Semaine d’action globale contre le capitalisme et la guerre du 28 mars au 4 avril 2009

6 mars 2009 par Assemblée des mouvements sociaux


 Appel à une semaine d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
globale contre le capitalisme et la guerre du 28 mars au 4 avril 2009

 Nous ne payerons pas la crise ! Que les riches la paient ! Pour des alternatives anti-impérialistes, anti-capitalistes, féministes, écologistes et socialistes !

Lire la Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux lors du Forum social mondial 2009, Belem

Programme d’actions

Pendant la semaine du 28 mars au 4 avril, des femmes et des hommes du monde entier sortiront dans les rues pour protester contre le capitalisme et la guerre et dire qu’ils ne paieront pas pour la crise. Cette semaine de mobilisations est convoquée par l’Assemblée des mouvements sociaux et marquée par 3 grands moments.

28 mars

Mobilisations autour de la rencontre du G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). composé par les représentants des banques centrales et des gouvernements qui représentent les 2/3 du commerce et de la population mondiale et plus de 90% du Produit mondial brut et des voix à la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
et au Fonds monétaire international FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

Cliquez pour plus.
. Le G20 se réunira à Londres au début avril.

30 mars

Journée de mobilisation contre la guerre et la crise et de soutien au peuple palestinien. Cette date commémore la journée de la terre en Palestine et rappelle deux massacres perpétrés par Israël contre les Palestiniens (en Galilée, en 1976). Cette date a été choisie pour impulser une campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël.

4 avril

Il s’agit du 60e anniversaire de l’OTAN OTAN
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
Elle assure aux Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression, mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer leurs forces armées à un système de défense placé sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en 1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en 1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999.
–Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, alliance de coopération militaire composée par les pays d’Europe et les Etats-Unis. L’OTAN se réunira les 3 et 4 avril à Baden-Baden et Kiel en Allemagne et à Strasbourg en France.

En Europe les mouvements concentreront principalement leurs actions à Londres et Strasbourg. Différentes actions de rue auront lieu avec des manifestations, des distributions de tracts et des parcours à vélo dans les pays et les régions suivants : Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Catalogne, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Hollande, Inde, Italie, Kenya, Pays Basque, Pakistan, Québec et Royaume Uni (Ecosse et Angleterre).

Tout au long de cette semaine et particulièrement les jours mentionnés, les mouvements affirmeront que pour affronter les crises que nous vivons aujourd’hui (alimentaire, financière, économique, climatique, énergétique et migratoire), il est nécessaire d’aller à la racine des problèmes et de construire une alternative au système capitaliste et à la domination patriarcale.

Face aux fausses solutions présentées par les Banques et les gouvernements pour sortir de la crise comme les licenciements, la privatisation des services publics, des ressources naturelles et énergétiques, la socialisation des pertes, les mouvements prendront position pour exiger des mesures urgentes comme :
la nationalisation des banques sans indemnisation et sous contrôle social
la réduction de la journée de travail sans réduction de salaire
des mesures pour garantir la souveraineté alimentaire et énergétique
la fin des guerres, le retrait des troupes d’occupation et le démantèlement des bases militaires étrangères
la reconnaissance de la souveraineté et de l’autonomie des peuples garantissant le droit à l’autodétermination
la Garantie du droit à la terre, au territoire, au travail, à l’éducation, à la santé pour toutes et tous.
La démocratisation des moyens de communication et de connaissance

Pour lire l’intégralité de la Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux qui s’est tenue au FSM de Belém
http://www.fsm2009amazonia.org.br/programmation-1/journee-des-alliances/resultats-des-assemblees/declaration-de-l2019assemblee-des-mouvements-sociaux-lors-du-forum-social-mondial-2009/

Pour en savoir plus sur la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) visiter le site http://www.bdsmovement.net

Voici la liste non-exhausitive de quelques actions programmées :

Allemagne
3 avril : manifestations et blocages prévus de la ville de Baden-Baden, une des portes d’entrée des chefs d’Etat et militaires qui prendront part aux cérémonies d’anniversaire de l’OTAN à Strasbourg. Davantage d’information sur :

http://gipfelsoli.org/Home/Strasbourg_Baden-Baden_2009/NATO_2009_Links

Australie

30 mars : à Melbourne, la Coalition de groupes d’appui à la Palestine lance une campagne « The Sack Connex, Boycott Israël ».

