Réflexions sur « Le capital au XXIe siècle » de Thomas Piketty

3 décembre 2013 par François Chesnais

Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty [5] est un gros livre (plus de 950 pages) au titre ambitieux, ce dont il est tout à fait conscient. Le livre aurait pu être plus long encore, puisque Piketty renvoie à des annexes sur son site Internet. Cependant, il cerne soigneusement son sujet. On sait dès les premières lignes qu’il va traiter de l’évolution de la répartition des richesses dans le long terme et du rapport entre l’accumulation de capital privé et sa concentration. Il s’agit, « au début de ce siècle de tirer de l’expérience des siècles passés quelques modestes clefs pour l’avenir » portant sur l’évolution des inégalités de revenu et de patrimoine tout en sachant que « l’histoire invente ses propres voies » (p. 60). Piketty veut aider ses lecteurs à l’aide de références littéraires qui peuvent être une incitation à relire, ou à lire pour la première fois, les grands romanciers observateurs de la société bourgeoise anglaise et française du XIXe siècle et du début du XXe. Il reste que, si la lecture du livre section par section est généralement claire et facile, sa structure en rend le maniement ardu et l’accessibilité assez difficile.

Lire la suite sur le site de la revue « Les Possibles » du Conseil Scientifique d’ATTAC


François Chesnais est professeur associé à l’Université Paris 13 et membre du Conseil scientifique d’Attac.