Joseph Kabila dégage ! Pouvoir au peuple !

4 avril par CADTM Afrique


Suite aux événements d’une extrême violence survenus le 31 décembre 2017, les 21 janvier et 25 février 2018 à Kinshasa et presque dans toutes les provinces de la RDC, le CADTM Afrique dénonce les dérives autoritaires de votre régime, M. Joseph Kabila, pour la énième fois en violant la Constitution pour interdire la marche pacifique des chrétiens catholiques, organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

Rappelons, M. Kabila, que vous êtes arrivé au pouvoir après l’assassinat de votre père, Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001 avec une transition entre 2001 et fin 2006. Vous êtes réélu en 2011, mais votre principal adversaire, feu Étienne Tshisekedi, conteste les résultats et se proclame également président de la République. Mais vous parvenez néanmoins à être le président légal de la RDC. Conformément à la Constitution, c’était votre deuxième et dernier mandat, devant prendre fin le 20 décembre 2016.

Cependant, vous n’avez pas préparé l’organisation des élections, en fait, par volonté de vous accrocher, au mépris du respect de la Constitution de votre propre pays et de vos concitoyens. Opportunément pour vous, vous êtes maintenu au pouvoir suite à l’accord signé sous l’égide de l’Union africaine, le 18 octobre 2016 et celui de la Saint-Sylvestre de la même année sous l’égide de la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO). Mais vous n’en avez pas finalement respecté les résolutions, notamment la plus importante : l’organisation d’élections libres et transparentes avant décembre 2017. Votre refus d’appliquer ledit accord n’a fait qu’accroître un climat de méfiance et d’instabilité et a plongé le pays dans une inquiétante crise politique et socio-économique.

Aux manifestant-e-s pacifiques appelant à la paix et à l’alternance démocratique, constitutionnelle, vous avez répondu par une violente répression ; plusieurs églises catholiques ont été attaquées par des policiers lourdement armés, ayant non seulement lancé des gaz lacrymogènes, mais n’ayant pas, en plus, hésité à faire usage de leurs armes à feu. Ainsi, aux nombreuses arrestations dont des prêtres, des enfants de chœur et des militantes pro-démocraties, s’est ajoutée une dizaine de morts sur l’ensemble du pays. Ces nouvelles victimes de votre régime autoritaire viennent s’ajouter à la longue liste des personnes arbitrairement détenues par la justice congolaise, en violation des droits et libertés humaines. Vous ne vous êtes pas privé de procéder à la nouvelle trouvaille répressive : la coupure de la connexion internet mobile et du service de messagerie de téléphonie mobile.

Lors de ces incidents, faut-il le rappeler, le peuple congolais dans son ensemble, et la jeunesse en particulier, avait, vu qu’il est question par la suite de « son attachement », tenu à témoigner son attachement à la Constitution, aux valeurs républicaines, au respect des droits humains et à des élections libres, démocratiques et apaisées.

En dehors de ces violations, voire homicides, votre régime illégal et illégitime est caractérisé par une corruption généralisée. Le népotisme ou le tribalisme sont également réapparus. À titre d’illustrations, le Parlement du Royaume-Uni a déclaré sur son site avoir gelé des avoirs de l’ordre de 580 millions de livres (802 millions $), entre 2005 et 2016, dans le cadre des sanctions imposées par l’ONU, visant votre régime en République démocratique du Congo. Selon les propos avancés par le secrétaire d’État au Trésor chargé de l’économie, John Glen, et repris par Reuters, ces gels ont essentiellement visé des chefs de milice, des cadres de l’armée et des organisations privées ayant des relations avec votre régime. Il ne s’agit apparemment que d’une partie de la fortune accumulée et placée à l’étranger par des dignitaires de votre régime. C’est décevant que le premier producteur de cobalt au monde, avec un PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
estimé à 30 milliards $, soit classé 177e sur 188 pays, en matière d’Indice de développement humain (IDH Indicateur de développement humain
IDH
Outil de mesure, utilisé par les Nations unies pour estimer le degré de développement d’un pays, et prenant en compte le revenu par habitant, le degré d’éducation et l’espérance de vie moyenne de sa population.
) du PNUD PNUD
Programme des Nations unies pour le développement
Créé en 1965 et basé à New York, le PNUD est le principal organe d’assistance technique de l’ONU. Il aide - sans restriction politique - les pays en développement à se doter de services administratifs et techniques de base, forme des cadres, cherche à répondre à certains besoins essentiels des populations, prend l’initiative de programmes de coopération régionale, et coordonne, en principe, les activités sur place de l’ensemble des programmes opérationnels des Nations unies. Le PNUD s’appuie généralement sur un savoir-faire et des techniques occidentales, mais parmi son contingent d’experts, un tiers est originaire du Tiers-Monde. Le PNUD publie annuellement un Rapport sur le développement humain qui classe notamment les pays selon l’Indicateur de développement humain (IDH).
Site :
(source : Agence Ecofin).