Belgique
28 mars : à Bruxelles, action sur la crise financière et sur la Palestine sur le thème « Palestine occupée, Dexia impliquée ». Une action symbolique aura lieu en centre ville de 13h30 à 16h30 avec du théâtre de rue « Qui va payer la crise ? ». Le principal syndicat belge, la FGTB a dans le cadre de ces mobilisations également lancé une campagne sur le thème « Le capitalisme nuit gravement à la santé ». Plus d’information sur http://www.contre-attaque.be

Brésil
30 mars : à Sao Paulo, manifestation national à l’appel d’un ensemble de mouvements sociaux en alliance avec toutes les centrales syndicales du pays affirmera : « les travailleurs et travailleuses ne paieront pas pour la crise ». La manifestation commencera avenue Paulista et se rendra au centre ville. Elle sera accompagnée d’actions et de démonstrations dans toutes les villes du pays. Voir la présentation sur
http://www.cut.org.br/component/option,com_banners/task,click/bid,18/

Canada
30 mars : à Toronto une conférence aura lieu sur le thème « Résistance contre la guerre à Gaza et à Khandar ».

Catalogne, Etat Espagnol et Pays Basque
28 mars : des manifestations contre la crise et le G20 et en solidarité avec les Palestiniens auront lieu à Albacete, Alicante, Almeria, Barcelone, Cadix, Cordoue, Elche, Madrid, Murcie, Pontevedra, Tarragone et Valence.
Voir l’agenda sur :
http://www.nodo50.org/?page=convocatorias&id_article=189

Etats-Unis

Des projections de films, des discussions sur les actions de BDS, des débats avec les délégations de retour de Gaza et sur les liens entre les murs en Palestine et celui à la frontière mexicaine, le 29 mars à Santa Cruz et le 30 à San Diego et Los Angeles. A New York, le Comité de Boycott contre Israël lancera une large campagne de boycott contre l’entreprise Motorola le 30 mars.

France

Le 28 mars : à Paris une manifestation aura lieu à l’appel d’une large coalition d’associations, de mouvements, de syndicats et d’organisations politiques au départ de la place de l’Opéra à 14h. Des activités sont également prévues dans 30 autres villes. Voir la liste complète sur :
http://www.stop-g20.org/

A la même date, différentes activités de solidarité avec la Palestine avec des marches, des projections de films et des conférences se tiendront à Paris, Lille, Le Mans, St Brieuc et St Denis à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).

Le 4 avril sous le slogan « Non à la guerre, Non à l’OTAN », des milliers de personnes de toute l’Europe se réuniront à Strasbourg où auront lieu différents types d’actions, de la distribution d’information à la population, à des blocages de rues, des réunions et des actes de désobéissance civile pour demander la fin de la militarisation et de l’OTAN. Une grande manifestation est prévue pour 13h. Il y aura également un camp alternatif. Plus d’informations sur :
http://sommet-otan-2009.blogspot.com

Grèce
Le 2 avril : en Crète des protestations en appui au boycott contre Israël pendant le match de foot Grèce/IsraËl.

Hollande
Du 28 au 31 mars : des cyclistes revendiqueront de l’Accord d’association économique entre l’Union européenne et Israël lors d’un trajet à vélo depuis la Cour internationale de Justice de La Haye le 28 mars jusqu’au Parlement européen à Bruxelles le 31 mars où les cyclistes remettront leur pétition aux députés européens. Organisation : The Peace Cycle.

Inde
Le 30 mars à Delhi des expositions, de la poésie et des films célèbreront la Journée de la terre en Palestine.

Italie
Le 28 mars : une grande manifestation avec les syndicats de base aura lieu à 14h30 à Rome sur le thème (Face à votre crise nous avons des solutions) à l’initiative des Cobas. Des manifestations pacifiques en soutien à la Palestine auront lieu dans différents centres commerciaux de Milan, Turin, Pise, Bologne, Rome et Naples à l’intiative du Forum Palestine.
Le 4 avril : une marche convoquée par la CGIL et d’autres organisations parcourra les rues de Rome en direction du Circo Massimo

Kenya
Le 28 mars : la Marche mondiale des femmes participera à des actions de soutien aux femmes artistes pour affirmer que les femmes ne paieront pas pour la crise. Les actions tourneront autour du travail des femmes, des biens communs, de la souveraineté alimentaire, de la violence domestique et la paix.

Pakistan
Le 28 mars aura lieu à Karachi une conférence sur la situation palestinienne.
Le 2 avril des manifestations contre le G20 seront organisées dans les principales villes.

Québec

Le 28 mars à Montréal une manifestation pacifique démarrera en face du Complexe Guy Favreau à 13h30 pour dire non au G8 G8 Ce groupe correspond au G7 plus la Fédération de Russie qui, présente officieusement depuis 1995, y siège à part entière depuis juin 2002. , considéré comme un forum illégitime pour résoudre la crise.
Le 30 mars : un olivier sera symboliquement planté devant le consulat d’Israël accompagné d’une expo photos et de témoignages sur la situation à Gaza.

Royaume Uni

Du 28 mars au 4 avril : Londres recevra des participants de toute l’Europe pour des manifestations qui débuteront le 28 mars contre le système capitaliste et la crise économique et qui se termineront le 2 avril contre la guerre et l’OTAN. Des actions d’éclat, des réunions et débats se tiendront tout au long de la semaine avec un campement au centre de Londres.

