Porto Rico : Quelques leçons de l’ouragan

16 janvier par Rafael Bernabe


Le 20 septembre, l’île de Porto Rico, « territoire associé aux Etats-Unis », a été durement frappé par Maria, le cyclone le plus puissant sur l’île depuis un siècle. Il a fait une cinquantaine de morts et 72 milliards de dollars de dégâts.

Les crises posent des problèmes aigus mettant à découvert et accentuant les aspects admirables ou négatifs des sociétés qu’elles touchent. Elles posent aussi de nouvelles tâches et de nouvelles perspectives aux agendas déjà posés. Le cas de Porto Rico – avec l’effet et la réponse au passage de l’ouragan María – ne fait pas exception.

Commençons par l’aspect admirable : la réserve de solidarité, de communauté, de générosité subsistant dans ce pays malgré trois décennies de prêche et de pratiques néolibérales. Des décennies qui ont prôné la supériorité du privé sur le public, de la compétence sur la collaboration, de l’égoïsme sur la communauté, de l’immédiat sur la prévision, de la fragmentation sur l’intégration démocratique. On pourrait donner des dizaines d’exemples : le pain que l’on m’a offert quand je me déplaçais pour faire une démarche (à cause du manque d’essence), la nourriture qu’on m’a vendue à crédit (parce que je n’avais pas d’argent liquide), le café offert par mes voisins, l’usage d’un réchaud pour chauffer la nourriture de mon bébé, les médecins et le personnel de santé travaillant dans un hôpital resté sans électricité (où nous avions dû aller aux urgences le jour après l’ouragan). Sans aucun doute, notre peuple comprend et sent, malgré tout, que les relations humaines (y compris entre des inconnus) sont plus et doivent être plus que le lien froid de l’argent.

Mais il existe des problèmes et des défis auxquels il faut réfléchir : nous ne pouvons pas laisser de côté les tâches les plus urgentes, mais nous ne pouvons pas non plus cesser d’analyser la situation, surtout si dès le début nous voulons reconstruire un Porto Rico différent et meilleur. Cette reconstruction a déjà commencé et nous ne pouvons pas renvoyer cette réflexion à plus tard. Sinon, d’autres prendront les décisions qui nous affecteront. Nous ne pouvons pas non plus être injustes envers ceux qui, en ce moment, sont submergés par les tâches de sauvetage, d’appui et de reconstruction : il faut reconnaître cet immense et difficile labeur, y compris celui effectué par des fonctionnaires du gouvernement – dont je ne partage pas les idées, mais dont je reconnais le travail.

Commençons par le plus immédiat. Sans aucun doute, la réponse au désastre fut inadéquate. Nous ne pouvons pas demander des miracles. Mais un plan ou des plans étaient indubitablement nécessaires pour maintenir la fourniture d’eau et de nourriture, les services de santé et la provision de combustible nécessaire à tout cela, en supposant un effondrement prévisible et anticipé du système électrique. Un tel plan et une telle prévision étaient-ils possibles ? Sans doute, au moins à un degré meilleur que ce que nous avons pu observer. La réalité, c’est qu’on avait déjà l’expérience des ouragans Andrew et Katrina, dont on n’a pas profité de manière adéquate (nous reviendrons sur les racines de ce manque de prévision). Certes, les plans – si bons qu’ils soient – ne peuvent tout résoudre. D’autres problèmes peuvent aussi certainement être réglés, mais pas par des plans d’urgence. Deux exemples : l’essence et la santé.

