Déclaration d’ATTAC - ARGENTINE

Nous dénonçons la persécution idéologique et la tentative de nous intimider

16 novembre 2018 par ATTAC/CADTM Argentina


Depuis ATTAC Argentine, nous leur disons « vous n’arriverez pas à nous INTIMIDER ». ATTAC est une organisation mondialement connue pour son activisme contre les paradis fiscaux Paradis fiscaux
Paradis fiscal
Territoire caractérisé par les cinq critères (non cumulatifs) suivants :
(a) l’opacité (via le secret bancaire ou un autre mécanisme comme les trusts) ;
(b) une fiscalité très basse, voire une imposition nulle pour les non-résidents ;
(c) des facilités législatives permettant de créer des sociétés écrans, sans aucune obligation pour les non-résidents d’avoir une activité réelle sur le territoire ;
(d) l’absence de coopération avec les administrations fiscales, douanières et/ou judiciaires des autres pays ;
(e) la faiblesse ou l’absence de régulation financière.

La Suisse, la City de Londres et le Luxembourg accueillent la majorité des capitaux placés dans les paradis fiscaux. Il y a bien sûr également les Iles Caïmans, les Iles anglo-normandes, Hong-Kong, et d’autres lieux exotiques. Les détenteurs de fortunes qui veulent échapper au fisc ou ceux qui veulent blanchir des capitaux qui proviennent d’activités criminelles sont directement aidés par les banques qui font « passer » les capitaux par une succession de paradis fiscaux. Les capitaux généralement sont d’abord placés en Suisse, à la City de Londres ou au Luxembourg, transitent ensuite par d’autres paradis fiscaux encore plus opaques afin de compliquer la tâche des autorités qui voudraient suivre leurs traces et finissent par réapparaître la plupart du temps à Genève, Zurich, Berne, Londres ou Luxembourg, d’où ils peuvent se rendre si nécessaires vers d’autres destinations.
et le blanchiment d’argent. Il est absurde et répugnant qu’un gouvernement remplie d’escrocs, qui ont des comptes à l’étranger, tente d’entacher une organisation comme ATTAC en l’accusant de blanchir de l’argent. Les petites sommes reçues par ATTAC Argentine, en tant que don d’organismes internationaux renommés partageant nos idées ont été reçues conformément à toutes les réglementations bancaires et ont été utilisées avec le support documentaire correspondant, pour mener des campagnes contre les paradis fiscaux, l’évasion fiscale et le paiement de dettes publiques illégitimes des pays du tiers monde. Nous n’avons rien à cacher, nos actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
et nos initiatives sont ouvertes et publiques.

Cette stratégie utilisée par le gouvernement argentin contre des organisations populaires a suscité des expressions de solidarité aux niveaux national et international.

En tant que membres de la Confluencia Fuera G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). /FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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(Confluence Dehors le G20 et le FMI), nous travaillons pour exposer l’obscénité de la réunion du Groupe des Vingt (G20) et des principales institutions financières internationales (IFIs) comme le FMI, la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
et la Banque interaméricaine de développement (BID), qui actuellement doivent blinder la ville pour assurer son fonctionnement avec 25 000 soldats pour les protéger, tout en se déplaçant en avion et utilisant des dispositifs de sécurité sophistiqués, moyennant le coût que cela entraînera. Il s’agit d’un sommet réunissant le groupe restreint de présidents et des chefs d’État de vingt pays puissants qui s’accorde le droit de décision pour les 174 pays souverains restants ; un sommet auquel participent Trump, Macron, Poutine, Merkel, etc. et des assassins de la stature du prince héritier Mohamed bin Salman, impliqué dans l’affaire du journaliste assassiné Jamal Khashoggi.

Notre objectif, dans le cadre de la Semaine d’Action Globale contre le G20 et le FMI, est de dénoncer ce forum qui ne nous représente pas, ainsi que de débattre et de trouver des alternatives à la crise profonde dans laquelle nous sommes plongés, non seulement en Argentine, mais aussi aux niveaux régional et mondial. La crise économique, financière, alimentaire, énergétique, climatique, bref, civilisatrice, ne sera pas atténuée par les politiques prescrites par le G20 ou par les grandes institutions financières internationales, telles que le FMI.

Ores, dans ce contexte, nous ne sommes pas surpris par cette note intimidante d’Infobae. C’est la meilleure démonstration de l’intimidation que l’on veut mener contre les organisations sociales argentines, en essayant de « semer la terreur » et de diviser la société argentine. C’est une action de répression préventive pour justifier toute action des forces de sécurité contre les manifestations pacifiques qui auront lieu le 30 novembre pour répudier l’arrivée du G20.

De même, nous répudions la dénonciation contre Mme Beatriz Rajland, avocate renommée et militante des droits de l’homme, chercheuse à l’Agence de la Science et de la Technologie, professeur ordinaire de théorie de l’État à la Faculté de droit de l’Université de Buenos Aires (UBA). Son nom est aussi associé à la résistance civile contre la dictature militaire et il s’agit d’un exemple permanent de cohérence et d’engagement.

Depuis ATTAC Argentine, nous n’acceptons pas que nous essayions de « persécuter » et d’intimider avec de fausses accusations. Nous n’avons rien à cacher, au contraire : nos sacs à dos sont remplis d’idées, de propositions et de rêves pour un autre monde.



ATTAC Argentine
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cadtm.org

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