12 septembre 2014 > 14 septembre 2014

Namur, Belgique

Rencontres d’été du CADTM, on y est !

Les groupes de musique font chauffer les guitares, les intervenant.e.s préparent le contenu de leurs ateliers, le terrain de foot attend d’être foulé, les stands d’être montés, et quelques chambres d’être réservées... !!

- COMPLET - COMPLET - COMPLET -

CA Y EST, NOUS SOMMES COMPLET !
ON NE S’Y ATTENDAIT PAS AUSSI VITE MAIS C’EST PLUTÔT UNE BONNE NOUVELLE. PROMIS, LA PROCHAINE ON PRÉVOIRA UN PEU PLUS GRAND !

EN ATTENDANT, SI VOUS VOULEZ ASSISTER AUX ATELIERS, VOUS ÊTES TOUJOURS LES BIENVENUS. NOUS NE POUVONS SIMPLEMENT PLUS GARANTIR DE REPAS ET DE LOGEMENTS.

AU PLAISIR,
L’ÉQUIPE DU CADTM


...découvrir ou approfondir les enjeux liés à l’endettement en Europe et dans le monde ;
...écouter et débattre avec des militant.e.s de mouvements sociaux venant de Hongrie, Pologne, France, Belgique, Espagne, Maroc, RDC, Bénin... ;
...rencontrer de nombreuses personnes travaillant sur ces sujets ainsi que des militant.e.s de vos régions ;
...s’inspirer de nombreuses expériences de luttes et discuter des alternatives possibles à la crise et à l’austérité

Vous trouverez ci-dessous le programme ainsi que les informations pour s’inscrire !

La crise de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
est loin d’être finie et rien n’a fondamentalement changé depuis 2007/2008, si ce n’est une explosion des inégalités accompagnée d’une montée en puissance des mouvements d’extrême-droite.

Toutefois, la résistance s’organise et les initiatives d’opposition à l’austérité et à la dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
se multiplient, à l’échelle européenne et internationale.

Ne ratez pas ces rencontres d’été qui sont l’occasion d’apprendre sur les évolutions de la situation internationale en lien avec la dette et d’échanger avec des militant-e-s venant de plusieurs pays européens (Hongrie, Pologne, France, Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Croatie...) mais aussi de pays du Sud (Maroc, Bénin, République Démocratique du Congo).

« Comprendre, c’est commencer à désobéir »

Depuis plus de 20 ans, le CADTM fournit une analyse poussée du système dette, outil de domination capitaliste au Nord comme au Sud. Ces rencontres d’été seront l’occasion de se pencher sur des sujets variés qui touchent tous les peuples, tels que le fonctionnement des banques, la dette écologique Dette écologique La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.

La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :


- La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.

- La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.

- Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.

- L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
, la Troïka Troïka Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne qui, ensemble, imposent au travers des prêts des mesures d’austérité aux pays en difficulté. , l’audit citoyen, les institutions financières internationales, les dettes tunisienne et égyptienne, l’Europe de l’Est, le micro-crédit, etc.

9 ateliers, 2 plénières, 1 projection/débat, 1 spectacle, 1 concert...

Dette illégitime : pourquoi et comment désobéir aux créanciers ?

12, 13, 14 SEPTEMBRE 2014

VENDREDI SOIR

Accueil, projections et jeux militants

SAMEDI

09h30 – 11h30 Plénière d’entrée : « Interventions de la Troïka en Europe et résistances »
Angelo Basile (Métallurgistes WB-FGTB Belgique), Myriam Djegham (MOC Belgique), Jérôme Duval (CADTM Espagne), Roxanne Mitralias (CADTM Grèce), Catherine Samary (ATTAC France) et Rui Viana Pereira (CADPP Portugal), mod. Chiara Filoni (CADTM Belgique)
Dans tous les pays d’Europe, on assiste à la plus grande offensive contre les droits sociaux et politiques depuis la seconde guerre mondiale. Il faut renforcer la résistance des citoyen.ne.s, des associations, des syndicats, des collectifs, de tou.te.s les indigné.e.s contre la dette illégitime et l’austérité.

