .
Je vous remercie.

Bamako, le 31 octobre 2011
Le Président de la CAD Mali
Sékou DIARRA


Auteur.e

Sékou Diarra

ex-président de la CAD Mali (la Coalition des Alternatives africaines « Dette et Développement » - membre du réseau CADTM). Sekou Diarra est diplômé en politique économique et sociale, Membre du Collectif de Soutien de l’Association malienne des expulsés (AME).