12 mai

Conférence en ligne avec Aminata Traoré et Eric Toussaint

Les pays du Sud face au Covid-19 : Abolir les dettes illégitimes

Le CADTM vous convie à une conférence en ligne avec Aminata Traoré et Eric Toussaint : Les pays du Sud face au Covid-19 : Abolir les dettes illégitimes

Mardi 12 mai 2020

  • 18h00 : heure de France, Belgique, Suisse
  • 17h00 : heure du Gabon, Cameroun, Tunisie
  • 16h00 : heure du Mali, Sénégal, Maroc

Pour suivre la conférence sur Facebook : https://www.facebook.com/CADTMNETWORK
Pour participer à la conférence via Zoom, s’inscrire ici : https://bit.ly/DettesIllegitimes

La pandémie du Covid-19 a remis à l’agenda international la question de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
des pays du Sud. En effet, face aux multiples vulnérabilités qu’ils connaissent, les scenarii les plus catastrophiques leurs sont promis quant aux conséquences économiques et sociales pour eux de la crise mondiale du coronavirus. C’est dans ce contexte apocalyptique que de nombreuses voix, de celle du Pape François à celle de plusieurs dirigeants en passant par celles de l’ONU et de divers mouvements sociaux, se sont élevées afin d’appeler les créanciers des pays du Sud à considérer que la priorité de ces derniers est de consacrer leurs ressources à lutter contre la pandémie et ses conséquences et non à les rembourser.

Alors que la plupart de ces voix prônent une annulation, même partielle, des dettes des pays pauvres du Sud, la principale réponse à ce jour est le ridicule moratoire Moratoire Situation dans laquelle une dette est gelée par le créancier, qui renonce à en exiger le paiement dans les délais convenus. Cependant, durant la période de moratoire, les intérêts continuent de courir. Un moratoire peut également être décidé par le débiteur, comme ce fut le cas de la Russie en 1998 et de l’Équateur en 1999. sur la dette pour 6 mois décidé par le G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). le 14 avril dernier, loin, très loin de l’« annulation massive des dettes » promise par Emmanuel Macron, le président français. A ce moratoire s’ajoutent diverses pseudo aides se composant en bonne partie de prêts alourdissant encore plus la dette des pays concernés. Les réponses actuelles de la « communauté internationale » ne sont donc pas seulement insuffisantes mais également piteuses tant elles ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Pourtant, la plupart des pays du Sud disposent de solides arguments à faire valoir pour exiger l’annulation de larges parties de leurs dettes présentant un caractère illégitime, odieux, insoutenable ou carrément illégal. Dit autrement, une grande partie des dettes de ces pays n’a pas été contractée ou utilisée dans l’intérêt de leurs populations alors même que les créanciers le savaient ou étaient en mesure de le savoir, quand ce n’était pas sous leur pression. Le recours à cet endettement a permis aux puissances capitalistes de se doter d’une arme de domination et de spoliation massives et de mettre sous tutelle des économies entières qu’elles ont pu contraindre à adopter des politiques néolibérales à leur bénéfice exclusif et au détriment des peuples de ces pays, politiques ne leur permettant pas, notamment, de faire face aux enjeux de la pandémie du Covid-19.

Cette conférence permettra de présenter une vision globale des dettes illégitimes et des moyens pour les mouvements sociaux et les pays du Sud de les combattre.


Intervenant.e.s :

Aminata Dramane Traoré, docteure en psychologie sociale, ancienne Ministre de la culture et du tourisme du Mali, membre du Comité International du Forum Social Mondial, et auteure de plusieurs ouvrages, notamment L’Afrique humiliée et La Gloire des imposteurs : Lettres sur le Mali et l’Afrique.

Éric Toussaint, docteur en sciences politiques, est porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France, est l’auteur de plusieurs livres dont Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation et Capitulation entre adultes, Grèce 2015 : Une alternative était possible.

A propos du CADTM. Le Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes, fondé en Belgique en 1990, est un réseau international d’organisations actives dans plus de 30 pays répartis sur 4 continents qui milite pour des alternatives radicales visant le respect des libertés et des droits humains fondamentaux. Ses travaux et actions, axés sur la problématique de la dette, ont pour objectif l’établissement de modèles de développement socialement justes et écologiquement durables.

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