L’Etat grec a subi une perte de 5 milliards liée à des prêts illégaux de la Banque agricole

18 août 2015 par Okeanews

CC - Wikimedia

L’Etat grec a subi des dommages de l’ordre de 5 milliards d’euros à la suite des prêts illégaux fournis par la défunte Banque agricole de Grèce (ATEbank) entre 2000 et 2012, selon un rapport compilé par l’Autorité contre le blanchiment d’argent qui a été transmis au bureau du procureur d’Athènes.

Le Ministre d’État de lutte contre la corruption Panayiotis Nikoloudis a annoncé ces informations mardi. Il a dit que l’enquête préliminaire n’avait révélé que la « partie visible de l’iceberg » et que l’enquête judiciaire permettrait de découvrir toute l’étendue des actes répréhensibles par des officiels de la banque et ceux qui ont bénéficié des prêts qu’elle a fournis.

« Ensuite, il deviendra clair pour tous que le scandale ATEbank n’est pas seulement un scandale économique, mais surtout un scandale politique persistant et planifié qui pèse sur presque tous ceux qui étaient responsables de la gouvernance du pays pendant la période pertinente [2000-2012 ndlr] » a dit le ministre dans sa déclaration.

« ATEbank a été utilisée pendant des années comme la piscine à partir de laquelle les personnes de pouvoir satisfaisaient leurs ambitions politiques. Elle fut le point où l’activité de l’entreprise a rencontré une activité criminelle ».

Les procureurs sont appelés à enquêter sur plus de 1300 prêts qui ont été émis sans que les garanties Garanties Acte procurant à un créancier une sûreté en complément de l’engagement du débiteur. On distingue les garanties réelles (droit de rétention, nantissement, gage, hypothèque, privilège) et les garanties personnelles (cautionnement, aval, lettre d’intention, garantie autonome). nécessaires ne soient demandées par la banque. ATEbank a été absorbée par la Banque du Pirée en 2013.

Nikoloudis a souligné que le pouvoir judiciaire est confronté à une tâche difficile dans les enquêtes sur tous les prêts douteux, mais a souligné que les Grecs ont besoin de voir que les autorités font un effort pour répondre à la volonté du public de « catharsis et de punition ».

Source : Okeanews

Le CADTM remercie Okeanews pour son travail de traduction.