La crise grecque : le maillon le plus faible de la « chaîne néolibérale »

21 juin 2010 par Yannis Thanassekos


La crise grecque : le maillon le plus faible de la « chaîne néolibérale » Traduction en grec

Brève contextualisation historique

Dépourvue d’un long processus d’accumulation capitaliste, héritière des limites d’une lutte d’indépendance nationale (1821-1830) – par rapport à un Empire Ottoman en déclin – qui n’a pas pu, pour cette raison même, se muer en une révolution bourgeoise classique, combinant des éléments d’un sous-développement structurel à prédominance agricole et d’une forme d’Etat oligarchique soumis aux dictats des puissances étrangères, peinant plus d’un demi siècle pour achever son unification territoriale (1830-1913), humiliée par l’échec de ses aventures expansionnistes en Asie Mineure (1919-1922), sous le joug d’une dictature militaire (1936-1940), saignée à blanc par une occupation nazie sauvage et une guerre civile sanglante au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, livrée par le stalinisme à la répression et à la domination anglaise d’abord, américaine ensuite (accords de Yalta et leurs suites), plombée par un Etat militaro-policier jusqu’à la fin de la décennie 1950, brisée dans sa timide tentative de démocratisation du début des années 1960 par l’intervention musclée des colonels grecs soutenus par les Américains (1967-1973), handicapée par de ruineuses dépenses militaires eu égard à son PIB PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
(menace turque et situation géopolitique obligent), la Grèce n’accède finalement à la « modernité capitaliste » et ne recouvre la démocratie que fort tardivement, à partir de la décennie 1970 plus précisément, et ce, eu égard à ses structures, de façon à la fois artificielle et fragile. Pour ce faire, elle bénéficia largement des subventions structurelles européennes – elle devient membre de la Communauté européenne après la chute de la dictature, période durant laquelle le traité l’associant à la Communauté avait été suspendu –, aides qui constituent le principal levier de nature essentiellement exogène de son développement et de sa modernisation. Mais un développement, aussi impétueux soit-il, ne peut éradiquer le poids du passé, ses épaisseurs, ses pesanteurs et ses inerties. Aussi, l’image qu’offre la Grèce dans les décennies 1990-2000, est celle d’un étrange mélange d’éléments « archaïques » et « hypermodernes » à la fois au niveau des structures, des comportements et des mentalités. Loin d’atténuer les tensions que génère un tel mélange – qui devient parfois explosif –, le développement néolibéral des deux dernières décennies n’a fait que les amplifier et les amener à leur point d’ébullition ainsi que l’atteste la crise présente.

Les pesanteurs du passé

Venant des épaisseurs de son passé lointain, Quatre « tares » caractérisent la société grecque – elles ont été largement évoquées et commentées ces dernières semaines par tous les éditorialistes et autres « experts » du « naufrage grec ». Résumons les brièvement :
- 1) une fraude fiscale à grande échelle érigée en système dans toutes les strates de la pyramide sociale,
- 2) une corruption phénoménale à tous les niveaux de la société, du pouvoir et des institutions,
- 3) ces deux facteurs alimentant une économie souterraine toute puissante (lieux où se solidarisent et se rendent complices toutes les fraudes et tous les fraudeurs, des plus petits aux plus grands) et
- 4) un Etat hydrocéphale fondé sur un clientélisme de partis et une massification d’emplois et de fonctions fictifs.

Certes, aucune société capitaliste, même davantage développée, n’est épargnée par ce type de tares – voir l’Italie, pays de la corruption par excellence, le nombre inouï de scandales en France, en Allemagne et ailleurs sans parler des paradis fiscaux Paradis fiscaux
Paradis fiscal
Territoire caractérisé par les cinq critères (non cumulatifs) suivants :
(a) l’opacité (via le secret bancaire ou un autre mécanisme comme les trusts) ;
(b) une fiscalité très basse, voire une imposition nulle pour les non-résidents ;
(c) des facilités législatives permettant de créer des sociétés écrans, sans aucune obligation pour les non-résidents d’avoir une activité réelle sur le territoire ;
(d) l’absence de coopération avec les administrations fiscales, douanières et/ou judiciaires des autres pays ;
(e) la faiblesse ou l’absence de régulation financière.

