Éric Toussaint à propos du troisième mémorandum grec signé par Tsipras

Grèce : « Le refus de prendre en compte le référendum constitue une circonstance aggravante »

16 octobre 2015 par Eric Toussaint , Fátima Fafatale

La conclusion de la dernière réunion de la Commission pour la Vérité sur la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
grecque qui s’est tenue du 22 au 25 septembre est très claire. Le troisième mémorandum signé par Alexis Tsipras est tout aussi illégal, illégitime, odieux et insoutenable que les deux précédents. Mais le refus de prendre en compte le référendum du 5 juillet 2015 est une circonstance aggravante pour ce troisième mémorandum, comme le coordinateur scientifique de la Commission, Éric Toussaint, l’a expliqué dans une interview à la revue espagnole Diagonal, publiée le 05/10/2015. Au cours de cette interview, il analyse les dernières élections grecques, énumère les intéressantes révélations de la Commission et évalue les processus d’audit qui commencent à se développer dans les différentes villes de l’État espagnol.

Diagonal : Quelle est la conclusion de la réunion de la Commission pour la Vérité sur la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
grecque qui s’est tenue dans le parlement grec du 22 au 25 septembre 2015 ?

Éric Toussaint : Elle est extrêmement claire. La Commission, qui s’est réunie au Parlement grec du 22 au 25 septembre 2015, a considéré la nouvelle dette comme étant aussi illégale, illégitime, odieuse et insoutenable que les autres, pour les mêmes raisons que celles liées aux autres mémorandums |1| . Il y a d’une certaine manière un facteur aggravant par rapport aux deux premiers, qui est le refus de prendre en compte le NON massif (à 62 %) du peuple grec aux injonctions des créanciers eu égard à la dette et aux nouvelles mesures d’austérité lors du référendum du 5 juillet. La population était consciente des menaces des créanciers. Et c’est la raison pour laquelle le refus de prendre en compte les résultats du référendum représente un facteur aggravant - tant de la part des créanciers qui ont augmenté leurs exigences, que de la part de la majorité du gouvernement - je dis majorité car 6 ministres et vice-ministres n’ont pas accepté l’accord du 13 juillet. Avec l’appui des trois partis qui avaient appelé à voter OUI (POTAMI, Nouvelle Démocratie et le PASOK), Tsipras a pu parvenir à une majorité au parlement pour adopter l’accord dans la nuit du 15 au 16 juillet 2015.

D : Pourquoi crois-tu que Tsipras a de nouveau gagné les élections du 20 septembre 2015 ?

E.T. : Lorsque l’on prend en compte les différentes étapes, c’est très clair. Les Grecs n’avaient plus la possibilité de rejeter ce mémorandum qui a été signé définitivement par le gouvernement et adopté par le Parlement le 13 août. Les Grecs ont donc émis un vote de gauche utile, considérant que puisque le mémorandum était de toute façon là, Tsipras comme Premier ministre représentait un moindre mal. Si la population avait voté pour POTAMI, PASOK ou Nouvelle Démocratie, ils auraient eu toute la cruauté du troisième mémorandum. Alors qu’en votant pour Syriza, ils imaginent que Tsipras va essayer de trouver des palliatifs puisqu’il s’est engagé à adoucir certaines des mesures les plus brutales.

Il est clair que les gens ont voté utile, mais en même temps, 800 000 personnes qui avaient émis un vote le 25 janvier n’ont pas voté. L’abstention a dépassé 43 % et Syriza a perdu 300 000 voix, Nouvelle Démocratie en a perdu 200 000 et Potami, le plus « pro mémorandum », a perdu la moitié de son électorat. Le PASOK a réussi à récupérer les votes qui étaient allés du PASOK vers le nouveau parti créé par Giórgos Papandréou en janvier 2015 et qui ne s’est pas présenté lors de ces dernières élections. Parmi les partis favorables au mémorandum, le PASOK a été le moins affecté par les pertes en nombre de voix.

L’abstention a dépassé les 43 % et Syriza a perdu 300 000 voix.