La course désespérée à la recherche d’essence, avec le chaos et l’incertitude que nous avons vécus, résulte, en dernière analyse, de la dépendance quasi absolue à l’automobile privée comme moyen de transport (tant de fois dénoncée pour des raisons urbanistiques et écologiques). Sans automobiles, le pays ne fonctionne pas pour les choses les plus quotidiennes et sans essence les automobiles ne fonctionnent pas. Que le lecteur ou la lectrice pense à la situation différente que nous aurions vécue en pouvant compter sur un réseau efficace et dense de transport collectif : la réalisation de ce réseau collectif est sans doute une tâche difficile, mais elle permettrait de rétablir et de garantir l’accès et le mouvement des personnes beaucoup plus rapidement qu’en tentant de fournir de l’essence à des millions (oui, des millions) d’automobiles. En clair, le passage de l’ouragan accentue un besoin déjà posé avant l’ouragan. N’oublions pas cela à l’heure de la reconstruction (ironiquement, l’une des raisons pour lesquelles était et est posé le problème du transport collectif, c’est la nécessité de réduire l’usage de l’essence pour remédier à la menace du changement climatique, dont l’un des impacts consiste précisément à augmenter la fréquence d’événements extrêmes, comme les ouragans catégories 5…). Avec trois ouragans de ce type en une seule saison, nous commençons à prendre cette menace au sérieux (bien que Trump continue à nier son existence).

Un autre exemple, c’est notre système de santé. Je ne devrais pas parler de système : nous avons eu un système jusqu’aux années 1990. C’était un système conçu logiquement, avec des centres de diagnostic et de traitement et des installations de soins primaires, secondaires et tertiaires. Il avait ses carences, il devait s’améliorer, mais c’était un système avec un minimum de cohérence. Lors d’une crise comme celle-ci, il pouvait se préparer, se relever et se coordonner à nouveau, avec un minimum de cohérence et d’efficience dans tout le pays. Mais ce système n’existe plus : ce qui existe est le résultat fragmenté, chaotique et désarticulé engendré par la privatisation. La tâche de se préparer pour répondre à la crise est donc beaucoup plus difficile. (L’une de mes plus lamentables expériences s’est produite dans une pharmacie qui refusait de me fournir un médicament pour mon bébé, parce que le système informatique était hors d’usage et qu’elle ne pouvait donc pas consulter ma couverture santé.)

Le manque de prévision et l’insuffisance de la réponse initiale ont aussi touché l’Agence fédérale de gestion de l’urgence, FEMA (Federal Emergency Management Agency). Depuis Katrina, l’insuffisance de cette agence est avérée : son appareil fonctionne, non selon la logique des affaires, mais selon celle du dysfonctionnement permanent. N’était-il pas prévisible que l’effondrement prévisible du système électrique et des communications rendraient nécessaires des dizaines de grands générateurs pour les hôpitaux et d’autres points clés, par exemple, ainsi que des moyens pour rétablir les communications ? Ni le gouvernement de Porto Rico ni la FEMA n’ont tenu compte de ce que la réalité nous a durement rappelé : Porto Rico, à la différence de la Louisiane, du Texas ou de la Floride, est une île ; elle a besoin de plans spéciaux face à une situation comme celle-ci, et pas du modèle utilisé en d’autres lieux.

L’insuffisance de la réponse initiale fut immédiatement détectée par ceux qui se trouvaient dans l’île, mais la grande majorité d’entre nous n’avait pas beaucoup de moyens pour protester. La diaspora – ce Porto Rico hors de Porto Rico – a joué un rôle central pour dénoncer cette situation et exiger que Porto Rico ne soit pas abandonné à son sort et reçoive l’appui que tout peuple mérite dans ces circonstances. Grâce à cela, grâce au scandale qui put être suscité au-delà de Porto Rico, la réponse s’est améliorée. Je n’appartiens pas à son parti et je n’ai pas voté pour elle, mais je dois applaudir aux protestations et aux dénonciations faites par la maire de San Juan. Il fallait s’attendre à la réponse de Trump, sotte et insolente. Dans l’un de ses premiers tweets, il eut l’insolence de mentionner le paiement de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et maintenant il s’en est pris aux travailleurs portoricains qui, selon lui, sont des fainéants (des propos répétés par certains à Porto Rico, que le fait de se retrouver au côté de Trump devrait peut-être faire réfléchir). Mais que peut-on attendre de ce monsieur ? Trump représente l’opposition et la négation de tout ce qu’il y a de bon, de décent et de généreux dans l’humanité, y compris celle qui vit aux États-Unis. Sa visite annoncée, comme me dit quelqu’un dans une file d’attente, est un obstacle : toute ressource déviée pour l’accueillir est une ressource en moins pour la récupération. Sa visite n’est pas nécessaire, ni pour comprendre la situation ni pour coordonner la reconstruction. Il vient pour se faire photographier. Il faut déclarer ce raciste persona non grata [indésirable] à Porto Rico. L’époque est révolue où le respect des besoins et des droits humains par les gouvernants dépend de leur bonne volonté, en fonction du bon comportement de leurs sujets.