La Suisse, la City de Londres et le Luxembourg accueillent la majorité des capitaux placés dans les paradis fiscaux. Il y a bien sûr également les Iles Caïmans, les Iles anglo-normandes, Hong-Kong, et d’autres lieux exotiques. Les détenteurs de fortunes qui veulent échapper au fisc ou ceux qui veulent blanchir des capitaux qui proviennent d’activités criminelles sont directement aidés par les banques qui font « passer » les capitaux par une succession de paradis fiscaux. Les capitaux généralement sont d’abord placés en Suisse, à la City de Londres ou au Luxembourg, transitent ensuite par d’autres paradis fiscaux encore plus opaques afin de compliquer la tâche des autorités qui voudraient suivre leurs traces et finissent par réapparaître la plupart du temps à Genève, Zurich, Berne, Londres ou Luxembourg, d’où ils peuvent se rendre si nécessaires vers d’autres destinations.
en Europe même (Autriche, Grande-Bretagne, Liechtenstein, Luxembourg, Suisse, Chypre) et des « niches fiscales » qui ne sont que de la fraude fiscale légalisée. Système d’extorsion généralisée, le capitalisme porte en son sein ces « tares » et bien d’autres choses encore. Pourtant, ce n’est pas pour autant qu’il faut nier la réalité de la spécificité grecque : comme les lourdeurs et les inerties du passé affrontent à présent brusquement, et sans aucun appareil de médiation régulateur, les contraintes et les accélérations de la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale, ces tares apparaissent effectivement comme phénoménales – et elles le sont en effet. Davantage encore que dans tout autre pays de la zone euro, le Grec vit à crédit depuis une bonne trentaine d’années maintenant. Ici, plus qu’ailleurs, le « développement » n’était qu’un développement fictif, construit sur du sable. La Grèce qui, depuis son intégration dans la zone euro, se présentait aux yeux de tous comme le meilleur élève des douze – comme l’Espagne et le Portugal dans une moindre mesure –, devient aujourd’hui, brusquement, le plus mauvais élève de la classe, voire l’élève à exclure. La chaîne néolibérale s’est brisée en son maillon le plus faible – il n’est pas à exclure que d’autres pays suivent.

L’hypocrisie néolibérale et socialiste

Les dirigeants européens et leur CAC40, sans parler des gendarmes du FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, connaissaient parfaitement l’état des finances publiques grecques ainsi que les malversations de tous les gouvernements grecs, aussi bien de la droite que des socialistes. Pourtant, c’est avec une hypocrisie sans borne qu’ils font semblant aujourd’hui d’avoir tout ignoré et qu’ils s’indignent comme des vierges effarouchées, des « tricheries » grecques, des chiffres et données statistiques « tronqués », etc. Aussi, pour légitimer et justifier le plan d’austérité draconien qu’ils imposent au peuple grec – grâce aux bons offices du « socialiste » Papandreou et de l’appareil répressif de l’Etat grec –, ils n’ont pas trouvé mieux que de lui conférer le caractère d’une lutte sans merci contre les « tares » de la société grecque que nous venons d’évoquer. Tel est le discours. La réalité est tout autre. En effet, à bien regarder le plan d’austérité récemment voté par la majorité parlementaire « socialiste » – les trois parlementaires qui ont voté contre ont été exclus sur le champ du groupe parlementaire –, les mesures proposées – ainsi que quelques dispositions antérieures – ne visent que très partiellement la correction desdites « tares ». L’essentiel des mesures vise de façon absolument abjecte toutes les couches populaires, les salariés (précarisation et flexibilité accrues), les fonctionnaires publics et les pensionnés (suppression de la paye du 13e et 14e mois), l’enseignement public (blocage du recrutement et de nominations), le système de santé (déjà dans un état lamentable), le système de retraite (allongement de la durée des cotisations et de l’âge légal de la retraite), réductions drastiques des dépenses publiques et, comble de tout, des augmentations substantielles de la TVA qui frappent de plein fouet le pouvoir d’achat des plus démunis. En revanche, ici comme ailleurs en Europe, les impôts sur les hauts revenus, les sociétés et les grandes entreprises, les bénéfices boursiers, le patrimoine colossal de l’Eglise, ne sont guère sollicités et mis à contribution pour réduire la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
publique – ils sont, intouchables. Finalement, le plan prévu pour la Grèce, ne diffère en rien du plan général d’austérité et de rigueur prévu à la dernière réunion des dirigeants européens pour l’ensemble des pays de la zone euro.

La spéculation Spéculation Opération consistant à prendre position sur un marché, souvent à contre-courant, dans l’espoir de dégager un profit.
Activité consistant à rechercher des gains sous forme de plus-value en pariant sur la valeur future des biens et des actifs financiers ou monétaires. La spéculation génère un divorce entre la sphère financière et la sphère productive. Les marchés des changes constituent le principal lieu de spéculation.
sur la dette publique

