« L’extractivisme, c’est le viol de la terre » aux projections-débats d’Irrintzina

21 novembre par Nicolas Sersiron , Radio Parleur

(CC - Wikimedia)

Nicolas Sersiron, ancien président du CADTM France, le comité pour l’abolition des dettes illégitimes et auteur d’un ouvrage sur le sujet, a détaillé l’origine de l’extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique. européen. Aux sources de la critique des moyens et stratégies d’exploitation industrielle de la nature, Christophe Colomb. « Le réchauffement climatique tire son origine de la recherche de ressources naturelles pour le profit. » Il estime qu’aujourd’hui tout le système repose sur le viol de la nature. « C’est ce qui fonde la richesse de ceux qui détiennent le pouvoir aujourd’hui, à savoir les grands actionnaires des multinationales. » Le terme de viol a mis mal à l’aise certains spectateurs, mais Nicolas Sersiron a insisté sur cette terminologie car « cela correspond au machisme ambiant dans lequel on vit depuis plusieurs siècles. Je ne suis pas en train de rendre commun le viol, au contraire, c’est quelque chose de monstrueux. » Pour lui, la seule manière de se battre, c’est de réussir à faire quelque chose pour lutter contre ce viol que l’on subit en permanence. « C’est ce qui est intéressant de voir dans ce film avec les actions du mouvement Alternatiba. »



Irrintzina est encore à l’affiche au cinéma les Trois Luxembourg avec d’autres conférences débats prévues jusqu’au mercredi 22 novembre. Le programme est à retrouver ici.
Vous pouvez également relire notre critique du film ainsi que la carte de toutes les projections.


Source : Radio Parleur

Auteur.e

Nicolas Sersiron

Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme » Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échanges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarkophage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.