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Martin Biot
5 février 2010 par Martin Biot
Le conflit israélo-palestinien est l’une des plus complexes confrontations depuis le milieu du 20ème siècle. Compliqué me direz-vous ? Oui, car sa longueur (62 ans) et ses enjeux font de lui un cas qui doit être étudié avec une bonne paire de gants. Lorsque j’entends une bonne paire de gants, je ne parle bien sûr pas des moufles que portent nos dirigeants européens ou Monsieur Obama, non ! Les moufles, certains me diront, c’est bon pour les gosses ! Ils ne servent qu’à réchauffer nos mains derrière une bonne couche de polyester et ne nous permet pas de jouir de l’usage de nos doigts à l’exception du pouce. Dans cet article, je ne cherche aucunement à faire de la publicité pour une quelconque marque de gants (on a tous nos préférences), je vais simplement vous démontrer que, dans certains cas, l’usage de l’ensemble de nos doigts peut être indispensable dans le froid glacial de l’hiver. Le cas palestinien peut être aisément comparé à ce phénomène.
Déclarations de bonnes intentions ou actes concrets ?
Tout d’abord, le polyester. Quoi de plus logique que d’éviter l’épineux problème du froid en portant des gants ou des moufles en polyester. Tout le monde cherche à se protéger du froid, c’est normal. On peut l’aimer mais à petite dose ! Si on est trop exposé, on peut tomber malade voire mourir ! Chers lecteurs, j’espère que vous êtes d’accord avec moi pour dire que la protection contre le froid reflète un besoin universel ? Et, que pensez-vous si je comparais cela au désir de paix ? Je pense que l’on peut admettre d’un point de vue général que le développement dans un environnement viable est ce que tout individu qui se respecte cherche à atteindre. Au regard du conflit au Proche-Orient, quel Israélien ou quel Palestinien ne cherche-t-il pas à s’épanouir dans un environnement prospère et serein ? Quel dirigeant européen ne souhaite-t-il pas qu’une situation d’harmonie et qu’un règlement pacifique au conflit aboutissent ? Messieurs, Mesdames les dirigeants de ce bas monde, je comprends votre volonté politique de trouver un règlement au conflit, on est tous d’accord là-dessus…Mais, vous qui êtes censés nous représenter, ne serait-il pas le moment de changer vos déclarations d’intentions en actes concrets et réfléchis ?
Pour cela, vous disposez d’un pouce derrière vos moufles ! Petit mais costaud, chaque individu peut en faire usage, peu importe la protection qu’il porte pour ses mains. Ce pouce, vous l’utilisez pour exercer votre pouvoir. Des actions (ou pour ainsi dire, des efforts diplomatiques) ont été réalisées par vous ou vos prédécesseurs pour tenter d’atténuer le conflit. Il n’est pas utile de revenir sur toutes les initiatives depuis l’éclatement du conflit en 1948 car elles ont été multiples et n’ont pas abouties à mettre un terme définitif à cette dispute entre Israéliens et Palestiniens. Intéressons-nous plus particulièrement à la situation actuelle. Si on lit la dernière Déclaration du Quatuor (ONU, Etats-Unis, Russie et UE) pour le Moyen-Orient |1|, on constate que les différents protagonistes sont en faveur d’une solution à deux Etats. L’existence de l’Etat d’Israël est aujourd’hui irréfutable. Par contre, si le projet de création d’un Etat palestinien ne date pas d’hier, il est tout simplement réaffirmé. Dès les Accords d’Oslo de 1993, on parle de la naissance d’une Autorité palestinienne à côté de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Cette Autorité palestinienne est chargée de la gestion quotidienne des Territoires palestiniens occupés (TPO) |2| tandis que l’OLP se charge de représenter les Palestiniens sur la scène internationale. Malgré les divisions internes à la suite de la prise de pouvoir du Hamas en juin 2007 |3| sur la Bande de Gaza, Mahmoud Abbas est le chef de l’OLP et de l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie. Il s’agit, en quelque sorte, du « chef d’Etat » palestinien.
Et pourtant, la création d’un Etat palestinien, cela fait bien plus de quinze ans que l’on en parle ! De longues années où chefs d’Etats et de gouvernement se sont succédés à la tête de nos Etats ! Et quoi ? Qu’en est-il devenu de ce projet et de ces promesses politiques ? A côté des déclarations de bonnes intentions, nos hommes politiques ont quand même entrepris quelques initiatives dont les effets ne sont pas négligeables…
L’aide financière, l’outil indispensable !
