9 avril 2004 > 9 avril 2004

Paris, France.

Projection spéciale « LIFE AND DEBT »

Projection spéciale « LIFE AND DEBT », de Stephanie Black

Prix spécial du Jury au Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris

Vendredi 9 avril 2004

Au Cinéma des Cinéastes

7, avenue de Clichy 75017 Paris

À 20h30

Projection du FILM + DEBAT + Mini-concert REGGAE

Projection suivie d’une rencontre avec Stéphanie Black, Sarah Manley et la participation du CADTM.

Débat animé par Patrice Barrat (producteur Article Z)

Mini-concert de Yami Bolo (Worldwide Corruption) & Mutabaruka (Life and Debt)

Tarif spécial : 7,20 euros film + mini-concert + debat

LIFE AND DEBT

Sortie le 7 avril au Cinéma des Cinéastes

A travers l’exemple concret de la Jamaïque, Life and debt illustre la complexité et les dangers de la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
tels qu’ils sont vécus au quotidiens par la population de l’île.

La Jamaïque, sous tutelle du FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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et autres instituts mondiaux de prêt depuis 35 ans souffre jour après jour des effets pervers du mécanisme de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
qui détruit l’agriculture et l’industrie locale. Banane, sucre et produits laitiers locaux sont déclarés trop coûteux à produire et sont remplacés dans la grande logique mondialiste par des produits importés au seul profit des
multinationales agro-alimentaires. Les paysans et artisans sont réduits au chômage et n’ont plus d’autre alternative que l’esclavage moderne des « sweat shops » produisant à bas prix dans des zones franches des produits inaccessibles aux consommateurs locaux.

A ses images du quotidien des jamaïcains, Life and debt superpose le commentaire de Jamaïca Kincaid, adapté de son livre « A small place » (Petite Ile) ainsi que les rythmes reggae de Marley père et fils, Peter Tosh, Buju Banton, Yami Bolo ...

LIFE AND DEBT, c’est aussi :

* une bande originale sortie par Say It Loud ! et Harmonia Mundi / Le Chant du Monde, déjà dans les bacs

* un concert : Julian Marley, Yami Bolo, Mutabaruka le 11 avril au Cabaret Sauvage, Paris 19e

* un livre : « La Jamaïque dans l’étau du FMI : la dette expliquée aux amateurs de reggae » de Damien Millet (CADTM) et François Mauger, édité par l’Esprit Frappeur

Pour toute info sur Life and Debt, merci de contacter Eurozoom : 01-42-93-73-55.


À venir

  • 3/09 > 10/09
    Liège, Belgique

    NOUVELLES DATES ! ARPENTAGE* du livre « Nos vies valent plus que leurs crédits. Face à la dette des réponses féministes »