Maintenant, grâce aux dénonciations faites à l’intérieur et à l’extérieur de Porto Rico, davantage de ressources pour la reconstruction commencent à arriver. La plus grande partie de cet appui, ou une partie considérable, arrive par la voie militaire. Nous voyons déjà des photos de généraux dirigeant la reconstruction. Certes nous devons accueillir toute aide ou appui possibles en ce moment de besoin extrême. Mais cela doit être aussi motif à réflexion. Je voudrais en signaler trois.

Premièrement, il est lamentable que le budget et les ressources pour répondre à ces situations (pas seulement à Porto Rico) se trouvent aux mains des militaires et non d’agences civiles. Mais ce n’est pas étrange : ce sont les priorités typiques pour la majorité des gouvernements, y compris celui des États-Unis, dans ce monde où nous vivons. On dépense plus, beaucoup plus, pour l’appareil militaire que pour l’éducation et le bien-être social. On peut maintenir un arsenal gigantesque, mais non une assurance de santé universelle. Cet appareil militaire n’est pas le sauveur de peuples touchés par des désastres : c’est un appareil qui accapare normalement une quantité gigantesque de ressources qui devraient être consacrées à d’autres buts. Cette réalité fait que l’appui nous arrive par voie militaire, mais nous ne devons pas cesser de voir le côté amer et obscur de cette réalité. Ne l’oublions pas même une seconde. Redoublons la lutte pour d’autres priorités à Porto Rico, aux États-Unis et dans le monde.

Deuxièmement, il est intéressant de voir comment, après le passage de l’ouragan (et les dénonciations et les exigences mentionnées) des ressources en millions de dollars apparaissent pour la reconstruction. Mais pourquoi maintenant, et pas avant ? Depuis longtemps, nous avons prôné la nécessité d’un apport de fonds fédéraux substantiel pour la reconstruction de Porto Rico (en général et, entre autres, pour transformer son système d’énergie). Pourquoi faut-il attendre un désastre naturel et social pour faire des pas en direction de telles mesures ? Il faut en dire de même à propos des lois de cabotage [1] : combien de fois n’a-t-on pas prôné la nécessité de les éliminer pour contribuer à la récupération économique ? Si leur élimination aide maintenant à cette récupération, pourquoi les maintenir à l’avenir ? Ironiquement, l’ouragan a obligé à faire des choses (l’appui fédéral à la reconstruction, la suspension des lois de cabotage) que nous avions prônées depuis longtemps comme nécessaires (quoique pas forcément de la manière actuelle). Je renvoie à plus loin la troisième réflexion sur l’aspect militaire.

Vu que Trump lui-même a abordé le thème de la dette dans l’un de ses tweets et que le président de la Junte de contrôle budgétaire affirme que maintenant il faut repenser beaucoup de choses, abordons donc ce point. En quelques mots : quiconque prétend encaisser le montant de la dette dans ces circonstances commet un acte de lèse-humanité. L’ouragan María – outre les habitations, les usines, les commerces et l’infrastructure – a détruit la dette. Et il ne faut pas seulement révoquer la loi Promesa [The Porto Rico Oversight, Management, and Economy Stability Act] [2], il faut annuler la dette. La doctrine légale à ce propos est très claire : mon ordinateur n’a pas la puissance nécessaire pour expliquer que la force majeure, représentant un changement fondamental dans de telles circonstances, et l’état de nécessité s’appliquent parfaitement au cas de Porto Rico après l’ouragan María [3]. Comment peut-on penser à recouvrer une dette déjà impayable et insoutenable, alors que les besoins urgents du pays viennent de se multiplier ? Nous devons lancer un appel international pour l’annulation de cette dette.

