24 mars

Bruxelles, Belgique

Nationale manif. tegen racisme/Manif nationale contre le racisme

(FR) Le monde associatif, mouvements et citoyens se réunissent à l’occasion du 21 mars, Journée internationale contre le racisme et la discrimination. Le 24 MARS 2018, ils organisent une manifestation nationale à Bruxelles. Ensemble, nous luttons contre la haine et l’agression, contre la discrimination, le racisme et les inégalités.

Rendez-vous à 14h à la gare de Bruxelles-Nord

(NL) Middenveldorganisaties, bewegingen en burgers verenigen zich naar aanleiding van 21 maart, de Internationale Dag tegen Racisme en Discriminatie. Tijdens een nationale manifestatie op 24 MAART 2018 in Brussel staan we op tegen haat en agressie, tegen discriminatie, racisme en ongelijkheid.

Station Brussel-Noord - 14h

UNIS CONTRE LE RACISME. ENSEMBLE POUR LES DROITS SOCIAUX
Texte de la plateforme pour la manifestation du 24 mars 2018

Le monde associatif se réunit à l’occasion du 21 mars, Journée internationale contre le racisme et la discrimination. Le 24 mars 2018, en organisant une manifestation nationale à Bruxelles, nous voulons montrer que nous ne nous laissons pas diviser par le racisme et les mesures discriminatoires et que nous continuons à nous battre pour une société où chacun compte et où l’égalité est la règle. Nous commémorerons en même temps les victimes de la haine et de la terreur, à Bruxelles et ailleurs. La terreur veut construire des murs, semer la division entre « nous » et « eux ». Nous ne pouvons admettre cela. Ensemble, nous luttons contre la haine et l’agression, contre la discrimination, le racisme et les inégalités.

Le discours politique dominant et les mesures de droite tentent de nous diviser et créent une opposition entre individus et entre communautés. On veut nous faire croire que les minorités, les réfugiés et les immigrés sont responsables de l’appauvrissement général. Plutôt que de garantir la répartition équitable du travail et de l’argent, les droits sociaux sont vidés et démantelés. Les responsables restent hors d’atteinte.

Entre-temps, le racisme et la discrimination ont un impact destructif sur la vie d’un nombre croissant de personnes et dès lors sur la société dans son ensemble. Les réfugiés ne sont pas bien accueillis. Nous enfermons des enfants dans des centres fermés et renvoyons des personnes dans des pays où elles risquent d’être torturées. De fortes inégalités subsistent même pour des personnes d’origine étrangère nées ou vivant en Belgique depuis longtemps. Plus de 50% Belges d’origine marocaine vivent en dessous du seuil de pauvreté (contre 15% de l’ensemble de la population belge). En matière d’accès au marché du travail pour les minorités ethnoculturelles, la Belgique figure parmi les pays les plus inégalitaires de l’UE et de l’OCDE OCDE
Organisation de coopération et de développement économiques
Créée en 1960 et basée au Château de la Muette à Paris, l’OCDE regroupe les quinze membres de l’Union européenne auxquels s’ajoutent la Suisse, la Norvège, l’Islande ; en Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada ; en Asie-Pacifique, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Entre 1994 et 1996, trois pays du Tiers-Monde ont fait leur entrée : la Turquie, candidate à entrer également dans l’Union européenne ; le Mexique qui forme l’ALENA avec ses deux voisins du Nord ; la Corée du Sud. Depuis 1995, se sont ajoutés trois pays de l’ex-bloc soviétique : la République tchèque, la Pologne et la Hongrie. En 2000, la République slovaque est devenue le trentième membre.

Liste des pays membres de l’OCDE par ordre alphabétique : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Turquie.
Site :
. De tous les pays de l’UE, c’est notre système éducatif qui perpétue le plus les inégalités existantes. Environ 55 % des demandeurs d’emploi belges issus de l’immigration ne trouvent pas d’emploi après un an, alors que 50% des Belges en trouve un après six mois. Il existe également une discrimination structurelle sur le marché locatif, dans l’enseignement et dans les services publics. Travailler et étudier pour un meilleur avenir ? Pas pour les personnes d’origine immigrée en Belgique.