Que la dette publique soit devenue aujourd’hui l’objet de spéculations boursières, personne ne l’ignore plus désormais [1]. Enfermés dans leurs propres pièges, les « experts » néolibéraux ne s’en cachent pas. Comme pour tout le reste, c’est à présent au tour des Etats souverains d’entrer dans la danse macabre de l’ « orthodoxie monétaire » et d’être cotés en Bourse Bourse La Bourse est l’endroit où sont émises les obligations et les actions. Une obligation est un titre d’emprunt (l’émetteur la vend à l’acheteur qui doit la rembourser à un taux et une échéance déterminés) et une action est un titre de propriété d’une entreprise. Les actions et les obligations peuvent être revendues et rachetées à souhait sur le marché secondaire de la Bourse (le marché primaire est l’endroit où les nouveaux titres sont émis pour la première fois). . Lors des premières tortueuses discussions pour dégager les moyens financiers devant « sauver » la Grèce du naufrage, le « sauvetage » a pris la forme brutale d’une prédation : pour accorder de nouveaux prêts à Athènes destinés à lui permettre de faire face à ses engagements antérieurs, les Etats européens allaient donc acquérir les capitaux nécessaires au marché financier Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
international au taux « honorable » de 1,5%. La Grèce, quant à elle, était sommée de rembourser son « prêt » auxdits Etats au taux encore plus honorable de…7,5% ! Mêmes des députés UMP se sont dits « offusqués » d’une telle « rente » perçue sur le dos d’un pays « ami » aux abois. Mais comme l’annonce de ces premières mesures n’a nullement calmé l’ardeur des spéculateurs et craignant la contamination du processus à d’autres pays, les « stratèges » néolibéraux, secondés par le FMI et la BCE BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
, se sont résolus à déployer les grands moyens : engager de nouveaux prêts (toujours en recourant au marché des capitaux) et ouvrir des lignes de crédit, le tout pour un montant de 750 milliards d’euros, soi-disant afin de soutenir les pays de la zone en difficulté – à commencer par la Grèce, l’Espagne et le Portugal – en fait pour soutenir le cours des titres de leur dette publique menacés de dépréciation Dépréciation Dans un régime de taux de changes flottants, une dépréciation consiste en une diminution de la valeur de la monnaie nationale par rapport aux autres monnaies due à une contraction de la demande par les marchés de cette monnaie nationale. et permettre au capital financier de continuer à se gaver de nouveaux titres qui vont être émis par ces Etats. La contrepartie ? C’est simple : rendre encore plus drastiques les plans d’austérité déjà en vigueur dans tous les pays européens, potentiellement bénéficiaires ou non de l’aide. C’est ainsi le champ de prédation du capital financier transnationalisé qui s’est du même coup considérablement élargi et approfondi : de jour en jour, il devient ainsi plus évident que sa boulimie ne peut avoir pour condition que l’universalisation de la pauvreté et de la misère.

Le lendemain de cette annonce « fracassante », et pour un seul jour, les bourses se sont envolées… pour piquer du nez un jour après ! Désormais, ce ne seront plus les Etats, un par un, qui seront suspendus aux aléas de la Bourse, mais l’ensemble de l’Union Européenne. Il est à parier que ce nouveau mécanisme – salué comme inédit et salutaire par les apprentis sorciers du néolibéralisme –, ne fera que radicaliser le « cercle vertueux » de la spéculation et ce d’autant plus, que les mesures d’austérité envisagées, loin de donner un coup de pouce à la croissance tant attendue, risquent de précipiter les pays les plus fragilisés dans une récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres. durable.

Comme par le passé, le sacro-saint dogme du « pacte de stabilité » – économiquement absurde et politiquement inventé pour faire barrage à toute revendication salariale et sociale –, est mobilisé, martelé, pour justifier et légitimer cette « nouvelle économie politique ». Mais le véritable enjeu immédiat de celle-ci se situe ailleurs : il s’agit pour le capital et ses marionnettes politiques, de prendre la mesure des résistances qu’offriront à la brutalité néolibérale, les couches populaires, les salariés, les employés des services publics, les agriculteurs, les précaires, les chômeurs et les laissés pour compte. Ils veulent mesurer leur degré de résignation et le coût politique de cette nouvelle offensive. Et il ne faut point avoir de doute : si cette résistance s’avère massive, résolue et potentiellement dangereuse, ils n’hésiteront pas un instant à suspendre certains articles des Constitutions – ceux qui garantissent précisément les libertés publiques – pour laisser libre cours à l’appareil répressif des Etats afin de rétablir l’ordre. Au lendemain des vastes mobilisations qui ont ensanglanté Athènes, des voix se sont déjà levées pour réclamer de telles mesures. L’érosion de la démocratie est déjà en cours depuis au moins une bonne dizaine d’années sous les coups conjugués de la prétendue lutte contre le « terrorisme international » et d’une politique suavement orchestrée de criminalisation accrue de toute revendication sociale. A présent, on s’apprête à lui donner le coup de grâce.



Notes

[1Sur les raisons de la croissance de la dette publique je ne peux que renvoyer à l’article très éclairant d’Alain Bihr paru dans A Contre-Courant, n°211, janvier-février 2010.

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