Comme l’envisagent Bocco et Mansouri à la suite de la conférence de Madrid de 1991, « L’aide internationale allait avoir une fonction politique visant à accompagner le processus de paix : il s’agissait d’améliorer les conditions de vie de la population civile des Territoires occupés, afin d’en gagner le soutien au processus, et de contribuer à la construction d’un futur Etat, représenté localement par une Autorité nationale palestinienne nouvellement créée. » |4|. Un programme d’assistance financière à la création d’un Etat palestinien émerge ainsi dans les années 1990 et va perdurer jusqu’à nos jours. Le principe de « peacebuilding throught aid » (aide au développement pour construire la paix) est ainsi envisagé par les donateurs internationaux. Mais, l’aide financière peut-elle être efficace en l’absence d’un accord de paix définitif ? Malgré le climat positif du début des années 1990 que ce soit de la part des belligérants ou de la communauté internationale, l’euphorie des accords va rapidement s’estomper à partir de 1996.
Une première aide financière (UE, Etats-Unis et Japon) a été octroyée en 1993 afin de couvrir la période 1994-1999. Nous sommes à ce moment-là dans la phase transitoire des Accords d’Oslo. L’aide visait à trois objectifs :
L’aboutissement d’un accord de paix « juste et durable »
L’amélioration des conditions de vie de la population palestinienne
La consolidation des nouvelles institutions palestiniennes
Le but ultime des Accords de paix et de l’aide financière est la construction d’un véritable Etat palestinien. Qui dit construction d’Etat, dit construction de politiques. Si l’on prend simplement le contexte économique (condition à prendre en compte avant la construction d’une politique économique étatique), les Territoires occupés sont intégrés à Israël. D’un côté, une part non-négligeable de la main-d’œuvre palestinienne travaille pour des entreprises en Israël. Les travailleurs seront progressivement soumis à toute une série de discriminations sur le marché du travail israélien, multipliant ainsi le nombre de chômeurs. Pour faire face à ce nombre croissant, l’AP a créé une multitude d’emplois dans la fonction publique. D’un autre côté, les échanges de marchandises de la Palestine se font presque exclusivement avec le voisin hébreu. Le Protocole de Paris de 1994 prévoit une étroite coopération économique (allant jusqu’à l’union douanière) entre les deux protagonistes, un droit d’exportation et d’accès aux points d’entrée et de sortie israéliens sans discrimination pour les produits palestiniens et une possibilité pour l’AP de fixer un quota pour un certain nombre de biens. La coopération économique a eu pour conséquence d’accroître l’asymétrie et la dépendance palestinienne dans les échanges. En effet, Israël a aussi un droit de fixer des quotas et un droit pour prélever des taxes sur les biens exportés par les Territoires occupés en-dehors de l’Etat hébreu. Selon un rapport de la Banque mondiale datant de mars 2002, des effets bénéfiques ont pu être observés pour l’économie palestinienne. Or, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la situation d’occupation qui rend caduque toute perspective d’avenir prospère pour un nouvel Etat.
Le financement dans l’établissement des institutions politiques de l’AP a contribué à :
Diviser les Palestiniens des Territoires avec ceux de l’extérieur en créant une Autorité palestinienne à côté d’une OLP qui se voulait représentative de l’ensemble des Palestiniens dans le monde. Cela a directement affecté le sentiment national.
Décrédibiliser la société civile palestinienne en misant davantage sur les ONG investies dans le processus de paix plutôt que dans les structures locales, génératrices d’un puissant tissu social. Avant la création de l’AP, les associations palestiniennes régissaient elles-même la vie quotidienne sur le terrain.