Les autorités belges utilisent la stratégie du « diviser pour régner », afin de poursuivre tranquillement le démantèlement de nos droits sociaux. C’est inacceptable. Voilà pourquoi la plateforme met en avant six revendications concrètes, auxquelles chaque individu ou organisation le souhaitant peut souscrire :
1. Toute personne a droit à un emploi et à un logement décent. Attaquez la discrimination par des mesures concrètes plutôt que par des slogans creux. Introduisez des tests de situation proactifs assortis de sanctions sur le marché du travail et de la location.

2. Assurez un accueil chaleureux, humain et adéquat des réfugiés, dans le respect des droits humains. Ne concluez pas d’accords sur les réfugiés avec des régimes non démocratiques. L’État doit prévoir une offre professionnelle organisée et un plan éducatif responsable qui vise l’intégration, la régularisation, et le traitement social égal de tous les nouveaux-arrivants et sans-papiers, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la Convention de Genève."

3. L’interdiction des signes philosophiques empêche de nombreuses femmes d’accéder à l’emploi et à la formation. Nous nous opposons à l’interdiction du foulard sur le lieu de travail et dans l’enseignement secondaire et supérieur.

4. Plusieurs articles de la nouvelle loi sur les étrangers (‘loi déportation’) sont indignes de notre État de droit. Ainsi, l’article 21 de cette loi permet l’expulsion de personnes ayant un titre de séjour légal, même nées en Belgique sur base de présomptions (donc sans faute avérée, sans procès). Abolissez ce traitement inégal des citoyens.

5. Toute personne a droit à l’égalité de traitement et à la protection par la police. Il faut s’attaquer au profilage ethnique, à la violence excessive et aux comportements discriminatoires de la police au moyen d’une politique de tolérance zéro.

6. Depuis l’indépendance du Congo, la Belgique n’a pas fait son travail de conscience sur la colonisation, immense entreprise de pillage et de destruction. Cela s’observe dans l’espace public, qui est truffé de références à la période coloniale, comme dans les programmes scolaires d’histoire. Il faut mener une réflexion commune et des actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
symboliques pour la décolonisation de l’espace public et intégrer une analyse critique de la colonisation dans les programmes scolaires.

Pour la Plateforme 21 Mars : (En ordre alphabétique :)
Begijnhofparochie Brussel ; CADTM Belgique ; Comac ; CSM ; ella vzw ; FMV ; Hand in Hand Tegen Racisme ; Hard Boven Hard ; Jong Groen ; Jong Socialisten ; Karamah EU ; Kifkif ; Koerdische Beweging ; Liga voor de Mensenrechten ; Ligue des Droits de l’Homme ; Minderhedenforum ; Motief ; Movement X ; MRAX ; Praktijktesten Nu ; Progress Laywers Network ; Samenlevingsopbouw Antwerpen ; Toute Autre Chose ; Uit de Marge ; Victoria Deluxe ; Vrede vzw ; … (Pour la liste complète : https://www.facebook.com/events/201542073758606/)

Ceux qui veulent souscrire à ce texte et mobiliser pour la manifestation sont invités à envoyer un e-mail à antiracisme2018@gmail.com.


VERENIGD TEGEN HET RACISME. SAMEN VOOR SOCIALE RECHTEN.
Platformtekst manifestatie 24 maart 2018

Middenveldorganisaties verenigen zich naar aanleiding van 21 maart, de Internationale Dag tegen Racisme en Discriminatie. Tijdens een nationale manifestatie op 24 maart 2018 in Brussel willen we laten horen dat we ons niet laten verdelen door racisme en discriminerende maatregelen en dat we blijven strijden voor een samenleving waar iedereen op gelijke voet meetelt. We herdenken die dag ook de slachtoffers van haat en terreur, in Brussel en elders. Terreur wil muren opwerpen, het samen-leven verdelen in kampen van ‘wij’ tegen ‘zij’. Dat laten wij niet gebeuren. Samen staan we op tegen haat en agressie, tegen discriminatie, racisme en ongelijkheid.

Mensen en gemeenschappen worden door het dominante politieke discours en beleid tegen elkaar opgezet. Men probeert ons wijs te maken dat minderheden, vluchtelingen en migranten de oorzaak zijn dat we het met minder moeten doen. In plaats van werk en geld eerlijk te verdelen worden sociale rechten uitgehold en afgebroken. De verantwoordelijken hiervoor blijven buiten schot.

