Gênes : 15 ans après les grandes manifestations contre le G8 et la répression sanglante déclenchée par Berlusconi

20 juillet par Eric Toussaint

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À Gênes, du 18 au 23 juillet 2016 a été célébré le souvenir des actions qui ont marqué le sommet du G8 G8 Ce groupe correspond au G7 plus la Fédération de Russie qui, présente officieusement depuis 1995, y siège à part entière depuis juin 2002. (USA, Russie, R-U, Allemagne, Italie, France, Japon, Canada) qui s’est tenu ici il y a 15 ans exactement. Le 19 juillet le CADTM (Comité pour l’Abolition des dettes illégitimes) |1| co-organisait avec Fondazione Palazzo ducale di Genova, ATTAC, Pax Christi et le Comité Place Carlo Giuliani une rencontre d’une journée consacrée à la lutte pour l’annulation des dettes illégitimes. Plus de 200 personnes y ont participé provenant de toute l’Italie. La participation était particulièrement plurielle tant parmi les conférenciers/cières (puisque y ont pris la parole un archevêque, un évêque, des militants/tes de la gauche radicale, des militants/tes altermondialistes), que parmi les participants où on trouvait des militants d’extrême-gauche, des syndicalistes, des activistes, des représentants d’ONG du Fair trade, etc. Voir : http://genova.repubblica.it/cronaca/2016/07/19/foto/padre_zanotelli_dal_g8_alla_laudato_si_-144451520/1/

Rappelons que, pour protester contre la réunion du G8 G8 Ce groupe correspond au G7 plus la Fédération de Russie qui, présente officieusement depuis 1995, y siège à part entière depuis juin 2002. tenue à Genova du 20 au 22 juillet 2001, plus de 300 000 manifestants provenant de toute l’Europe s’étaient rassemblés. Berlusconi, chef du gouvernement, avait transformé la ville en un camp retranché. La majeure partie de la ville était interdite d’accès, des barrières hautes de plusieurs mètres avaient été dressées sur un périmètre de plusieurs kilomètres. Un véritable dispositif de guerre civile avait été mis en place par le gouvernement de Berlusconi. Des milliers de carabinieri et de policiers étaient préparés psychologiquement et physiquement à affronter violemment les manifestants. G. W. Bush était hébergé sur un bateau de guerre de la marine des États-Unis.

II y a eu des manifestations 3 jours durant

Je me rappelle très bien la matinée du 20 juillet. Nous avons tenu une réunion à 9h00 du matin entre organisateurs, parmi lesquels se trouvaient Raffaella Bollini de ARCI et du Genova Social Forum, Christophe Aguiton, ex-secrétaire général d’ATTAC France, Chris Nineham, de Globalize Resistance (Grande-Bretagne), Denise Comanne et moi-même pour le CADTM et quelques autres. Nous venions de recevoir, en toute dernière minute, de la part des autorités, les infos concernant le dispositif policier et les parcours autorisés des manifestations. En regardant le plan de ce dispositif, nous nous sommes dit que celui-ci était clairement destiné à provoquer des affrontements sanglants notamment parce que la manifestation des « Tutti bianchis » se terminait dans une véritable nasse. Il était impossible de modifier les plans, aucune négociation n’ayant lieu. Et effectivement, ce jour-là dans l’après-midi, Carlo Giuliani, un jeune manifestant de 23 ans, était abattu par des policiers, un véhicule de police passant délibérément sur son corps alors que Carlo Giuliani, victime de deux tirs de la police, gisait déjà sur le sol.

Le lendemain, le 21 juillet, 300 000 manifestants défilaient pour la protection des droits des migrants. Les forces de répression utilisaient massivement des gaz lacrymogènes et agressaient une nouvelle fois les manifestants à de nombreuses reprises.


Dans la nuit du 22 au 23 juillet, les carabinieri ont envahi une école qui servait de dortoir à une partie des manifestants (voir l’article du Monde). Je me souviens également très bien de ce moment dramatique car je me trouvais dans la rue, à 80 mètres de l’école en question, tout près du mediacenter du Genoa Social Forum. J’étais en compagnie de Walden Bello, un militant philippin, dirigeant à l’époque de Focus on the Global South basé à Bangkok. Nous avons vu les carabiniers empêcher les ambulances, pendant au moins une demi-heure, de se rapprocher du lieu où ils étaient en train d’agresser des dizaines d’activistes. Nous avons vu passer des brancardiers qui transportaient des corps inertes. Nous avons pensé qu’une fois de plus il y aurait des morts cette nuit-là. Heureusement, cela n’a pas été le cas. Il s’agissait probablement de manifestants inconscients momentanément. Les agressions ont continué les jours suivant dans une caserne où étaient détenus des manifestants qui ont été battus et obligés d’entonner des chants fascistes.

