Séminaire international de stratégies des mouvements sociaux

Présentation du séminaire

19 septembre 2006


 Genèse du séminaire

Le 18 octobre 2005, à l’occasion de la mobilisation contre le Conseil général de l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site :
qui avait eu lieu à Genève en Suisse, divers mouvements de divers continents se sont réunis pour traiter de l’agenda immédiat (mobilisations face à l’OMC) mais également pour faire un bilan des mouvements sociaux dans la période actuelle et des nouveaux défis comme la continuité du travail articulé au niveau international. Cette réunion s’est tenue dans le cadre du processus ouvert par l’Assemblée des mouvements sociaux qui a lieu depuis l’organisation du premier Forum Social Mondial de 2001 à Porto Alegre au Brésil dans le cadre des Forums sociaux mondiaux et régionaux.
Une des conclusions les plus importantes de cette réunion a été le besoin d’avancer vers une rencontre de type séminaire des mouvements sociaux au niveau mondial pour réfléchir sur l’évolution du mouvement altermondialiste international et régional, ses caractéristiques, les obstacles qu’il rencontre et les lignes de travail pour avancer dans la construction d’un réseau de mouvements sociaux.
Cette convocation au séminaire international des mouvements sociaux qui se déroule à Bruxelles à la Maison du Chant d’Oiseau du 28 septembre au 1er octobre 2006 est signée par l’Alliance Sociale Continentale des Amériques, le CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
du Tiers Monde), COMPA-Amériques, Focus on the Global South-Asie, Grassroots Global Justice-Etats-Unis, Jubilé Sud, la Marche Mondiale des Femmes, la Via Campesina

 Un séminaire visant à l’équilibre des représentations sectorielles, géographiques et de genre

Nous tenterons de garantir un équilibre de représentations sectorielles, géographiques et de genre et dans cette optique nous prévoyons de réunir environ 80 personnes. Afin de garantir un tel équilibre, nous allons travailler activement depuis les organisations européennes pour un soutien financier pour permettre la présence de représentants d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine qui en ont besoin.

Nous disposons pour des raisons de logistique de 85 places pour les participants (et des places supplémentaires destinées aux traducteurs/trices et aux personnes chargés de la logistique).
La répartition des places par zone géographique est la suivante :
- 9 places pour les réseaux internationaux,
- 24 places pour les organisations européennes (y compris l’Europe de l’Est),
- 19 places pour les Amériques (du Nord, latine et des Caraïbes),
- 14 places pour l’Asie,
- 14 places pour l’Afrique,
- 5 places pour le Monde arabe.

Actuellement les réseaux internationaux participants en tant que coorganisateurs sont : la Via Campesina, le CADTM, le Forum mondial des alternatives, Jubilé Sud, un réseau mondial de pêcheurs, la Marche mondiale des femmes, Notre monde n’est pas à vendre (OWINFS). Ces réseaux internationaux auront droit à un représentant pour la quote-part internationale et pourront demander des quotes-parts supplémentaires par région. C’est ainsi que Via Campesina et la Marche mondiale des femmes devraient pouvoir bénéficier chacun de 5 ou 6 représentants. Ces quotes-parts s’ajouteront à la quote-part internationale de chacun des 9 réseaux.
La coordination suivante doit servir à affecter les quotes-parts régionales/continentales.
- Pour l’Afrique : CADTM, Jubilé Sud et la Marche mondiale des femmes .
- Pour l’Asie : Focus et Jubilé Sud
- Pour les Amériques : Alliance Sociale Continentale et COMPA.
- Pour le Monde arabe et le Proche Orient : Vía Campesina et CADTM.

Enfin, les quotes-parts régionales devraient prendre en compte les secteurs non représentés au niveau des réseaux internationaux (par exemple les peuples indigènes dans le cas des Amériques).

 La construction participative du contenu du séminaire

Nous avons proposé que chaque organisation participante envoie au préalable sa/ses contribution(s) sur les trois points concernant la construction (les points, d, e, f) d’un maximum (indicatif) de 4.000 caractères sur chacun des thèmes.

 le déroulement du séminaire

Le déroulement du séminaire sera le suivant :
- Ouverture/présentation des participants.
- Présentation du programme de travail Rapports régionaux/continentaux sur la situation des mouvements et les mobilisations, leur évolution, leurs caractéristiques, leur degré de coordination, leur niveau d’initiative etc.
- Un débat sur la conjoncture mondiale, l’analyse au niveau mondial et continental des éléments de confrontation du projet néolibéral et des ses agences.
- Questions sur les stratégies des différents mouvements sociaux. Enchaînement de propositions.
- Questions sur l’articulation mondiale et régionale entre campagnes et mouvements (comment avancer dans l’articulation de campagnes et de mobilisations, comment construire un réseau qui puisse répondre à ces besoins). Enchaînement de propositions.
- Questions sur le rapport entre les Assemblées de mouvements et les forums sociaux.
- Le Forum social de 2007 à Nairobi.
- L’agenda des mobilisations pour la prochaine période.

 Informations complémentaires

Les participants devront prendre en charge les coûts de transport et les visa. L’hébergement et les repas coûtent 33 euros par jour et par personne pour les délégués du Sud et 66 euros par jour et par personne pour les délégués du Nord (afin d’alimenter un fonds de solidarité). Le paiement devra se faire en cash sur place. L’inscription est obligatoire.



Contacts :

Myriam : (00 32) +498 35 36 66 (myriam chez cadtm.org)
Jerome : (00 32) +472 30 98 03 (jerome chez cadtm.org)
Secrétariat (durant le séminaire) : (00 32) +2 761 4266