9 décembre

Genève, Suisse et International

Manifestation internationale ’Dégageons l’OMC !’

Manifestation internationale : ’Dégageons l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
 !’ Mobilisation contre l’Organisation Mondiale du Commerce et les traités de libre-échange

Samedi 9 décembre 2017 14h · Pl. de la Navigation Pâquis · Genève

Dégageons l’OMC ! — Stop à la mise en concurrence ! Pour la souveraineté des Peuples ! — Mondialisons les luttes et la solidarité

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APPEL À LA MOBILISATION CONTRE L’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site : http://www.wto.org/indexfr.htm
ET LES TRAITÉS DE LIBRE-ÉCHANGE

Dégageons l’OMC / Stop à la mise en concurrence
Pour la souveraineté des Peuples / Mondialisons les Luttes et la solidarité

Du 10 au 13 décembre aura lieu la conférence ministérielle de l’OMC à Buenos Aires en Argentine. La Via Campesina et les mouvements sociaux appellent à une semaine mondiale d’action (8 – 15 décembre) contre l’OMC et les accords de libre-échange.

L’OMC, les accords de libre-échange bilatéraux, régionaux et les accords sur les services (TISA) incarnent un modèle économique basé sur une croissance sans limite et une mise en concurrence globale. Ce système appartient au passé, il n’a pas d’avenir sinon de nous mener tout droit et rapidement dans le mur d’une planète aux ressources limitées !

C’est au nom de la pensée unique, d’une compétitivité jamais assez débridée que le Conseil Fédéral participe à la course à la dérégulation, sacrifiant volontiers notre agriculture en échange d’un accès à de nouveaux marchés financiers Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
. Mais aujourd’hui déjà les marchés globalisés détruisent les économies locales, les variables d’ajustement sont les populations des campagnes et des villes, les animaux, la biodiversité, les ressources naturelles et le climat …. des « freins » pour le pillage des multinationales et une économie de casino financiarisée.

Depuis ses débuts en 1995, l’Organisation mondiale du commerce s’est engagée à généraliser la libéralisation des marchés nationaux au détriment de la souveraineté. Dans ce cadre les multinationales utilisent les gouvernements complices pour saper la démocratie et tous les instruments institutionnels qui servaient à défendre les vies, les territoires, les biens publics et les écosystèmes alimentaires et agricoles des peuples du monde. Durant plus de 20 années de lutte contre l’OMC, les peuples résistent à ses tentatives de marchandisation de la vie, à commencer par le système agroalimentaire. Nos luttes ont été un obstacle majeur à la progression de cette organisation. Et partout dans le monde, dans les villes et les campagnes, la transition est en marche, nous reprenons le pouvoir sur nos vies et notre temps et nous construisons des alternatives démocratiques autonomes !

NON AUX ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE ! NON AUX ACCORDS SUR LES SERVICES !
POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE ! MONDIALISONS L’ESPOIR !

MANIFESTATION INTERNATIONALE
Samedi 9 décembre · 14h
Place de la Navigation, Genève

Les Verts, CGAS, STOP-TISA, Uniterre, CADTM, solidaritéS, collectif D, Sans retour, Coordination climat et justice sociale, SIT, UNIA, ATTAC, Solidarité Tattes, Perce-frontières, Maison de Malagnou, Ensemble à Gauche, Parti Socialiste, Alliance pour la souveraineté alimentaire, Jardins de Cocagne, Parti du Travail


Communiqué de presse — Lundi 4 décembre 2017
Un large front pour dire « Dégageons l’OMC » !

Ce lundi 4 décembre, le comité d’organisation de la manifestation contre l’Organisation Mondiale du Commerce du samedi 9 décembre 2017 à Genève (14h · Pl. de la Navigation) tenait une conférence de presse pour exposer quelques unes des nombreuses raisons de se mobiliser massivement contre l’OMC et son agenda destructeur de libéralisation des échanges synonyme de catastrophes sociales, écologiques et sanitaires, au Nord comme au Sud.

Rudi Berli, Uniterre : « Le fait que la 11e conférence ministérielle de l’OMC la semaine prochaine se tienne à Buenos Aires en Argentine est une aubaine pour cette organisation, qui veut précisément profiter de la brèche ouverte par les changements de gouvernements en Amérique du Sud pour tenter de pousser sur place son agenda de libéralisation et d’ouverture des marchés, dans un contexte où traditionnellement les mouvements sociaux sud-américains souvent opposé une forte résistance à l’agenda néolibéral. Car les politiques de dérégulation de l’OMC sont un désastre pour le Nord comme le Sud. En Suisse, la question est cruciale : le secteur alimentaire, sur l’entier de la chaîne alimentaire (de la production agricole à la vente de détail ou la restauration) représente une part très importante de l’économie du pays. Dans ce contexte, la volonté du Conseil Fédéral de poursuivre l’agenda de l’OMC représente un véritable déni de démocratie par rapport à la volonté populaire de favoriser l’agriculture de proximité, comme cela s’est encore manifesté récemment par le vote écrasant en faveur de l’initiative pour la sécurité alimentaire. Le déni démocratique qui accompagne l’ de l’OMC s’est encore manifesté il y a quelques jours avec le banissement de 63 ONG et d’organisations de la société civile du sommet. Ces organisations, dont l’ONG suisse Alliance Sud, se sont en effet vues retirer par l’OMC leur accréditation pour cette conférence ministérielle. C’est un scandale ! »

