L’AMSEL/CADTM Lubumbashi dénonce la violation des normes environnementales par les entreprises soutenues par la Banque mondiale

28 mars 2007

L’AMSEL/CADTM Lubumbashi souhaite faire part de ses préoccupations quant aux transports de produits miniers en RDC. Ces derniers sont acheminés et entreposés dans la province du Katanga par des entreprises comme la SOMIKA, CHEMAF, BAZANO... sans aucune protection environnementale.

En effet, les minerais avant leur exportation sont stockés dans des parcelles de quartiers résidentiels à ciel ouvert. Ils sont ensuite transportés par des camions sans bâches d’où s’échappent des poussières radioactives. La population congolaise, travaillant ou pas dans les mines, est donc exposée à des maladies dues à l’inhalation de poussières irradiantes.
De plus, les minerais extraits sont nettoyés dans les cours d’eau ; l’eau des nappes phréatiques et des puits sont donc impropres à la consommation et exposent les villageois à des intoxications.

Face à ces dangers pour la santé, l’AMSEL/CADTM Lubumbashi réclame au nouveau gouvernement provincial :

de veiller aux respects des lois environnementales concernant le traitement et transport des minerais.

D’interdire aux exploitants miniers et artisanaux/ de traiter les minerais dans les cours d’eau (à usage domestique) et des sources d’eau de consommation.

De recommander aux industriels de couvrir de bâches les camions transportant les minerais.

A la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, nous demandons qu’elle fasse respecter sa charte environnementale par toutes les entreprises bénéficiant de ses prêts.

Notre pays qui se veut un Etat de droit doit faire respecter les législations relatives à l’environnement ; ainsi il protégera la nature et le peuple congolais des prédateurs qui pillent nos richesses et polluent notre environnement.

Luc Mukendi AMSEL/CADTM LUBUMBASHI