L’Unité populaire a rassemblé 150 000 voix, ce qui est clairement très en deçà de ce que prévoyaient les sondages peu après que 25 députés de Syriza aient quitté le parti à la fin du mois d’août. Mais il est évident qu’ils ont eu très peu de temps pour diffuser leur proposition et se construire en tant que nouveau parti. Je pense que les gens savaient qu’il n’y avait aucune possibilité que l’Unité populaire gagne contre Syriza, ce qui a fait qu’une partie des électeurs potentiels d’Unité populaire ont préféré voter pour Syriza.

Les faits sont cohérents et les explications sont claires, selon mon analyse. Le parti néo-nazi Aube Dorée n’a pas réussi à augmenter le nombre de voix obtenues, il en a au contraire perdu 20 000, même si les pertes sont limitées. Il est important de le souligner car ce parti continue de représenter un grand danger pour la Grèce. En dehors de ceux qui se sont abstenus, les Grecs, en réélisant Tsipras, restent opposés à l’austérité et espèrent qu’il pourra pallier les impacts néfastes du 3e mémorandum.

Comme la majorité des nouvelles mesures n’a pas encore été mise en œuvre, la population n’a pas encore fait l’expérience d’une nouvelle dégradation des conditions de vie. C’est la raison pour laquelle Tsipras a convoqué des élections le plus rapidement possible car il voulait se défaire de son aile gauche radicale pour avoir une nouvelle majorité qui accepte la capitulation du 13 juillet.

Tsipras a convoqué des élections le plus rapidement possible car il voulait se défaire de son aile gauche radicale pour avoir une nouvelle majorité qui accepte la capitulation du 13 juillet.

D : Qui ont été les participants à ces sessions de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque et quels ont été leurs apports ?

E.T. : Il y a eu un accord total entre juristes tant nationaux qu’étrangers sur le caractère contraignant du référendum étant donné que les questions posées aux citoyens grecs étaient très claires. Le document du 13 juillet étant encore pire que celui rejeté une semaine auparavant, il est clair qu’il y a une contradiction indéniable.

Nous avons approfondi l’analyse du sauvetage bancaire qui, entre 2010 et la mi-juillet 2015, s’est élevé à un coût direct d’au moins 48 milliards d’euros. Une partie très importante de la dette contractée provient du sauvetage bancaire qui n’a pas réussi à assainir les banques grecques, raison pour laquelle dans le troisième mémorandum, 25 milliards d’euros sont prévus pour recapitaliser à nouveau le secteur bancaire. Et nous considérons qu’en dépit de cela, les banques vont continuer à être insolvables car le bilan comporte quantité de crédits en retard, avec un niveau d’impayés considérable de la part des entreprises et des ménages en raison de la récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres. économique des 5 dernières années, récession provoquée par les politiques de la Troïka Troïka Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne qui, ensemble, imposent au travers des prêts des mesures d’austérité aux pays en difficulté. . Nous avons averti le peuple grec de la gravité de la situation et des dangers très présents pour le futur.

Dans le troisième mémorandum, 25 milliards d’euros sont prévus pour recapitaliser à nouveau le secteur bancaire.

Un autre point important que nous avons souligné avec un document de trois pages |2| est que la Troïka est toujours belle et bien là ; en réalité, il s’agit désormais de quatre institutions : à la Commission européenne (CE), la Banque centrale européenne BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
(BCE) et le FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, s’est maintenant rajouté le Mécanisme européen de stabilité (MES). Les politiques que ces institutions imposent rendent impossible d’atteindre les objectifs fixés en termes budgétaires. Les créanciers vont certainement exiger de nouvelles coupes budgétaires d’ici 6 mois à 1 an. Nous avons clairement expliqué cela au peuple grec.

Nous avons également annoncé que nous allons continuer le travail. Il est de notoriété publique qu’aucun membre de la Commission ne reçoit de rémunération, et de ce fait, peu importe que nous ayons ou non l’appui institutionnel de la nouvelle présidence du Parlement grec. La présidente du Parlement a été remplacée par un ministre favorable au mémorandum, Nikos Voutsis, qui dissoudra certainement la Commission. Si tel est le cas, nous allons constituer une nouvelle association avec Zoe Konstantopoulou et les mouvements sociaux pour poursuivre l’audit uniquement avec un caractère citoyen, comme nous l’avons fait de 2011 à avril 2015.