Rien de cela ne sera possible sans la dénonciation ici, dans la diaspora et par nos alliés hors de Porto Rico – tous les mouvements pour la justice sociale aux États-Unis et dans le monde. Ici, comme je l’ai dit, le passage de l’ouragan nous a permis de faire ce qui est nécessaire maintenant et dorénavant : la mobilisation et la dénonciation, ici et à l’extérieur, pour exiger les mesures de reconstruction économique, l’annulation de la dette et l’apport fédéral auquel nous avons droit et que le Congrès nous doit (entre autres, comme co-responsable de la situation sur le territoire sur lequel il maintient son contrôle colonial).

La privatisation désastreuse de notre système de santé, l’incapacité à entreprendre sérieusement un développement économique planifié, en accord avec les besoins du pays, sont l’autre face du culte néolibéral du marché et de la concurrence. Et tout cela cache la culture de l’imprévision dont nous vivons les conséquences. Si la main invisible du marché et la concurrence règlent tout avec efficience, pourquoi planifier, pourquoi prévoir ? Cette gestion privée et fragmentée d’un appareil productif, d’une infrastructure depuis longtemps et chaque fois plus sociale et interdépendante génère, dans des conditions normales, l’inégalité, le gaspillage et la destruction de l’environnement (dans le cas de Porto Rico, elle génère aussi une économie unilatérale, incapable de fournir des emplois, etc.). Ces résultats normaux dans une situation comme la crise actuelle se transforment dans de nombreux cas en chaos. La déclaration de la direction d’une entreprise de téléphone est révélatrice : ce n’est pas le moment de se faire concurrence. Justement, nous ne pouvons avancer qu’en agissant comme un réseau collaboratif. Nous avons besoin de réponses sociales et collectives à nos problèmes, maintenant et aussi dans le Porto Rico que nous devons reconstruire.

Et là je reviens au troisième point sur l’apport militaire à la reconstruction : l’autre avantage de cet appareil, qui a de nombreux admirateurs et adorateurs, c’est qu’il s’agit d’un système intégré, planifié, coordonné, où les partenaires agissent (ou on suppose qu’ils agissent, je ne veux pas les idéaliser), non en concurrence, mais en collaboration mutuelle. Le problème, bien entendu, c’est qu’il s’agit d’une centralisation autoritaire, d’un appareil dont les buts essentiels sont destructifs (je ne me réfère pas aux nombreux simples soldats, qui rejoignent les forces armées pour différentes raisons, mais à l’appareil). Mais l’admiration pour l’efficience de l’armée est une manière déformée d’admirer un fonctionnement n’obéissant pas aux sacro-saintes règles du marché et de la concurrence. Prenons-en le bon côté : la planification, la coordination intégrée des ressources, et mêlons-le dans le futur à une gestion, non militaire et autoritaire, mais civile et démocratique. Je ne doute pas que les mêmes voix qui, avant María, soulignaient que Porto Rico ne pouvait pas résoudre ses problèmes, que nous devons nous soumettre à la Junte de contrôle qui nous imposera le châtiment mérité, je ne doute pas, je le répète, que ces voix répéteront que nous devons nous soumettre à d’autres agences fédérales, y compris l’armée, pour qu’ils fassent ce que nous serions incapables de faire, car nous sommes supposés ineptes. Il ne faut pas perdre beaucoup de temps à débattre avec ces gens, ils sont incorrigibles. Nous devons extraire de tout cela le bon et le mauvais, les leçons pour la reconstruction que nous voulons et dont nous avons besoin.