12h – 12h30 Animation « Tchantchès dans ’Et si on arrêtait de payer ?’ »

14h – 16h Ateliers

- « Europe de l’Est : quels combats, quelles émancipations ? »
Judit Morva (ATTAC Hongrie), Petra Rodik (Association Franc Croatie) et Catherine Samary (ATTAC France), mod. Jérôme Duval (CADTM Espagne)
Les politiques néolibérales font des ravages à l’Est depuis près de 25 ans, la droite semble avoir le dessus sur les forces progressistes dans la région malgré d’importantes luttes sociales dans certains pays. Quels espoirs pour ces forces et pour les luttes en cours ?

- « B-A-BA de la dette au Nord »
Eh bien oui cette crise n’est pas tombée du ciel... Y’en a bien quelques-uns qui ont foutu la m... ! Le B-A-BA de la dette au Nord vous propose un éclairage sur les acteurs et les mécanismes à l’origine de cette augmentation des dettes souveraines qui justifient aujourd’hui l’austérité.

- « Dégage, microcrédit, dégage ! Les femmes unissent leurs luttes, résistances et alternatives »
Emilie Atchaka (CADD Bénin), Majdouline Benkhraba (ATTAC-CADTM Maroc) et Bouchra Tounzi (militante féministe adhérente d’ATTAC-CADTM Maroc), mod. Christine Vanden Daelen (CADTM Belgique)
Pourquoi les microcrédits, dont leur pionnier Muhammad Yunus fut auréolé du Prix Nobel de la Paix, sont-ils de plus en plus contestés ? Quel est le véritable visage de ces crédits vendus aux plus pauvres des pauvres comme étant la porte de sortie à leur misère ? Ensemble, nous ferons tomber les masques de la microfinance pour voir quelles alternatives sont possibles, quelles luttes sont en cours et comment les soutenir.

16h30 – 18h30 Ateliers

- « 70 ans de FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

Cliquez pour plus.
et de Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
 : too old to jail ? »

Emilie Atchaka (CADD Bénin), Majdouline Benkhraba (ATTAC-CADTM Maroc) et Ninon Nkulu Fatuma (CADTM Lubumbashi), mod. Pauline Imbach (CADTM France)
A l’occasion des 70 ans du FMI et de la Banque mondiale, les intervenant.e.s venant de différentes régions d’Afrique et d’Europe soulignerons l’impact des politiques promues par ces institutions internationales dans leurs pays respectifs et les parallèles à faire entre les mesures imposées au Sud et en Europe. Les résistances et les alternatives seront également abordées (dont le procès en cours contre la Banque mondiale au Maroc).

- « Le rôle de la dette dans la contre-révolution en Tunisie, en Égypte et au Maroc »
Omar Aziki (ATTAC-CADTM Maroc), Noémie Picavet (CADTM Belgique) et Renaud Vivien (CADTM Belgique)
Les processus révolutionnaires enclenchés en Tunisie, en Égypte et au Maroc de 2011 semblent aujourd’hui au point mort. Parmi les acteurs de la contre-révolution, on retrouve notamment le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne. Cet atelier abordera leurs stratégies pour garder la mainmise sur cette région ainsi que l’attitude des autres créanciers (notamment la France et la Belgique) face aux dettes odieuses de ces pays.

- « L’audit en Belgique : où en est-on ? »
Broc (ACiDe Verviers), un.e membre d’ACiDe Marche, un.e membre d’ACiDe Liège, Laurent Pirnay (CGSP Wallonne) et Roxanne Zadvat (ACiDe Tournai), mod. Jérémie Cravatte (CADTM Belgique)
Voici un an et demi qu’a été lancée la plateforme d’audit citoyen de la dette publique en Belgique (ACiDe), dans le but de casser le discours dominant entourant la dette et de proposer des alternatives. Qu’en est-il depuis lors ? Comment cela fonctionne-t-il concrètement ? Venez rencontrer des membres de groupes locaux pour discuter de tout cela.

19h – 20h30 Réunions et présentations des groupes locaux du CADTM afin de mieux faire connaissance.

 !! Soirée musicale !!
(groupe « Les Humbles Tartines » + DJ)

+ dégustation de produits régionaux (amenez les spécialités de vos contrées...)

