France : Appel commun d’orgas nationales : « Pour une vraie sortie de crise » à la zad

19 avril par Zad Nadir


(CC - Flickr - Infoletta Hambach)

Alors qu’un rendez-vous entre une délégation du mouvement, la préfecture et M.Hulot aura lieu à 14h30, une ensemble d’organisations nationales, locales et députés lancent appel urgent « pour une vraie sortie de crise » à la zad (entre autre orgas nationales et premiers signataires : 350.org Franc, Association HALEM, ATTAC, Amis de la Terre, Amis de la Confédération Paysanne, CGT Vinci, Confédération Paysanne, les désobéissants, Greenpeace, Ensemble !, Longo Maï, Forum Civique Européen, Réseau Sortir du Nucléaire, Solidaires, Sud-Rail, Sud-PTT)

Une conférence de presse à ce sujet se tiendra jeudi 19 avril à 11h, à Paris, dans les locaux de la Bourse du Travail, salle Francisco Ferrer, 3 rue du Château d’Eau, 75010 PARIS. Contacts : Didier Aubé (Solidaires) : 06 78 75 43 62 / Clémence Dubois (350.org France) : 06 42 71 31 75

L’appel :

//// ZAD de NDDL : appel pour une vraie sortie de crise !

Avant la reprise du dialogue avec la préfète de Loire-Atlantique, des organisations nationales, associations et collectifs appellent fermement le gouvernement à permettre une sortie de crise à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La tentative d’expulsion des habitant-es de la ZAD engagée la semaine dernière par le gouvernement s’est soldée par un échec cuisant et prévisible. La méthode forte employée, brutale et guerrière a blessé de nombreuses personnes, semé la révolte et relancé un conflit stérile. Nous répétons que la poursuite des expulsions serait dramatique et ferait risquer un nouveau Sivens.

L’afflux de soutien en un temps record sur ce territoire est le révélateur du profond attachement inter-générationnel à ce lieu devenu un symbole d’expérimentation et d’espoir, bien loin des caricatures grossières et hâtives que veulent en donner certains politiques et ministres.

Le gouvernement continue néanmoins de mettre le couteau sous la gorge aux habitants encore non expulsés, menace des espaces d’activités non encore détruits, en enjoignant les habitants à accepter avant le 23 avril 2018 un modèle de régularisation purement individuel, qui opérerait un tri inacceptable entre eux. Alors que sur la Zad, solidarité et dimension collective sont expérimentées chaque jour et sont un des piliers de projets de vie.

Une écoute honnête et réelle quant à cette dimension collective du projet porté pour l’avenir de la Zad est essentielle. Une place doit être laissée à ce titre à des activités qui ont un caractère agricole, mais aussi artisanales, culturelles, sociales, ainsi qu’à l’ensemble des habitats. C’est ce maillage d’activités qui fait la richesse de ce lieu, un espace rural vivant, un lieu expérimental à cultiver, une singularité à préserver.

Alors que le mouvement d’occupation a accepté un nouveau rendez-vous avec la Préfète le 18 avril, nous ne pouvons croire que le gouvernement s’enferme définitivement dans une logique martiale, en méprisant au passage le soutien large dont bénéficie l’expérience de la Zad, comme le week-end du 14-15 avril l’a largement montré, sans laisser une place réelle au dialogue.

Nous réaffirmons donc notre soutien au territoire de la ZAD et demandons au gouvernement d’agir pour une véritable sortie de crise par le haut : En sortant de l’ultimatum du 23 avril pour permettre un dialogue de long terme en posant un calendrier aux échéances raisonnables et soutenables En retirant le dispositif militaire pour permettre des discussions apaisées En laissant la porte ouverte aux projets de prise en charge collective des terres de la ZAD par celles et ceux qui l’habitent.

Il s’agit aujourd’hui d’admettre, au niveau gouvernemental, que d’autres modèles de schémas sociétaux sont désirables et possibles, que des projets d’agriculture innovants sont à expérimenter et que la répression aveugle ne peut avoir de place dans une société équilibrée, démocratique et affichant sa volonté d’aller de l’avant.