Thibault Schneeberger, solidaritéS : « L’OMC a toujours servi de pied de biche aux pays du Nord pour ouvrir de force les marchés des pays du Sud à la concurrence, alors que ces derniers, contrairement aux pays occidentaux, n’ont pas eu le temps de se protéger pour se développer, avec à la clef les désastres sociaux et écologiques qu’on sait : destruction des normes sociales et environnementales, appauvrissement des paysans au Nord comme au Sud, etc. Le principe même des avantages comparatifs sur lesquels repose le socle idéologique de l’OMC qui consiste à déplacer des denrées alimentaires d’un bout à l’autre de la planète au motif d’une prétendue rationalité économique est totalement hors sujet dans un monde où le réchauffement climatique et la rareté énergétique obligent à une relocalisation de l’économie, en particulier dans le domaine de l’alimentation. Aujourd’hui, l’OMC passe un peu sous les radars médiatiques mais son influence reste très forte : c’est en effet sous sa pression que l’Inde a dû renoncer en 2016 à un projet de développement des énergies renouvelables sacrifiant des dizaines de milliers d’emplois dans la transition énergétique, que la France a divisé par 4 son projet de taxe sur l’huile de palme (« taxe Nutella »), ou encore que l’Union Européenne a dû reculer lorsqu’elle a voulu classer les sables bitumineux du Canada comme source d’énergie particulièrement polluante. À l’ordre du jour de cette 11e réunion ministérielle, la question de la présence résiduelle des pesticides dans l’alimentation, des perturbateurs endocriniens ou encore du glyphosate seront au cœur des débats et controverses. Sur ces trois sujets, l’OMC fait pression contre toute législation un tant soit peu contraignante, avec un certain succès déjà sur la question du glyphosate puisque l’Union Européenne vient de renouveler pour 5 ans l’autorisation de cet herbicide - pourtant reconnu comme cancérogène par l’OMS – au mépris du principe de précaution et de la large mobilisation populaire et citoyenne hostile au Roundup. Comme d’habitude avec l’OMC, ce sont les multinationales qui sont à la manœuvre et qui sacrifient l’intérêt de la population, des travailleurs·euses et de la planète sur l’autel de leur profit… Ne les laissons pas faire ! »

Esther Hartmann, Les Verts : « Ce qui se passe au niveau global avec l’OMC nous concerne directement au niveau local et a des conséquences bien réelles sur toute la population et sur les travailleurs agricoles. Il faut donc maintenir la mobilisation, car même si certains votes de circonstance au niveau parlementaire donnent parfois l’illusion que tout le monde est d’accord sur la nécessité d’une agriculture de proximité, dans les faits, l’agenda de l’OMC et de la dérégulation environnementale progresse. La volonté populaire, sur la sécurité alimentaire par exemple, doit être respectée ! »

Gérard Scheller, Comité STOP-TiSA : « Les méthodes gravées dans les traités de libre-échange comme TiSA (accord sur le commerce des services) s’apparentent à celles utilisées par l’OMC : ce sont des multinationales qui attaquent des Etats a travers des tribunaux privés parce que leurs législations sont contraires à leurs intérêts. Le traité TiSA contient notamment une clause cliquet qui permet d’empêcher tout « retour en arrière » lorsqu’un secteur a été privatisé. Mais la mobilisation contre ces traités donne de l’espoir : ainsi, le traité TAFTA - ou TTIP - a été mis en échec en grande partie grâce à la mobilisation populaire, partie de la base. À Genève, plusieurs communes ainsi que le Grand Conseil ont voté des résolutions déclarant leur territoire zone hors-TiSA. Ces victoires ne sont pas définitives mais elles comptent dans le rapport de force. C’est la démonstration que les manifestations et mobilisations fonctionnent, c’est pourquoi il est plus qu’indispensable d’être nombreux·euses ce samedi à la manifestation ! »

Contacts :
- Rudi Berli, Uniterre
- Thibault Schneeberger, solidaritéS
- Gérard Scheller, Stop TiSA
- Esther Hartmann, Les Verts


Source : solidaritéS

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