D : Pourquoi Varoufakis qui avait confirmé sa présence à la Commission a-t-il décliné l’invitation quelques heures après le résultat des élections gagnées par Tsipras ?

E.T. : Avec le résultat électoral, les pressions exercées à son égard de la part de Syriza et les menaces de procès à son encontre - il faut savoir que POTAMI, Nouvelle Démocratie et le PASOK veulent faire juger Varoufakis pour trahison -, je dirais que sous cette pression il a décidé de ne pas se présenter à la Commission, ce que je regrette fortement.

D : L’ancien vice-ministre de la défense, Costas Isychos, a présenté à la Commission la politique néfaste des dépenses militaires de la Grèce. Cette politique a elle été poursuivie par Tsipras ?

E.T. : Le 24 septembre, Costas Isychos, ex-vice-ministre de la défense, nous a communiqué des documents très importants et a souligné qu’il a dû lutter contre le Ministre de la défense, Panos Kamenos, le président des Grecs indépendants (ANEL), qui tente de maintenir des dépenses militaires exagérées dans le cadre de l’OTAN OTAN
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
Elle assure aux Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression, mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer leurs forces armées à un système de défense placé sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en 1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en 1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999.
 |3|. Kamenos a ainsi obtenu la reconduction de l’accord militaire avec Israël et a reçu le soutien de Tsipras. En dehors de l’aspect lié à la corruption, une partie importante des dépenses militaires sont liées aux missions imposées à la Grèce par l’OTAN en raison de sa proximité avec le Proche et le Moyen-Orient. Il s’agit de dépenses qui n’ont rien à voir avec la paix et la défense de la Grèce mais qui sont liées à des missions en Libye, en Égypte, en Syrie, en Irak, en Israël, etc.

Le Ministre de la défense, Panos Kamenos, a obtenu la reconduction de l’accord militaire avec Israël et a reçu le soutien de Tsipras.

D : L’Union européenne (UE) a-t-elle fait pression sur ses pays membres pour qu’ils s’abstiennent lors du vote de la résolution de l’ONU sur les dettes souveraines ?

E.T. : La pression est publique comme en atteste un document officiel |4|. Mais le comble de l’hypocrisie est que l’Allemagne et le Royaume-Uni ont refusé la consigne de vote européenne et ont voté contre la résolution, alors qu’ils ont fait pression sur la Grèce pour qu’elle se plie à ladite consigne et ne vote pas en faveur de la résolution qui lui était favorable.

D : L’ancien ministre des relations extérieures, Nikos Kotzias, a-t-il répondu à votre question sur cette abstention de la Grèce ? Quelle évaluation fais-tu de sa réponse ?

E.T. : La présidente du Parlement en poste jusqu’au 4 octobre 2015 a dénoncé cette attitude et l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a répondu qu’il « regrettait beaucoup ce vote de la Grèce » |5|. Celui qui a émis le vote au nom du gouvernement grec est Yorgos Chouliarakis. Il s’agit d’un membre actuel de l’équipe économique de Tsakalotos et il est considéré comme un des meilleurs alliés des créanciers européens au sein du nouveau gouvernement de Tsipras |6|. Pour cette raison, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a dit que Chouliarakis faisait partie des ministres ayant la préférence pour poursuivre la relation avec les Européens, au même rang que Dragasakis et Tsakalotos qui sont également tous les deux dans le nouveau gouvernement. En tant que Commission pour la Vérité, nous avons dénoncé cette attitude qui démontre le niveau de coercition qui affecte le gouvernement grec et la soumission de celui-ci. Nous n’avons obtenu aucune réponse.

D : Tu as été invité par l’ONU pour évaluer cette résolution de la dette souveraine. Ta proposition en trois articles a-t-elle été prise en compte ? Cette résolution va-t-elle supposer un quelconque changement ?