Une conférence de presse se tiendra jeudi 19 avril à 11h, à Paris, dans les locaux de la Bourse Bourse La Bourse est l’endroit où sont émises les obligations et les actions. Une obligation est un titre d’emprunt (l’émetteur la vend à l’acheteur qui doit la rembourser à un taux et une échéance déterminés) et une action est un titre de propriété d’une entreprise. Les actions et les obligations peuvent être revendues et rachetées à souhait sur le marché secondaire de la Bourse (le marché primaire est l’endroit où les nouveaux titres sont émis pour la première fois). du Travail, salle Francisco Ferrer, 3 rue du Château d’Eau, 75010 PARIS. Contacts : Didier Aubé (Solidaires) : 06 78 75 43 62 / Clémence Dubois (350.org France) : 06 42 71 31 75

La signature de ce communiqué est toujours possible, les signatures seront ajoutées au fur et à mesure, contact : soutiensavenirzad2018@riseup.net


PREMIERS SIGNATAIRES

Organisations nationales :
- 350.org France
- Association HALEM
- ATTAC
- Amis de la Terre France
- Amis de la Confédération Paysanne
- CADTM France, CADTM Belgique
- CGT Vinci
- Confédération Paysanne
- Greenpeace
- Ensemble !
- Longo Maï
- Forum Civique Européen
- Réseau Sortir du Nucléaire
- Solidaires
- Sud-Rail
- Sud-PTT

Députés :
- Loic Prudhomme
- Mathilde Panot
- Danièle Obono
- Adrien Quatennens
- Eric Cocquerel
- Muriel Ressiguier
- Clémentine Autain

Associations et collectifs locaux :
- Amis de la Terre 54
- Association Chalonnaise pour la Transition Écologique
- Association familiale laïque de Commercy
- ATTAC 44
- ATTAC 45
- Bouillons Terres d’Avenir
- la CANVA
- CNT Stics-13
- Coordination CIGEO/BureStop (Asodedra, Burestop 55, Bure Zone Libre, Cedra 52, Eodra, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, MNE, Fédération MIRABEL Lorraine environnement)
- Collectif de permaculture et d’éducation populaire de la Somme
- Collectif climat pays d’Aix
- Collectif pour la sauvegarde des zones humides du Testet
- Comité de soutien NDDL du 72
- Comité de soutien NDDL de Loches (37)
- Comité de soutien de la presqu’île Guérandaise
- Comité de soutien NDDL Plateau de Saclay
- Comité de soutien NDDL de Châlon-sur-Saône
- Comité de soutien NDDL du Nord
- Comité de soutien NDDL du Pays de Retz
- Comité de soutien NDDL Saint-Jean de Boiseau Le Pellerin
- Comité de soutien NDDL Nord 79
- Comité NDDL du Comminges
- Comité de soutien bigouden de NDDL
- Christophe Laurens, du collectif Défendre Habiter
- CSDN 79
- Ende Gelände Paris
- Loïc Prud’homme et Mathilde Panot, députés de la France Insoumise
- Les Faucheurs Volontaires d’OGM OGM
Organisme génétiquement modifié
Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


- Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


- Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


- Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.

- Mouvement ECOLO
- Précaires Solidaires 21
- Réseau Stop Précarité
- Sang pour Sans (Champigny sur Marne)
- Sortir du Nucléaire 72
- Stop-EPR ni à Penly ni ailleurs !
- Vivre et agir en Maurienne



Source : Zad.nadir.org

Zad Nadir

Site des occupant⋅e⋅s de la ZAD, territoire prévu pour la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

La ZAD, c’est pour les aménageurs la Zone d’Aménagement Différé ; pour nous une Zone À Défendre : un bout de campagne à quelques kilomètres de Nantes (Bretagne) qui devrait, pour les décideurs, laisser place à un aéroport international.

Leur projet est de construire une plate-forme économique « Grand Ouest » d’envergure internationale allant de Nantes à Saint-Nazaire, qui ne formeraient plus qu’une seule et grande métropole. La réalisation de cette plate-forme demande de maîtriser tant le ciel, la mer, que la terre à travers le remplacement de l’actuel aéroport de Nantes par un nouveau à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi l’agrandissement du port de Saint-Nazaire, la construction de nouvelles routes et autoroutes…

Nos désirs, en venant habiter sur l’emplacement prévu de l’aéroport, sont multiples : habiter sur un territoire en lutte, ce qui permet d’être proches des personnes qui s’y opposent depuis 40 ans et de pouvoir agir en temps de travaux ; profiter d’espaces laissés à l’abandon pour apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste.

Ce site recueille des voix du mouvement d’occupation. Des voix plutôt que la voix : nous sommes une multitudes de groupes et d’individus avec des idées communes mais aussi beaucoup de différences.