13 février 2013

Campagne

« Justice pour Sankara, Justice pour l’Afrique »

« Il est bien évident que, dès le retour de la droite aux affaires en France, nos meilleurs amis africains se précipitent sur leurs téléphones... pour demander à Jacques Foccart de mettre fin au scandale Sankara »
Extrait de l’émission « Rendez-vous avec X » de Patrick Pesnot (France Inter), 23 février 2002

« Le piano fut accordé par les américains et les français. [...] Et les services secrets français décidèrent de mettre hors jeu Sankara. Ainsi sont les faits."
Témoignage de Cyril Allen, proche de Charles Taylor, Extrait du documentaire « Ombre africaine » de Silvestro Montanaro (chaîne italienne RAI 3), le 15 juillet 2009.

LA FRANCE PEUT ET DOIT CONTRIBUER A ELUCIDER L’ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA

Le 15 octobre 1987, le président Thomas Sankara était assassiné par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Un coup d’Etat mené par l’actuel chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré. L’objet de ce dossier est de rassembler les éléments connus sur l’assassinat du président Thomas Sankara, accréditant l’hypothèse de soutiens libériens – de compagnons de Charles Taylor –, mais aussi l’implication de la Côté d’ivoire, de la Libye et de la France dans ce coup d’Etat.

25 ans après, les responsables n’ont toujours pas été inquiétés.

Une pétition, soutenue par de nombreux élus et personnalités, réclamant une enquête internationale indépendante et l’ouverture des archives, françaises notamment, qui pourraient amener des éléments nouveaux sur cette affaire, a déjà recueilli près de 11 000 signatures.
Douze députés de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, sous l’égide du Chef de file de l’opposition, ont adressé un courrier, en avril 2011, aux présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et des différents groupes parlementaires français pour demander l’ouverture d’une enquête parlementaire. Une première
demande avait déjà été déposée le 20 juin 2011 (voir http://www.assemblee-
nationale.fr/13/propositions/pion3527.asp) sans qu’elle n’ait été examinée. C’est en effet une enquête parlementaire qui, en Belgique, a permis de lever le voile sur les derniers moments de la vie de Patrice Lumumba. Une nouvelle demande « tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara » a été déposée en octobre 2012 sous le numéro 248 (voir http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion0248.pdf) par les députés du Front de gauche soutenus par les députés du groupe Europe Ecologie Les Verts. Le texte de la demande précise : « Nous devons répondre aux questions suivantes : pourquoi Thomas Sankara a-t-il été assassiné ? Comment cet assassinat a-t-il été rendu possible ? Quels rôles ont joué les services français et les dirigeants français de l’époque ? La DGSE savait-elle ce qui se tramait et a-t-elle laissé faire ? ».

Le présent dossier, a été constitué en collaboration avec le réseau international « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique » en vue d’appuyer cette demande.
Pour l’association Survie, qui dénonce depuis plus de 25 ans la Françafrique, accéder à cette demande permettrait aux députés français non seulement de contribuer à établir la vérité sur l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses camarades, mais aussi et surtout de rompre enfin le cycle de l’impunité de la Françafrique.

« Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que, finalement, il faut s’asseoir et écrire son développement ; il faut s’asseoir et écrire son bonheur ; il peut dire ce qu’il désire. Et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur ».
Thomas Sankara (1984), extrait du film « Fratricide au Burkina, Thomas Sankara
et la Françafrique » de Thuy-Tiên Ho

Dossier de presse

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