26 juin

Blanc-Mesnil (93), France

« Guerre et paix » - Guerre coloniale et dettes des pays du Sud

La FAC des Citoyens du Blanc Mesnil, accueillera le 26 juin prochain Nicolas SERSIRON, Vice-Président de CADTM France, au Lycée Jean MOULIN

Pour cette quatrième conférence du Cycle 2017 de l’Université Citoyenne du Blanc Mesnil autour de la thématique « Guerre et Paix » Nicolas SERSIRON vient nous livrer sa réflexion, son témoignage, ses actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
et des exemples concrets pour une alternative à l’effroyable guerre extractiviste engagée depuis plusieurs années par l’accaparement des terres et l’expansion impérialiste de l’agriculture productiviste en Afrique.

Son ouvrage ; Dette et extractivisme sera en « référence » de la soirée.

Cette guerre est responsable, avec l’alimentation industrielle, de 50 % des GES émis.

Depuis plus de trois décennies, la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
frappe au Sud, empêchant toute forme d’émancipation des peuples, les broyant dans l’étau de l’ajustement structurel Ajustement structurel Les Plans d’ajustement structurel ont été imposés par les IFI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts, projets financés par la Banque mondiale, conditionnalités du FMI, etc.
Les Plans d’austérité, appliqués depuis aux pays endettés du Nord, sont des copiés/collés des Plans d’ajustement structurel subits par les pays du Sud depuis 30 ans.
, répandant corruption et misère. Le thème de la dette publique fait irruption au Nord. Les peuples européens sauront ils se mobiliser pour que les décisions prises au Nord ne soient pas le pendant des funestes décisions imposées aux peuples du Sud ? Telles seront les interrogations de cette conférence.

Rendez-vous au Lycée Jean MOULIN du Blanc Mesnil le 26 juin de 19h00 à 21h00 (02 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE 93150 LE BLANC MESNIL)


3 conférences se sont déjà tenues en 2017 :
- Le 06 février avec Anne MORELLI sur les discours dominant précédents les conflits, histoire des conflits dans le monde,
- Le 20 mars avec Carol MANN sur « les Femmes dans la Guerre »,
- Le 22 mai sur « Guerres sociales et Economiques », les classes sociales dans la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
, avec A Catherine WAGNER.

La dernière conférence du cycle se tiendra le 25 septembre 2017 au Lycée MOZART sur le Vivre en paix, implications, engagements et combats nécessaires, avec un philosophe (en cours de recherche).


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