Sur le plan de l’endettement, le constat est très alarmant, la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
constitue une grosse pierre au cou de la RDC. En 2010, le pays a atteint le soi-disant « point d’achèvement » au prix de mesures néolibérales oppressantes qui piétinent les droits de la population congolaise déjà éprouvée par des décennies de colonisation, d’ajustements structurels, de dictatures.

La réalisation du point d’achèvement de l’initiative PPTE PPTE
Pays pauvres très endettés
(En anglais : HIPC).
L’initiative PPTE, mise en place en 1996 et renforcée en septembre 1999, est destinée à alléger la dette des pays très pauvres et très endettés, avec le modeste objectif de la rendre juste soutenable.

Elle se déroule en 4 étapes particulièrement exigeantes et complexes.
Tout d’abord, le pays qui sollicite une aide au titre de cette initiative doit mener docilement, en général pendant 3 ans, des politiques économiques approuvées par le FMI et la Banque mondiale, sous forme de programmes d’ajustement. Il continue alors à recevoir l’aide classique de tous les bailleurs de fonds concernés. Pendant ce temps, il doit adopter un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), parfois juste sous une forme intérimaire, et avoir obtenu des résultats dans l’application de cette stratégie pendant au moins un an.

À la fin de ces 3 années, arrive le point de décision : le FMI analyse le caractère soutenable ou non de l’endettement du pays candidat. Si la valeur nette du ratio stock de la dette extérieure / exportations est supérieure à 150 % après application des mécanismes traditionnels d’allègement de la dette, le pays peut être déclaré éligible. Cependant, les pays à niveau d’exportations élevé (ratio exportations/PIB supérieur à 30 %) sont pénalisés par le choix de ce critère, et on privilégie alors leurs recettes budgétaires plutôt que leurs exportations. Donc si leur endettement est manifestement très élevé malgré un bon recouvrement de l’impôt (recettes budgétaires supérieures à 15 % du PIB, afin d’éviter tout laxisme dans ce domaine), l’objectif retenu est un ratio valeur nette du stock de la dette / recettes budgétaires supérieur à 250 %.
Troisième temps, si le pays est déclaré admissible, il bénéficie de premiers allègements de la part des États créanciers et des banques privées, et doit poursuivre avec les politiques agréées par le FMI et la Banque mondiale. La durée de cette période est déterminée par la mise en œuvre satisfaisante des réformes clés convenues au point de décision, dans un souci de maintien de la stabilité macroéconomique.

A l’issue, arrive le point d’achèvement. Le reste de allègement est alors fourni, pour permettre au pays de revenir à des critères de soutenabilité (exposés ci-dessus) jugés satisfaisants.
Le coût de cette initiative est estimé à 54 milliards de dollars, soit environ 2,6% de la dette extérieure du Tiers Monde.
Les PPTE sont au nombre de 42 seulement, dont 34 en Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, la Guyana, le Laos, le Vietnam et Myanmar.
Au 30 septembre 2003, 27 pays ont atteint le point de décision, et seulement 8 sont parvenus au point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.
et IADM, en 2010, n’a pas véritablement amélioré les conditions de vie des citoyen-ne-s de la RDC. Sur un total de 14 milliards de dollars de dette, à peu près 11 milliards ont été annulés. Comme pour tout pays ayant « bénéficié de cette faveur » du FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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et de la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
(BM), les deux institutions ont imposé la libéralisation de toute l’économie (du secteur minier à l’énergie en passant par l’agriculture) au détriment de la population. Les conditions de vie en RDC ne se sont clairement pas améliorées au cours du temps : l’éducation, la santé, les routes, tout est dans un état catastrophique.

Alors qu’au même moment, en conséquence d’un endettement public colossal de 9,9 milliards $ fin 2017 selon le FMI [1] dont 4 milliards auprès de créanciers extérieurs [2] , ayant conduit l’État de la RDC à l’Initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et à l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) dont les mesures relèvent bel et bien de la néolibéralisation – à l’instar localement de la libéralisation du secteur minier et du secteur énergétique, en passant par le secteur agricole – et risquent de consolider les chaînes de l’endettement (le projet INGA III, par exemple, dont la réalisation par endettement des entreprises privées sera garantie, illégitimement, par l’État de la RDC, qu’INGA I et II avaient déjà surendetté, comme vous le savez pourtant), vos compatriotes des couches sociales populaires, l’écrasante majorité de la population de la RDC, peinent pour s’alimenter quotidiennement, se faire soigner, se loger, etc. Le social en général, de l’emploi à l’éducation, est dans un état catastrophique. Ainsi, le pays que vous dirigez, considéré comme particulièrement riche en ressources naturelles en général, minières en particulier, alors qu’il est, par exemple, le premier producteur mondial de cobalt, ce pays n’occupe que le 177e rang sur 188 en matière d’Indice du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement.

