-
L’Irak entre fausse générosité et vrai pillage
par
Virginie de Romanet
14 juin 2008
Lors de la conférence sur l’Irak à Stockholm fin mai 2008, conférence dite « de suivi du Contrat international d’objectifs pour l’Irak » adopté à Charm el Cheik (Egypte) en mai 2007, le secrétaire d’Etat belge aux affaires étrangères, Olivier Chastel, a déclaré que la Belgique s’engageait à annuler 80% de la dette publique irakienne vis-à-vis de la Belgique d’ici la fin de l’année 2008.
-
La dette odieuse de l’Irak
par
Eric Toussaint
16 mai 2006
Depuis 20 ans, alors que les gouvernements des pays débiteurs n’ont pas mené bataille sur la question de la dette odieuse, les grandes puissances (qui sont en même temps les créanciers) se sont bien gardées de la remettre sur le tapis. Soudain, les 10 et 11 avril 2003, la dette odieuse apparaît dans le discours de l’administration Bush. Celle-ci demande à la France, à l’Allemagne et à la Russie (qui s’étaient opposées à la guerre contre l’Irak) de renoncer à leurs créances sur l’Irak. Toute la presse (...)
-
Opération Liberté d’Entreprendre : le FMI et la Banque mondiale en Irak
par
Basav Sen,
Hope Chu
28 mars 2006
Tandis que l’occupation américaine en Irak, qui dure depuis trois ans, fait face à un enlisement des opérations, les forces économiques du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale se précipitent pour mettre en place différentes réformes économiques qui amèneront des entreprises américaines - Bechtel, Halliburton et d’autres - à proclamer « Mission accomplie ! ». Alors que l’administration Bush essaie de vendre sa rhétorique sur la liberté et la libération, le FMI et la Banque mondiale (...)
-
La dette irakienne
par
Thierry Brun
29 novembre 2004
L’allégement de la dette satisfait les États-Unis, pas les associations. Les dix-neuf pays riches réunis au sein du Club de Paris ont accepté ce que Washington souhaitait depuis l’invasion militaire de l’Irak. L’administration Bush s’est employée à obtenir par tous les moyens l’annulation de la dette irakienne, et le compromis obtenu le 21 novembre lors de la réunion de ce club informel en est le résultat. Au terme d’un sombre marchandage, un accord a été signé et porte sur un allégement à hauteur de (...)
-
Dette irakienne : des ONG dénoncent l’opportunisme des pays riches
par
Agence France Presse
25 novembre 2004
PARIS, 22 nov 2004 (AFP) - La gigantesque dette de l’Irak, contractée par un dictateur, est "odieuse" et n’a pas à être supportée par son peuple, tandis que l’allègement substantiel consenti par le Club de Paris vise surtout à préserver les intérêts des pays riches dans une zone stratégique, ont accusé lundi plusieurs ONG. La dette extérieure de l’Irak est estimée entre 120 et 125 milliards de dollars. L’accord conclu dimanche par le Club de Paris, une instance informelle réunissant 19 pays industrialisés (...)
-
Communiqué de presse
Pour l’annulation de la dette odieuse de l’Irak
par
CADTM
20 novembre 2004
Le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) exige l’annulation de la dette ODIEUSE de l’Irak, qu’elle soit la conséquence de l’ancienne dictature de Saddam Hussein ou de l’occupation illégitime et illégale de forces étrangères. Ce 19 novembre 2004, se termine à Bercy la réunion du Club de Paris, qui rassemble les principaux pays créanciers de la planète. L’objectif de ses 19 membres est de se mettre d’accord sur le traitement à réserver à l’épineuse question de la dette de l’Irak et de (...)
-
La dette de l’Irak n’existe pas
par
Damien Millet
19 novembre 2004
La dette de l’Irak divise toujours ses créanciers. Pendant trois jours, du 17 au 19 novembre 2004, les 19 pays riches réunis au sein du Club de Paris ont tenté de se mettre d’accord sur le traitement à lui réserver. Mais les discussions sont particulièrement difficiles. La nervosité du président du Club de Paris, que nous avons rencontré le premier jour, est révélatrice de l’importance de l’enjeu et des tensions existantes à l’intérieur de ce Club opaque qui se décrit lui-même comme une "non-institution". (...)
-
Vers une annulation de 100% de la dette multilatérale des pays en développement ?
par
Sébastien Fourmy
1er novembre 2004
Ces derniers mois, la question de la dette des pays du Sud a fait son retour sur le devant de la scène médiatique. Tout part du "cas irakien" et de la pression américaine pour convaincre les pays créanciers d’annuler au moins 80% de la dette du pays pour permettre sa reconstruction. La réponse de M. Chirac lors du G8 de Sea Island en juin 2004 avait été claire : "Comment expliquerez-vous aux pays pauvres très endettés, comme le Nigeria, qu’on va faire en trois mois pour l’Irak plus qu’on a fait en (...)
-
La dette irakienne aujourd’hui
Irak : la dette de Saddam Hussein
par
Sarah Lazghab
15 septembre 2004
La dette extérieure de l’Irak s’élève aujourd’hui à plus de 120 milliards de dollars (intérêts sur les arriérés compris), chiffre sans doute sous-estimé si l’on prend en compte la totalité des dettes militaires. Quand la dette explose... A la fin des années 1970, à la veille de la guerre Iran-Irak, les réserves en devises de l’Irak sont estimées à plus de 35 milliards de dollars. Cet excédent de solde extérieur s’est transformé en un énorme endettement en moins de deux ans. En 1982, la dette extérieure est (...)
-
La loi du plus riche - Retour sur le G8 de Sea Island
par
Jean Merckaert
15 juillet 2004
Deux grandes questions autour de la dette étaient à l’ordre du jour du G8 américain, début juin : l’initiative en faveur de pays pauvres très endettés (IPPTE) et l’Irak. Reculer pour mieux sauter ? L’IPPTE de 1996 avait déçu par la lenteur de sa mise en œuvre. L’IPPTE de 1999 devait résoudre la question : fin 2000, la dette ne devait plus être un problème pour les pays pauvres... On connaît la suite : report à fin 2002, puis report à fin 2004. Alors que l’échec est toujours patent, on aurait pu penser que (...)