La seconde vague d’aide financière couvre la période 2000-2006. Historiquement parlant, le contexte se dégrade profondément. En témoigne le début de la seconde Intifada en septembre 2000 qui a entraîné une vive réaction de l’armée israélienne dans les Territoires occupés (opération Remparts…) au point que la population s’est rapidement trouvée dans une grave crise humanitaire. Les bailleurs de fonds ont dû à ce moment-là transformer une partie de leur aide au développement en aide de type humanitaire pour répondre aux besoins les plus urgents. L’aide financière d’urgence a pris de plus en plus d’ampleur par rapport au financement des projets à long terme. Durant cette période, la construction du mur entre Israël et la Cisjordanie n’a guère facilité les choses pour les Palestiniens. Parallèlement à cela, l’AP se retrouve en situation déficitaire si bien que des fonds internationaux viennent à son secours. Israël ayant supprimé sa dotation d’impôts aux Palestiniens telle que prévue initialement par le Protocole de Paris et l’AP ayant répondu au chômage en offrant des postes dans la fonction publique s’est vue dans l’impossibilité de verser l’intégralité des salaires. L’aide internationale, durant ces six années, a donc servi à réparer les dégâts causés par l’armée israélienne et à payer les salaires des fonctionnaires employés par l’AP.
En 2006, l’aide internationale va prendre un autre tournant. En effet, des élections législatives ont lieu dans les Territoires palestiniens en janvier. Celles-ci ont vu la consécration du Hamas qui remporte 76 sièges sur les 132 que comporte l’assemblée législative de l’AP. L’aide financière internationale est directement stoppée par les différents bailleurs de fonds car le Hamas fait partie de la liste des organisations terroristes de l’UE et des Etats-Unis. Le peuple a donc élu démocratiquement ses dirigeants, comme le voulait la communauté internationale lors de la création de l’AP. Mais qui va être la victime de l’arrêt de l’aide parce qu’elle a simplement exercé un droit politique ? La population ! Mais relativisons diront certains. L’aide multilatérale va peut-être subir une interruption mais le financement bilatéral et d’urgence se prolongera (notamment à travers l’UNRWA, agence des Nations-Unies chargée de l’aide humanitaire en Palestine).
Plusieurs remaniements politiques vont donc avoir lieu pour capter à nouveau les financements étrangers indispensables à la survie de l’AP. Ainsi, en mars 2007, un gouvernement d’union nationale est formé. Il ne tiendra que trois mois car à Gaza, les évènements se bousculent. Le Hamas prend le pouvoir de force et entraîne ainsi la scène politique palestinienne dans une profonde division qui va mettre du temps à se relever (des pourparlers ont encore lieu actuellement pour trouver un terrain d’entente entre Hamas et Fatah). Ainsi, en juin 2007, le Hamas contrôle la Bande de Gaza et le Fatah, la Cisjordanie. Salam Fayyad, un ancien haut fonctionnaire du FMI et de la Banque mondiale, sera nommé Premier ministre pour les Territoires occupés. Le chef de gouvernement va propulser aux plus hautes instances du pouvoir certains vieux collègues rencontrés aux IFI. Ainsi, les « groupes stratégiques » chargés de la mise en œuvre, de l’application et de l’évaluation des différentes politiques seront dirigés par un ministre de l’AP et un donateur ou haut-fonctionnaire d’une institution financière |5|. Parallèlement à cela, un Plan de Réforme et de Développement Palestinien (PRDP) rédigé par l’agence de développement britannique (DFID) a été adopté par le gouvernement Fayyad. Celui-ci prévoit d’importantes réformes néolibérales dans différents secteurs (sécurité, éducation et santé publique notamment) tout en permettant une augmentation du PIB et des revenus.
En décembre 2007, 87 pays et organisations internationales se sont rencontrés à Paris pour la Conférence des donateurs. Une somme de 7,4 milliards de dollars a été attribuée à l’AP sur une période de trois ans (2008-2010), soit 1,8 milliards de plus qu’espéré par le gouvernement palestinien. Cette aide financière servira à aider l’AP à la mise en œuvre du PRDP |6|. Le prêt est forcément conditionnel. Les premières mesures envisagées à la suite de l’octroi de l’aide visent à geler les salaires dans la fonction publique (et ce, malgré l’inflation élevée), à diminuer le personnel de 21% dans le secteur public d’ici 2010 et à obliger les citoyens à montrer un « certificat de paiement » de leurs factures (d’eau et d’électricité notamment) pour accéder aux services municipaux |7|. Ensuite, il faut créer des incitants afin d’attirer l’investissement étranger. L’agence palestinienne de promotion des investissements (PIPA), une agence autonome basée sur un partenariat public-privé est l’un des acteurs privilégiés dans cette politique d’attraction. Mais, où va cet argent investi ? Dans des entreprises certainement. Mais à quel degré cette entreprise est-elle autonome par rapport à l’occupant ? Surtout quand on sait que les services d’accès à l’électricité et aux télécommunications sont contrôlés directement ou indirectement par Israël.
