Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
CADTM

Droit international

Le CADTM dénonce les procès intentés par les multinationales contre la liberté d’expression

10 décembre 2009

Le CADTM dénonce tous les procès intentés par les entreprises privées visant à étouffer le débat public sur des enjeux aussi cruciaux que la question des ressources naturelles ; une thématique sur laquelle le CADTM travaille depuis sa création en 1990. La transnationale Suez attaque le documentaire sur la privatisation de l’eau For Love of Water devant la Chambre correctionnelle de Paris tandis que les deux transnationales minières Barrick Gold et Banro réclament devant la justice canadienne 11 millions de de dollars de dommages et intérêts aux auteurs du livre Noir Canada et à leur maison d’édition pour diffamation, alors qu’elles avouent ne pas l’avoir lu.
Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations sur ces différentes actions en justice qui mettent en danger notre liberté d’expression.


Anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme - Où en est la liberté d’expression au Québec et au Canada ?

En cette Journée mondiale des droits de l’homme, nous, juristes de
profession ou de formation, souhaitons rappeler l’importance de défendre
et de promouvoir la liberté d’expression, un droit qui ne devrait plus
souffrir indûment des restrictions morales, politiques ou juridiques qui
entravent la recherche de la vérité et le libre exercice du débat public.
Pourtant, plus de 60 ans après l’adoption de la Déclaration universelle
des droits de l’homme, nous constatons le statut encore fragile de ce
droit dans notre société qui se targue d’être libre et démocratique.
Ainsi en témoignent les deux poursuites en diffamation qui pèsent (...)
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Lire également Imperial Canada Inc. - La censure d’un ouvrage jamais paru , Collectif d’auteurs, 25 mars 2010 ; Barrick Gold empêche la publication d’un livre par Alexandre Shields - 29 mars 2010

Appel à Signature : Comité de soutien au film "FOR LOVE OF WATER" attaqué par SUEZ devant le tribunal correctionnel de Paris

Ce film est une enquête documentaire sur la crise mondiale de l’eau et sur
la privatisation croissante de l’approvisionnement mondial en eau douce.
Qu’en est-il de la préservation des réserves naturelles et de la
distribution de l’eau dans les années à venir ? Durant trois ans, des
États-Unis à l’Afrique du Sud en passant par le Rajasthan et la Bolivie,
la réalisatrice Irena Salina a interrogé scientifiques, militants
écologistes, porte-parole d’entreprises ou simples citoyens pour dresser
un constat alarmant. L’eau représente désormais la troisième industrie
mondiale après le pétrole et l’électricité, mais son caractère vital et sa
raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource
potentielle de profits à la surface du globe. Partout, y compris aux
États-Unis, l’accès à l’eau potable est devenu problématique, et trente
mille personnes meurent par jour dans le monde faute d’en bénéficier.
Dans les bidonvilles des pays pauvres, la privatisation des réseaux, encouragée par la Banque mondiale - au profit notamment de deux multinationales françaises, Veolia et Suez, et d’une britannique, RWE-Thames Water exclut un nombre croissant d’habitants, incapables de payer des factures qui ont augmenté brutalement. Et alors que l’or bleu excite de plus en plus ouvertement les convoitises, on découvre que le Conseil Mondial de l’Eau, créé officiellement pour arbitrer entre les intérêts contradictoires des États, des entreprises et des citoyens, est dirigé ouvertement par les représentants de Veolia et Suez.

Ce film permettait d’ouvrir un débat public contradictoire sur un bien
vital que constitue l’eau : il en est empêché par l’ation juridique et
politique de Suez : cela constitue une entrave à la liberté d’expression
sur un sujet qui nous concerne tous.

Nous vous proposons de signer l’appel pour un comité de soutien à FLOW
aussi bien en France qu’à l’internationale afin qu’un véritable débat sur
la préservation des réserves naturelles et de la distribution de l’eau
prenne place en toute transparence et dans le respect du contradictoire

Signez l’appel en ligne sur www.france-libertes.fr

Procès en diffamation de Bolloré contre France Inter, ou comment intimider les médias qu’on ne peut pas contrôler ?

Devant les révélations qui se multiplient sur les pratiques du groupe Bolloré en Afrique, Vincent Bolloré contre-attaque par voie judiciaire. Une manière de prévenir tous ceux des journalistes et militants associatifs, français et camerounais, qui enquêtent sur ses activités africaines ?

Ce mardi 15 décembre, France Inter, Lionel Thompson (producteur) et Benoît Collombat (journaliste) sont cités à comparaître pour diffamation publique devant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. La raison ? Le 29 mars 2009, France Inter diffusait dans le cadre de l’émission Interception, à de multiples reprises primée pour sa qualité, « Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré ». Un reportage riche en témoignages sur les entreprises Bolloré au Cameroun : gestion du chemin de fer, dragage du port, gestion des plantations de palmiers... C’était un éclairage supplémentaire sur les pratiques (...)
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