Comme l’écrivait le quotidien Le Monde en avril 2015, « Il aura fallu attendre quatorze ans pour obtenir une condamnation. Ce sera finalement celle d’un pays. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné, mardi 7 avril, l’Italie pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH. » voir http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/07/l-italie-condamnee-par-la-cedh-pour-des-violences-policieres-lors-du-g8-de-genes-en-2001_4611183_3214.html

Lors de ces manifestations des délégations étaient venues de toute l’Europe. Une grande partie de la délégation grecque, dans laquelle se trouvait Alexis Tsipras (27 ans à l’époque), n’avait pas réussi à atteindre Genova car le train spécial qui la transportait avait été bloqué par la police de Berlusconi. Pablo Iglesias, l’actuel leader de Podemos, âgé à ce moment-là de 22 ans, faisait partie de l’importante délégation qui venait de l’État espagnol.

Après cette manifestation de Gênes, le G8 |2| a décidé de se réunir le plus loin possible des lieux où pourraient se rassembler des manifestants.

La manifestation de Gênes faisait partie de la phase montante du mouvement anti-globalisation Globalisation (voir aussi Mondialisation) (extrait de Chesnais, 1997a)

Origine et sens de ce terme anglo-saxon. En anglais, le mot « global » se réfère aussi bien à des phénomènes intéressant la (ou les) société(s) humaine(s) au niveau du globe comme tel (c’est le cas de l’expression global warming désignant l’effet de serre) qu’à des processus dont le propre est d’être « global » uniquement dans la perspective stratégique d’un « agent économique » ou d’un « acteur social » précis. En l’occurrence, le terme « globalisation » est né dans les Business Schools américaines et a revêtu le second sens. Il se réfère aux paramètres pertinents de l’action stratégique du très grand groupe industriel. Il en va de même dans la sphère financière. A la capacité stratégique du grand groupe d’adopter une approche et conduite « globales » portant sur les marchés à demande solvable, ses sources d’approvisionnement, les stratégies des principaux rivaux oligopolistiques, font pièce ici les opérations effectuées par les investisseurs financiers, ainsi que la composition de leurs portefeuilles. C’est en raison du sens que le terme global a pour le grand groupe industriel ou le grand investisseur financier que le terme « mondialisation du capital » plutôt que « mondialisation de l’économie » m’a toujours paru - indépendamment de la filiation théorique française de l’internationalisation dont je reconnais toujours l’héritage - la traduction la plus fidèle du terme anglo-saxon. C’est l’équivalence la plus proche de l’expression « globalisation » dans la seule acceptation tant soit peu scientifique que ce terme peut avoir.
Dans un débat public, le patron d’un des plus grands groupes européens a expliqué en substance que la « globalisation » représentait « la liberté pour son groupe de s’implanter où il le veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possible en matière de droit du travail et de conventions sociales »
, connu également comme mouvement altermondialiste. On peut situer approximativement en 1994 le début de cette phase montante avec l’apparition publique du mouvement néo zapatiste au Mexique en janvier 1994 et la grande manifestation anti Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
et anti FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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de Madrid d’octobre 1994 dans le cadre de la campagne « 50 ans cela suffit » |3|. D’autres points de départ pourraient être pris en compte comme la grande manifestation de Paris anti G7 G7 Groupe réunissant les pays les plus puissants de la planète : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon. Leurs chefs d’État se réunissent chaque année généralement fin juin, début juillet. Le G7 s’est réuni la première fois en 1975 à l’initiative du président français, Valéry Giscard d’Estaing. de juillet 1989 sur le thème de l’annulation des dettes du Tiers Monde. Font partie également de cette phase montante : la rencontre « intergalactique » convoquée au Chiapas au Mexique par le mouvement néo zapatiste (EZLN) en 1996, la mobilisation de Seattle (USA) de novembre 1999 contre l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
, la grande manifestation de Bangkok en février 2000, la grande manifestation anti BM et anti FMI d’avril 2000 à Washington et de septembre 2000 à Prague, la première réunion du Forum social mondial en janvier 2001 à Porto Alegre… Cette phase ascendante a connu son apogée avec les grandes manifestations de février 2003 contre l’invasion de l’Irak qui a finalement eu lieu à partir du 20 mars 2003. Ces manifestations ont réuni à l’échelle de la planète près de 10 millions de participants |4|.