Politique et Economie : Un tandem avec deux guidons dirigeables
Il existe bon nombre d’entreprises internationales ou israéliennes en Cisjordanie. Souvent, elles exploitent une main d’œuvre locale dite « bon marché ». Différents projets ont été envisagés afin d’utiliser cette force de travail :
La mise en place de zones franches : Il s’agit de zones industrielles où les travailleurs ne peuvent jouir des droits qui devraient leur être reconnus (constitutions de syndicats…) et où l’exploitation est la seule règle. Les accords concernant ces zones franches sont tenus secrets. Je ne peux donc donner d’exemple concret dans cet article.
L’établissement d’une grande zone agro-alimentaire dans la zone C (zone de Cisjordanie où le contrôle israélien est exclusif – aujourd’hui, il s’agit d’une zone militaire israélienne) dans la vallée du Jourdain. Agrexco et Carmel sont deux multinationales présentent sur le terrain. Les réserves en eau sont détournées vers ces grandes entreprises laissant ainsi les villages palestiniens avec un accès très limité.
Le tramway à Jérusalem : Un projet entrepris par Veolia et Alstom, deux entreprises européennes. Le tramway servirait à relier Jérusalem à toutes les colonies autour de la ville sainte. Bien évidemment, les quartiers arabes n’y seraient pas (ou peu) desservis. En septembre 2009, grâce à une plainte introduite par l’OLP et l’AFPS (Association France-Palestine Solidarité), Veolia s’est retirée du projet en perdant à cette occasion quelques milliards d’euros. Cette action a eu lieu dans le cadre du mouvement BDS (Boycott Disinvestment Sanctions) à l’égard d’Israël.
Le projet de tourisme à Bethléem : Une idée originale de la Banque Mondiale, de l’AP et du gouvernement français. Le principe : il faudrait faciliter l’accès aux touristes aux lieux saints. Le système de check-points devrait ainsi être plus flexible pour les touristes étrangers. Ce projet introduirait une importante discrimination entre les Palestiniens et voyageurs extérieurs. Le tourisme interne est totalement négligé dans ce plan.
Une chose est sûre, l’occupation et le système de bouclage israélien installé de facto sont des éléments « normalisés » par les accords économiques alors qu’ils vont à l’encontre du droit international. D’un point de vue politique, nos dirigeants les critiquent mais d’un point de vue économique, ils les renforcent. A en croire que les termes RESPONSABILITE et COHERENCE sont désormais bannis du vocabulaire du pouvoir politique. De plus, ces grands projets ou accords économiques sont passés sous silence, ce qui introduit une sorte de complicité de la part de nos entreprises ou Etats à l’égard de l’occupation.
Et maintenant ?
N’oublions pas la cerise sur le gâteau ! La réponse de Benjamin Netanyahou à la création d’un Etat palestinien : « À chacun son drapeau, à chacun son hymne (...) Le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l’espace aérien, sans entrée d’armes, sans la possibilité de nouer des alliances avec l’Iran ou le Hezbollah » |8|. A quoi cela sert-il d’avoir un Etat sans armée pour défendre le territoire en cas d’agression ? D’autant plus que ce futur Etat potentiel serait contrôlé par son voisin en ce qui concerne les frontières et la politique étrangère. L’idée de Netanyahou ne serait-elle pas d’installer un Etat avec une coquille vide ? La forme sans le fond ? Lorsqu’il s’agit en plus de traiter de la question du droit de retour des réfugiés, d’un arrêt définitif de la colonisation à Jérusalem-Est… Même pas la peine de mettre le sujet sur le tapis. Ce qui est surprenant, c’est que cet effort a été salué par Barack Obama.