En 2017, l’Union européenne avait déjà mis en place des sanctions individuelles contre neuf responsables du gouvernement, de la police et de l’armée congolaise, pour de graves violations des droits humains. Sous des prétextes sécuritaires et économiques, les puissances occidentales, et en particulier la Belgique et la France, ne doivent pas aider des gouvernements autoritaires comme le vôtre à renforcer vos organes de contrôle des populations dans le but d’asseoir davantage votre pouvoir. La Belgique de Charles Michel protège le terroriste Joseph Kabila, le génocide congolais n’émeut pas le gouvernement belge car ses intérêts passent avant la vie des Congolais.

Le CADTM Afrique constate avec amertume que le processus électoral, entamé en avril 2015 avec la publication du calendrier électoral, est en panne et aucune explication n’a été donnée par la CENI alors que la campagne électorale était censée débuter le 24 septembre 2015. Nous notons qu’à cette confusion savamment orchestrée par la CENI, en complicité avec le gouvernement congolais, est venue s’ajouter la très controversée décision de la Cour constitutionnelle qui est allée au-delà de ses prérogatives en muant son arrêt en une multitude d’injonctions faites au gouvernement et à la CENI. Les décisions de cette instance étant irréversibles, la Cour ne fait qu’augmenter les troubles et la tension au lieu d’apaiser les ressentiments et les frustrations depuis la prise de l’initiative du découpage territorial. La Cour constitutionnelle vous a autorisé à rester en poste jusqu’à avril 2018, malgré les protestations de l’opposition et de la communauté internationale.

Nous dénonçons votre collusion avec les multinationales qui opèrent en RDC. Il s’agit notamment des sociétés minières comme Mark Bristow de Randgold Resources, Ivan Glassenberg de Glencore, l’ami personnel du chef de l’État, Steele Li de CMOC, Mark Davis de MMG, Lars Ericksen Johanson d’Ivanhoe Mines, etc.

Le 7 mars dernier, il y a eu une réunion entre vous et ces gestionnaires de milliards de dollars des investissements miniers à travers le monde. Il était question d’obtenir de vous, la réouverture des négociations sur certaines dispositions qu’ils désapprouvent dans le Code minier révisé, en instance de promulgation, afin que le code minier leur soit davantage favorable, au détriment de la population congolaise. C’est pour cette raison que ces délinquants financiers sont favorables à votre maintien illégal et illégitime au pouvoir.

Sous votre régime, on note une forte augmentation progressive de la dette publique, entachée d’illégitimité et d’illégalité, voire même odieuse.

Le CADTM Afrique constate aussi l’échec de toutes les tentatives de dialogue initié par le régime de Joseph Kabila les unes après les autres. Il pense que tout dialogue s’inscrivant dans la logique de violer la Constitution doit être proscrit et rejeté par la population congolaise pour l’intérêt suprême de la Nation. En effet, pour résoudre définitivement cette crise politico-sécuritaire, le CADTM Afrique :

  1. pense qu’il serait dans l’intérêt du peuple congolais de procéder à un audit citoyen de la dette publique et privée de la RDC dans le but d’annuler les parties illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables ;
  2. affirme son attachement indéfectible et sans faille au respect de la Constitution de la RDC et à la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes ;
  3. soutient les mouvements sociaux dans leur manifestation contre le retour à la dictature tout en faisant échec par des actions citoyennes et non violentes à toute tentative d’exercice du pouvoir en violation de la Constitution conformément à l’article 64 de ladite Constitution ;
  4. appelle à la restructuration profonde de la CENI et demande l’impartialité de la Cour constitutionnelle ;
  5. invoque la saisine de la Cour pénale internationale pour qu’elle enquête sur les faits, crimes et autres violations des droits humains, enregistrés depuis l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila ;
  6. appelle à de nouvelles sanctions internationales à l’encontre des plus hautes autorités du pays, de Joseph Kabila à l’ensemble de ses proches responsables civils, politiques, administratifs, policiers et militaires, et que des mesures fortes soient prises pour protéger les militants pacifiques de la démocratie ;
  7. appelle à la libération des prisonniers politiques et invite M. Kabila à se prononcer clairement sur le fait qu’il ne se représentera plus aux prochaines élections pour qu’il y ait décrispation politique.

Le Groupe de coordination du CADTM Afrique.



Notes

[1Christian Brice Elion, « Coopération : le FMI veut conclure les discussions avec le Congo », Agence d’information d’Afrique centrale, 3 avril 2018, http://www.adiac-congo.com/content/cooperation-le-fmi-veut-conclure-les-discussions-avec-le-congo-81541

[2Voir International Debt Statistics 2018, Banque mondiale

CADTM Afrique

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