Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
CADTM

Alternatives

Maroc

Mouvements sociaux

Attac/cadtm Maroc

Non à la criminalisation de la protestation, Non à la répression des manifestants, La lutte continue jusqu’à la réalisation des revendications

4 mars 2011 par Attac/Cadtm Maroc


Un autre Maroc est nécessaire, un pays qui répond aux besoins essentiels des Marocains. Les voix libres qui luttent pour l’édification de ce Maroc sont constamment combattues par l’Etat. À Agadir (à 600 km au sud de Rabat), suite à l’interdiction d’un sit-in du « mouvement 20 février », les autorités ont arrêté le 23 février dernier, 22 militant-e-s, issus de différents courants politiques (gauche, islamiste, amazigh, etc…) dont 6 militant-e-s d’ATTAC Maroc, parmi eux Mohamed Aboud, SG de notre association. Au moment de ces arrestations arbitraires, les forces de répression ont usé de la force pour embarquer nos camarades. Après trois heures d’interrogatoire, ces derniers seront libérés. Les militant-e-s de la région avaient organisé un sit-in devant le commissariat de la ville pour exiger leur libération immédiate.

Ces arrestations s’inscrivent dans la campagne d’harcèlement lancée depuis le 20 février contre les militants et organisations qui participent à ce mouvement qui exige le changement. Parmi les autres actes d’intimidation ; l’agression sauvage à l’encontre de Zaina Oubihi, membre du secrétariat national d’ATTAC Maroc, ainsi que plusieurs militants de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), dont sa présidente, Khadija Riyadi.

Ces actes ignobles sont la suite d’un processus de recul des libertés publiques, dont notre association est particulièrement victime. Depuis 2002, ATTAC Maroc ne dispose pas d’un récépissé des autorités pour exercer son activité. Ainsi, l’Etat ne respecte pas le droit aux associations de s’organiser. Cette situation nous a poussé à organiser le 12 février des sit-in nationaux pour exiger le respect de ce droit élémentaire.

Dans ce contexte, ATTAC Maroc :

- Dénonce tous les actes d’intimidation à l’égard de ses militant-e-s. L’Etat est responsable de l’intégrité physique de nos militants ainsi que l’ensemble des camarades impliqués dans le mouvement du 20 février.

- Est solidaire avec tous les militant-e-s des droits humains, les syndicalistes, les politiciens, les citoyens libres dans les différents villes et villages, devant ce qu’ils subissent comme campagne de répression. Des actes qui dévoilent la vraie nature de la démocratie de façade au Maroc et cassent le mythe de « l’exception marocaine ».

- Salue le mouvement des jeunes du 20 février et l’ensemble des citoyens marocains pour la réussite des marches pacifiques tenues le dimanche 20 février. 250 000 personnes ont pris part à ces actions dans 54 villes des quatre coins du Maroc.

- Dénonce la campagne de dénigrement dont sont victimes les membres du mouvement sur les médias officiels ou proche du pouvoir. Ainsi que sur les réseaux sociaux qui sont infiltrés par les services secrets.

- Proteste contre la boucherie que commet le dictateur Khadafi contre le peuple libyen suite à sa révolution populaire.

- Appelle la communauté internationale à assumer sa responsabilité devant ces crimes et intervenir pour que cesse ce massacre.

- Appelle tous les Marocains libres et démocrates à rejoindre le mouvement du 20 février et continuer la mobilisation et le combat jusqu’à la réalisation de nos revendications justes.

Secrétariat national

Casablanca, le 23 février 2011

Contact :

Mohamed Aboud : 00212 662052345

Email : attac.maroc@gmail.com


visites : 455
Copyleft copyleft | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Site hébergé par Domaine public | sous logiciel libre SPIP | navigateur