Aujourd’hui, la colonisation continue. Jérusalem-Est, capitale de la Palestine telle que prévue dans les résolutions de l’ONU n’est plus accessible pour une grande partie des Palestiniens. La Cisjordanie est morcelée en îlots par un système de checks points et par des colonies israéliennes. La Bande de Gaza subit un état de siège des autorités israéliennes et l’aide humanitaire n’y rentre que très difficilement. La plupart des frontières des Territoires palestiniens sont surveillées par des Israéliens…. Et donc, nous voudrions traiter Israéliens et Palestiniens sur un pied d’égalité ? Une égalité dans les négociations entre un Etat reconnu de tous et un Etat artificiel reconnu que par certains ? Dans les faits, il n’y a pas d’égalité et ce, à aucun niveau (politique ou sur le terrain) ! Le droit à l’autodétermination de l’un est devenu un objet à négocier dans le droit à la sécurité de l’autre. Il serait temps de prendre en compte cela dans les négociations plutôt que de se voiler la face en donnant de l’argent aux autorités palestiniennes tout en signant des accords économiques très poussés avec le gouvernement israélien.
Au point de vue du financement, il est nécessaire que l’argent soit utilisé pour répondre aux besoins de la population et non à la multiplication des institutions politiques. L’AP est un pur produit de la communauté internationale. Les autres organisations de la société civile ont soudain été mises de côté alors qu’elles sont à la base du tissu social palestinien. Ne serait-il pas mieux de renforcer le financement de ces structures ? Par ailleurs, l’UE doit impérativement revoir ses ambitions économiques avec Israël et étudier les conséquences de chacun de ses projets sur la population palestinienne.
Chers hommes politiques, le fait de porter des gants vous permettra de bouger vos quatre autres doigts selon votre guise. La création d’un Etat palestinien et la résolution pacifique au conflit au Proche-Orient vous obligent à devoir être attentif à tous les évènements, à analyser les conséquences de vos actes et à peser le poids de vos mots et de vos engagements et ainsi, à utiliser tous vos doigts comme des leviers. N’oubliez pas que vos articulations vous obligent tout de même à une certaine cohérence dans vos mouvements, sinon, vous risquez de vous tordre les doigts.
| Pour une chronologie du conflit israélo-palestinien, vous pouvez consulter le document en pdf ci-dessous proposé par Martin Biot |
|1| Voir communiqué SG/2155 du 24 septembre 2009 - http://www.un.org/News/fr-press/doc...
|2| L’Autorité palestinienne a compétence exclusive en zone A et partielle en zone B (division de la Cisjordanie prévue par les Accords d’Oslo). Cinq domaines sont concernés : l’éducation, la santé, la protection sociale, la fiscalité et le tourisme.
|3| Les élections législatives de 2006 ont permis au Hamas de remporter une majorité de sièges sur l’ensemble des Territoires Occupés. Le parti politique islamique est cependant reconnu comme un groupe terroriste par l’UE et les Etats-Unis et ne reconnaît pas Israël (contrairement à l’OLP et aux autres forces politiques palestiniennes). Aux vues de cela, les bailleurs de fonds internationaux et Israël ne financent plus l’Autorité Palestinienne. Pour pallier à ce problème et trouver des sources de financement, les partis politiques palestiniens forment un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre "indépendant" (Salam Fayyad) afin de ne pas laisser le Hamas dirigé seul les Territoires occupés. Ce gouvernement ne tiendra que trois mois car, en juin, le Hamas prend le pouvoir sur Gaza. Le Fatah, quant à lui, contrôlera la Cisjordanie. Aujourd’hui, d’importantes discussions ont lieu sous médiation égyptienne entre les deux principaux partis afin de trouver un terrain d’entente sur leurs nombreuses divergences.
|4| Voir BOCCO R. et MANSOURI W., Aide internationale et processus de paix : le cas palestinien, 1994-2006, A contrario 2007/2, vol. 5, p.6-22.
|5| Voir HAMMOUDEH Dawood, La Banque Mondiale légitime l’occupation israélienne illégale de la Cisjordanie, 1er octobre 2008 - http://www.ism-france.org/news/arti...
|6| Pour une analyse du document, consultez l’article de SINTES DIAZ Guillermo, Palestine : gagnants et perdants à la Conférence des donateurs, 30 janvier 2008
|7| Voir HANIEH Adam, La Palestine au Moyen-Orient : combattre le néolibéralisme et le pouvoir des Etats-Unis (1ère partie) - http://www.ism-france.org/news/arti...
|8| Voir AFP, Netanyahou accepte le principe d’un Etat palestinien, Le Figaro, 15 juin 2009 - http://www.lefigaro.fr/internationa...