Le CADTM appelle à participer massivement à la mobilisation générale pour le climat et la justice sociale, les 20 et 21 septembre

20 septembre par CADTM


Le samedi 21 septembre 2019 à Paris (CC)

Tout en soutenant différentes formes d’action, nous répondrons à l’appel de Greta Thunberg et des millions de jeunes mobilisé.e.s dans plus de 150 pays afin de rappeler à nos dirigeants leur droit à vivre, grandir et s’épanouir dans une planète saine et vivable.

Nous répondrons à l’appel des mouvements citoyens, sociaux et écologistes luttant pour mettre fin aux multiples ravages de cette mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale.

Il est plus que jamais urgent de lier les luttes pour la justice climatique et sociale. Cela passe notamment par la lutte pour l’annulation des dettes illégitimes que nous imposent nos Etats et les firmes transnationales, acteurs centraux de ce système capitaliste injuste et mortifère. La lutte contre ces dettes publiques constituées de manière illégitimes, à l’instar de celles ayant servi à sauver les banques sur notre dos ou encore des subventions aux énergies fossiles, et servant de prétexte à l’imposition de politiques néolibérales et à la casse de nos services publics au profit d’intérêts privés.

Mais aussi la lutte pour la fin de ces dettes sociales dont la scandaleuse financiarisation se fait à notre détriment et au profit du patronat et de créanciers privés mus par leurs seuls intérêts. Ainsi que la lutte contre ces dettes privées abusives (logement, études, microcrédit, consommation, etc…) qui constituent des outils de dépossession et de précarisation. Ou encore celle pour la reconnaissance de cette dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
écologique (conséquences environnementales, climatiques, sociales, sanitaires, économiques de l’exploitation et des spoliations opérées par les pays les plus industrialisés envers ceux des Suds) qui est en bonne partie à la source de certains des défis globaux, comme les migrations, auxquels nous devons faire face.

Il nous faut pour cela agir ensemble afin de construire, opposer et imposer un rapport de force aux défenseurs du système actuel.

Retrouvez ici les mobilisations programmées près de chez vous :
https://fr.globalclimatestrike.net/