Racisme en discriminatie hebben ondertussen een vernietigende impact op het leven van een groeiend aantal mensen en daarom op onze samenleving als geheel. Mensen op de vlucht worden slecht opgevangen. We sluiten
inderen op in gesloten centra, en sturen mensen terug naar landen waar ze mogelijk gefolterd zullen worden. Ook voor migranten die hier al lang wonen is België allesbehalve het beloofde land. In het « rijke » België leeft een schandalige 15% van de bevolking onder de armoedegrens, maar bij de Marokkaanse Belgen is dat zelfs meer dan 50%. In de lijst van EU- en OESO-landen hangen we helemaal onderaan wat betreft gelijke toegang van etnisch-culturele minderheden tot de arbeidsmarkt. In geen enkel ander EU-land houdt het onderwijssysteem de bestaande ongelijkheden zo hard in stand als in België. Ongeveer 55 procent van de werkzoekende Belgen met een migratieachtergrond heeft na een jaar solliciteren nog altijd geen job, terwijl 50% van de Belgen na 6 maanden werk vindt. Op de huurmarkt, in het onderwijs, in de publieke dienstverlening is er structurele discriminatie. Werken en studeren voor een betere toekomst ? Niet als migrant in België.

Overheden in België hanteren een verdeel-en-heerspolitiek om ongemoeid onze sociale rechten verder te kunnen afbreken. Dat vinden wij onaanvaardbaar. Daarom schuift het platform zes concrete eisen naar voor, die elk individu of organisatie mee kan ondertekenen :

1. Iedereen heeft recht op een degelijke job en woning. Pak discriminatie aan met concrete maatregelen in plaats van holle slogans. Voer proactieve praktijktesten met sancties in op de arbeidsmarkt en de woningmarkt.

2. Zorg voor een warme, menselijke en kwaliteitsvolle vluchtelingenopvang die de mensenrechten respecteert. Sluit geen vluchtelingendeals met ondemocratische regimes. De overheid moet in een professioneel georganiseerd en educatief-verantwoord aanbod voorzien gericht op integratie, regularisatie en gelijke sociale behandeling van nieuwkomers en sans-papiers zoals bepaald in de Universele Rechten van de Mens en de Conventies van Genève.

3. Een verbod op levensbeschouwelijke tekens verhindert de toegang van veel vrouwen tot werk en opleiding. We zijn tegen de bestaande hoofddoekverboden op de werkvloer en in het middelbaar en hoger onderwijs.

4. Meerdere artikels van de nieuwe vreemdelingenwet zijn onze rechtstaat onwaardig. Zo kunnen mensen op basis van Artikel 21 van deze wet (de ‘deportatiewet’) nu op basis van vermoedens (dus zonder bewezen schuld, zonder proces) het land worden uitgezet. Schaf deze ongelijke behandeling van burgers af.

5. Iedereen heeft recht op gelijke behandeling en bescherming door de politie. Etnische profilering, buitensporig geweld, en discriminerend politiegedrag moeten bestreden worden met een zerotolerantie-aanpak.

6. Na de onafhankelijkheid van Congo heeft België onvoldoende aandacht geschonken aan gewetenswerk over de kolonisering en de gigantische schade die hiermee is aangericht. De publieke ruimte staat vol met verwijzingen naar de koloniale periode, net zoals de onderwijsprogramma’s en de geschiedenisboeken. We moeten samen actief hierover nadenken en inzetten op de dekolonisering van de publieke ruimte en de integratie van een kritische analyse van de kolonisatie in de onderwijsprogramma’s en - oeken.

Namens het Platform 21 maart : (in alfabetische volgorde)
Begijnhofparochie Brussel ; CADTM Belgie ; Comac ; CSM ; ella vzw ; FMV ; Hand in Hand Tegen Racisme ; Hard Boven Hard ; Jong Groen ; Jong Socialisten ; Karamah EU ; Kifkif ; Koerdische Beweging ; Liga voor de Mensenrechten ; Ligue des Droits de l’Homme ; Minderhedenforum ; Motief ; Movement X ; MRAX ; Praktijktesten Nu ; Progress Laywers Network ; Samenlevingsopbouw Antwerpen ; Toute Autre Chose ; Uit de Marge ; Victoria Deluxe ; Vrede vzw ; … (lijst wordt aangevuld op https://www.facebook.com/events/201542073758606/ )

Wie deze tekst wil onderschrijven en mee wil mobiliseren voor de manifestatie van 24/3 kan een bericht sturen naar antiracisme2018@gmail.com


À venir