E.T. : Il y a eu clairement un accueil positif de mes recommandations de la part de certaines délégations à l’Assemblée de la CNUCED Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
CNUCED
Elle a été créée en 1964, sous la pression des pays en voie de développement pour faire contrepoids au GATT (prédécesseur de l’OMC).
Site web : http://www.unctad.org
 |7| à laquelle j’ai été invité à Genève le 14 septembre, quatre jours après le vote à l’assemblée générale de l’ONU |8|. Mais franchement, je ne crois pas qu’ils vont adopter les trois principes supplémentaires que j’ai proposés, en dépit d’un appui de plusieurs pays. Le premier de ces principes supplémentaires figurait en effet déjà dans la résolution du Conseil des droits de l’homme adopté en 2012, mais il ne figure pas dans la résolution des Nations unies du 10 septembre. Il s’agit de l’obligation Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. Il peut aussi, si la société est cotée, revendre son titre en bourse.
d’organiser des audits de la dette avec participation citoyenne.

Les trois principes que j’ai proposés sont les suivants :

- l’obligation d’organiser des audits de la dette avec participation citoyenne ;
- le droit souverain du pays débiteur de suspendre le paiement si la négociation ne débouche pas sur une solution satisfaisante dans un laps de temps raisonnable ainsi que la possibilité de suspension de paiement sur base de l’état de nécessité ;
- l’interdiction de transformer des dettes privées en dettes publiques.

D : Tu as fait mention auprès de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque des audits dans les villes espagnoles. Quelles attentes en as-tu ?

E.T. : J’ai beaucoup d’attentes à cet égard même si je pense que cela va être compliqué. En effet, il y a un risque que les gens se fatiguent déjà au cours des audits des municipalités et n’aient ensuite plus la même énergie pour imposer l’audit au niveau de l’État espagnol. Il est vital de réaliser ces audits municipaux, mais il faut considérer qu’il s’agit là seulement d’une première bataille. La bataille fondamentale, si nous voulons gagner, doit se mener au niveau de l’État espagnol. En effet, l’adoption de mesures suite à un audit municipal implique une rébellion claire face à l’État qui va menacer d’imposer des mesures de rétorsion à ces municipalités. Celles qui entament ce processus doivent se préparer à ces conséquences. Si on se limite à un exercice intellectuel, il y a le risque que les citoyens considèrent cela comme un exercice et non comme un acte politique qui débouche sur des mesures fortes. De toute manière, je veux apporter clairement mon soutien aux autorités municipales de gauche qui ont décidé de lancer un processus d’audit avec participation citoyenne. En tant que réseau européen et international, le CADTM est disposé à aider les municipalités et les mouvements sociaux qui s’y impliquent.

D : Crains-tu des déceptions similaires à celles de Tsipras dans les autres pays ?

E.T. : Je n’ai pas la même inquiétude à l’égard des municipalités qui ont pris la décision de mettre en place des audits, car Manuel Carmena, Ada Colau et « Kichi » |9| sont des personnes qui, alors qu’ils étaient à la tête de l’exécutif, ont pris la décision de lancer un audit. Dans le cas grec en revanche, cela n’a pas été une initiative de l’exécutif, mais bien de la présidente du Parlement grec qui a pensé pouvoir compter sur l’appui de Tsipras. Or, cet appui n’a été que verbal et il ne s’est pas concrétisé |10|.

Je suis davantage inquiet par rapport aux dirigeants de Podemos ou d’autres formations politiques - je ne connais pas bien les réactions de Izquierda Unida, certaines de ces formations ont appuyé la capitulation de Tsipras et s’ils continuent de soutenir la poursuite des mesures d’austérité par le gouvernement grec, cela aura des conséquences funestes pour l’Espagne.

Traduction : Virginie de Romanet


Auteur.e

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, est porte-parole du CADTM international et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014, Procès d’un homme exemplaire, Editions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège Dernier livre : Bancocratie ADEN, Brussels, 2014. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 créée par la la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission a poursuivi ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.


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