Maintenons que nous aspirons, y compris moi-même, à un retour minimal à la normalité, ne permettons pas que ce sentiment soit manipulé, afin qu’après le retour de l’électricité nous pensions que tout continue et continuera comme avant. J’écoute avec préoccupation les informations sur l’arrivée d’experts ayant travaillé sur l’expérience de Katrina à La Nouvelle-Orléans. Il est clair que nous pouvons apprendre d’eux, mais il faut rappeler que Katrina fut utilisée pour privatiser les écoles, éliminer les droits du travail, déplacer les communautés et embourgeoiser des quartiers. L’utilisation de ces désastres est typique de « la doctrine du choc », comme l’a relevé Naomi Klein dans un livre portant ce titre.

Dans une certaine mesure, les propositions antérieures à María restent valables (car María a pas mal accentué les problèmes extrêmes déjà existants) : un plan de reconstruction économique, la renégociation de la dette, l’apport fédéral à la reconstruction, une organisation démocratique du gouvernement et des services publics, du transport, de la santé publique et de l’énergie renouvelable, la révocation de Promesa. Et donc la mobilisation à Porto Rico et hors de Porto Rico pour obtenir tout cela.

Je ne l’ai pas mentionné, mais je ne veux pas laisser de côté l’effet inégal du désastre : ceux qui se trouvent dans la pire situation sont ceux qui étaient les moins favorisés avant María. La reconstruction doit se faire dans le sens d’une plus grande égalité.

Il faut dire que le besoin d’une reconstruction économique sera plus aigu. La question du futur proche sera celle de la réaction au passage de l’ouragan des grandes entreprises générant des profits élevés à Porto Rico (et payant très peu d’impôts). Continueront-elles à faire des affaires ici ? Je soupçonne qu’au moins quelques-unes décideront de partir. Dans une économie privée, comme nous le savons, ces décisions touchant toute une communauté ou un pays se prennent sans prendre en compte autre chose que les bénéfices des entreprises concernées. À nouveau, si Porto Rico avait déjà besoin d’une nouvelle économie, le passage de l’ouragan ne fait qu’accentuer cette situation.

La situation actuelle rappelle le début des années 1930. Porto Rico fut alors frappé par deux terribles ouragan (San Felipe et San Ciprián) et plongé dans la dépression économique. L’île sortit de cette crise grâce à de grands mouvements de justice sociale qui présentèrent des programmes ambitieux de réforme agraire, de création des services publics, de droits du travail, de reconstruction économique et d’autodétermination nationale qui, de plus, cherchèrent des alliés hors de Porto Rico. Les dirigeants du Partido Popular Democratico, le plus grand de ces mouvements, abandonnèrent ensuite tout ce qu’ils avaient défendu. Construisons l’équivalent pour le présent de ces mouvements et de ces alliances. Ayons la constance, qu’ils n’eurent pas, pour rester fidèles au programme dont le pays a besoin. Cette constance ne peut surgir que du peuple travailleur organisé pour la défense de ses intérêts. Cette organisation est aujourd’hui affaiblie, fragmentée et en piteux état. La reconstruire est une tâche fondamentale pour obtenir la reconstruction dont nous avons besoin. Espérons que l’ouragan ait aussi emporté les obstacles de vision, le sectarisme et les égocentrismes qui nous affectent. Mes meilleurs vœux de sécurité, de santé et de récupération à tous et à toutes ici à Porto Rico.


Source : INPRECOR



Notes

[1Une loi de 1920, appelée Jones Act, impose que les marchandises transportées entre les ports étatsuniens le soient sur des bateaux immatriculés aux États-Unis. Son application est un frein à l’acheminement de l’aide nécessaire à Porto Rico.

[2Promesa est une loi fédérale relative à l’endettement de Porto Rico (État associé des USA).

[3Voir Eric Toussaint et Damien Millet, 60 questions, 60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, Paris-Liège 2006)

Rafael Bernabe

es investigador de historia, profesor de literatura en el Recinto de Río Piedras de la Universidad de Puerto Rico y portavoz del Partido del Pueblo Trabajador.