DIMANCHE

09h30 – 12h30 Ateliers

- « Dette écologique et extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique.  »
Sebastien Kennes (Rencontres des Continents Belgique) et Nicolas Sersiron (CADTM France), mod. Robin Delobel (CADTM Belgique)
A l’heure de la fin de la croissance, les décideurs politiques ne proposent qu’une chose : extraire toujours plus de ressources fossiles et de minerais, appauvrir encore plus les terres et les mers... donc accélérer encore le réchauffement global et l’appauvrissement des peuples des pays en développement. Quelles alternatives au gaspillage généralisé et au productivisme ? Comment organiser la résistance ?

- « Accord de libre-échange de l’UE avec l’Afrique et les États-Unis : qui gagne, qui perd ? »
Omar Aziki (ATTAC-CADTM Maroc) et Gérard Karlhausen (CNCD Belgique), mod. Anouk Renaud (CADTM Belgique)
La commission européenne conclut dans la plus grande opacité des accords de libre échange avec différents pays ou régions du monde. Dans cet atelier, nous aborderons les cas spécifiques des Accords de partenariat économique (APE) avec les pays d’Afrique de l’Ouest, le Traité transatlantique avec les États-Unis et l’accord de libre-échange avec le Maroc. Quelles conséquences sur les peuples auront ces traités s’ils sont conclus ? Peut-on encore les bloquer ? Comment ?

- « Discussion autour du livre ’Bancocratie’ »
Eric Toussaint (CADTM Belgique), mod. Aline Fares (Finance Watch Belgique)
Le livre d’Eric Toussaint, Bancocratie, permet de comprendre le fonctionnement des banques aujourd’hui, le soutien sans faille apporté par les gouvernements aux grandes banques privées alors qu’elles ont largement provoqué la crise actuelle. Il propose aussi des alternatives. Venez rencontrer l’auteur et en discuter avec lui.

Pause : indignez-foot !
Animation sportive mettant en face à face l’équipe de la Troïka et le peuple.
14h30 – 16h30 Plénière de clôture : « Pourquoi et comment désobéir aux créanciers ? »
Un.e membre de la PACD Espagne, Majdouline Benkhraba (ATTAC-CADTM Maroc), Jérémie Cravatte (CADTM Belgique), Fanny Malinen (Debt Resistance UK) et Rui Viana Pereira (CADPP Portugal), mod. Eric Toussaint (CADTM Belgique)
Du Nord au Sud, aujourd’hui comme hier, la dette tue et est utilisée afin d’enrichir le 1 % le plus riche de la population. Mais les résistances, elles-aussi, sont présentes partout et elles sont sources d’inspiration. Venez écouter les témoignages et expériences de 6 pays différents. Des dettes publiques aux dettes privées, nous ne devons rien nous ne paierons rien !

FORMULAIRE FERMÉ - INSCRIPTIONS COMPLÈTES

PARTICIPATION AUX FRAIS

Prix pour les deux journées en pension complète : 45€
Tarif réduit (étudiant-e-s, petits revenus) : 20€
Prix pour une journée en pension complète : 25€ (10€ tarif réduit)

Modalités de paiement : virement sur le compte du CADTM n° IBAN BE06 0012 3183 4322 - Code Swift BIC GEBA BE BB, mention « Rencontres d’été 2014 », ou par chèque pour la France.

Contact :
CADTM, 345 avenue de l’Observatoire, 4000 Liège, Belgique, 0032 (0)4 226 62 85
Email : inscriptions@cadtm.org / Tel : 00 32 (0)479 71 02 00

Les détails pratiques seront envoyés aux personnes inscrit.e.s avant les rencontres

CO-VOITURAGE
Pensez au co-voiturage pour venir aux rencontres d’été !

Avec votre nom, précisez la ville et l’heure de départ, le nombre de places disponibles et votre contact. Il vous suffit de suivre ce lien, d’écrire, et cela s’enregistre tout seul : http://lite4.framapad.org/p/OXBNgVudCW

NE REMPLISSEZ LE LIEN QUE SI VOUS PROPOSEZ UNE VOITURE
si vous cherchez une voiture, consultez et contactez les personnes qui ont rempli le lien

Au plaisir de vous rencontrer !
L’équipe du CADTM

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Fiche d’accesssibilité à La Marlagne

À venir