Le Forum social mondial, le Forum social européen, le Forum social d’Amérique latine, le Forum social africain, le Forum social asiatique, ont commencé à décliner à partir de 2005-2006 notamment quand certaines de ses composantes ont modéré fortement leur position en se compromettant dans le soutien à des gouvernements comme le gouvernement Lula au Brésil (à partir de 2003), le gouvernement du parti du Congrès en Inde (2004-2009), le gouvernement Prodi en Italie (2006-2008). Le FSM a connu des rebonds, l’un en 2009 (Bélém), les autres en 2012 (Dakar), 2013 (Tunis) et 2015 (Tunis) mais son déclin s’est poursuivi sans qu’une autre structure ne réussisse à émerger. Cette absence de structure de convergence mondiale des résistances et des alternatives constitue un très grave problème. Pour un bilan de cette période voir la série de 5 articles : Éric Toussaint, « Le contexte international des indignations mondiales » http://www.cadtm.org/Breve-retrospective-des-mouvements ; http://www.cadtm.org/La-crise-mondiale-precede-le ; http://www.cadtm.org/Du-printemps-arabe-a-Occupy-Wall ; http://www.cadtm.org/Quelques-traits-communs-des ; http://www.cadtm.org/Indignees-et-indignes-du-monde Voir également : Éric Toussaint : “Le Forum social au contact d’une réalité en ébullition produit une réaction chimique positive”, http://www.cadtm.org/Le-Forum-Social-au-contact-d-une, publié le 31 mars 2013

Le printemps arabe et les grands mouvements des indignés, qui ont commencé en 2011, n’ont pas abouti à la création d’une nouvelle structure internationale de lutte qui est pourtant plus que jamais nécessaire.

Lors de l’intervention que j’ai présentée le 19 juillet 2016 à Gênes lors de la conférence sur l’annulation des dettes illégitimes, j’ai retracé brièvement les répudiations de dettes qui ont eu lieu au cours des deux derniers siècles. J’ai souligné par ailleurs, comme d‘autres intervenants, la tradition millénaire des annulations des dettes privées en commençant par les annulations qui avaient lieu périodiquement en Mésopotamie, il y a plus de 3 000 ans |5| en passant par la naissance de la démocratie athénienne sous Solon et la tradition biblique. J’ai insisté sur l’importance des annulations de dettes privées illégitimes que ce soient les dettes hypothécaires illégitimes (en rappelant que 12 millions de familles ont été expulsées de leurs logements par les banques aux États-Unis depuis 2007, de même plus de 300 000 familles ont été expulsées de leurs résidences en Espagne depuis 2009), les dettes étudiantes illégitimes (en particulier au Royaume-Uni et aux États-Unis), les dettes illégitimes des paysans en Inde ou ailleurs, les dettes illégitimes liées aux abus du micro crédit au Maroc et dans de nombreux pays. J’ai insisté sur l’obligation de désobéir aux créanciers quand ceux-ci avancent des exigences illégitimes ou / et incompatibles avec la garantie des droits humains. Je suis revenu sur les leçons de la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en juillet 2015, due à son refus de suspendre le paiement de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, son refus de se baser sur les résultats de l’audit réalisé par la Commission pour la vérité sur la dette grecque, son refus de respecter le résultat du référendum du 5 juillet 2015 que lui-même avait pourtant convoqué. Les leçons pour l’avenir : la nécessité pour tout gouvernement populaire (ou pour toute force de gauche qui prétend participer à un gouvernement) de résister aux créanciers, de désobéir aux institutions et aux traités européens, de s’appuyer sur des mobilisations populaires et de respecter la volonté du peuple. La nécessité pour ceux et celles d’en bas de maintenir une pression maximale sur les gouvernements considérés comme amis afin qu’ils ne capitulent pas et qu’ils mettent réellement en œuvre un authentique programme alternatif.


Notes

|1| Les deux intervenants du CADTM international le 19 juillet 2016 étaient Chiara Filoni et Éric Toussaint. À noter qu’ATTAC Italie a adhéré au CADTM international en avril 2016 lors de l’assemblée mondiale du CADTM tenue à Tunis.

|2| À noter également que, vu les tensions avec la Russie, le G8 se réduit actuellement au G7. La dernière réunion en date s’est tenue au Japon en mai 2016. Voir http://www.japan.go.jp/g7/summit/

|3| Rappelons que le CADTM est né en 1990 dans la foulée de la grande manifestation de Paris de 1989 et qu’il a activement soutenu le mouvement néo zapatiste en se rendant au Mexique dès juillet 1994 et en co-organisant la manifestation anti BM et anti FMI d’octobre 1994 à Madrid.

|4| Voir notamment https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_mondiales_contre_la_guerre_d%27Irak

|5| Voir Éric Toussaint, ’La longue tradition des annulations de dettes en Mésopotamie et en Égypte du 3e au 1er millénaire av. J-C’, http://www.cadtm.org/La-longue-tradition-, publié le 24 août 2012

Auteur.e

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, est porte-parole du CADTM international et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014, Procès d’un homme exemplaire, Editions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège Dernier livre : Bancocratie ADEN, Brussels, 2014. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 créée par la la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission a poursuivi ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.