Davantage d’informations sur : www.putpeoplefirst.org.uk
A Glasgow et Edimbourg en Ecosse des boycott de supermarchés auront lieu les 29 et 30 mars en solidarité avec la Palestine de même que des appels téléphoniques massifs pour réclamer le retrait de produits israéliens vendus dans tout le pays.

Observation :
Pour davantage de détails sur les actions autour de la Palestine visitez le site :
http://www.bdsmovement.net/?q=node/349
>>
Pour rajouter ou envoyer des informations actualisées sur ces activités
communication chez marchemondiale.org

 Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux lors du Forum social mondial 2009, Belem

 Nous ne payerons pas la crise ! Que les riches la paient ! Pour des alternatives anti-impérialistes, anti-capitalistes, féministes, écologistes et socialistes !

Nous, les mouvements sociaux du monde entier nous nous sommes réunis à l’occasion du 9e Forum social mondial à Belém en Amazonie où les peuples résistent à l’usurpation de la nature, de leurs territoires et de leurs cultures. Nous sommes en Amérique latine là où au cours de la dernière décennie a eu lieu une nouvelle rencontre entre les mouvements sociaux et les mouvements indigènes. Ces derniers questionnent radicalement depuis leur cosmovision le système capitaliste. L’Amérique latine a ces dernières années mené des luttes sociales très radicales qui ont conduit au renversement de gouvernements néolibéraux et à la mise en place de gouvernements qui ont mené à bien des réformes positives comme la nationalisation de secteurs vitaux de l’économie et de réformes constitutionnelles démocratiques.

Dans ce contexte, les mouvements sociaux d’Amérique latine ont agi de manière adéquate en décidant d’appuyer les mesures positives adoptées par ces gouvernements tout en maintenant leur capacité de critique à leur égard. Ces expériences nous aideront à renforcer la résistance ferme des peuples contre la politique des gouvernements, des grandes entreprises et des banquiers qui déchargent les effets de la crise sur les opprimé(e)s.

Actuellement, nous les mouvements sociaux de la planète faisons face à un défi de portée historique. La crise capitaliste internationale qui porte préjudice à l’humanité s’exprime sur différents plans : c’est une crise alimentaire, financière, économique, climatique, énergétique, migratoire…, de civilisation qui accompagne la crise de l’ordre et des structures politiques internationales.

Nous sommes face à une crise globale provoquée par le capitalisme qui n’a pas d’issue au sein du système. Toutes les mesures adoptées pour sortir de la crise ne cherchent qu’à socialiser les pertes pour assurer la survie d’un système basé sur la privatisation des secteurs stratégiques de l’économie, des services publics, des ressources naturelles et énergétiques, la marchandisation de la vie et l’exploitation du travail et de la nature ainsi que le transfert de ressources de la Périphérie au Centre et des travailleu/rs/ses à la classe capitaliste.

Ce système est régi par l’exploitation, la compétition exacerbée, la promotion de l’intérêt privé individuel au détriment de l’intérêt collectif et l’accumulation frénétique de richesses par une poignée de nantis. Cela génère des guerres sanglantes, alimente la xénophobie, le racisme et les extrémismes religieux, cela renforce l’exploitation des femmes et la criminalisation des mouvements sociaux. Dans le contexte de cette crise les droits des peuples sont systématiquement niés. L’agression sauvage du gouvernement israélien contre le peuple palestinien est une violation du droit international qui constitue un crime de guerre, un crime contre l’humanité et aussi un symbole de la négation de droits dont souffrent également d’autres peuples du monde. Cette impunité honteuse doit cesser. Les mouvements sociaux réaffirment leur soutien actif Actif
Actifs
En général, le terme « actif » fait référence à un bien qui possède une valeur réalisable, ou qui peut générer des revenus. Dans le cas contraire, on parle de « passif », c’est-à-dire la partie du bilan composé des ressources dont dispose une entreprise (les capitaux propres apportés par les associés, les provisions pour risques et charges ainsi que les dettes).
à la lutte du peuple palestinien ainsi qu’à toutes les actions des peuples du monde contre l’oppression.

Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale. Il est nécessaire de construire une société basée sur la satisfaction des besoins sociaux et le respect des droits de la nature ainsi que la participation populaire dans un contexte de pleine liberté politique. Il est nécessaire de garantir l’exécution de tous les traités internationaux sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels (individuels et collectifs) qui sont indivisibles.

Dans cette perspective, nous devons lutter pour impulser la plus large mobilisation populaire par une série de mesures urgentes comme :

- la nationalisation sans indemnisation et sous contrôle social du secteur bancaire

- la réduction du temps de travail sans réduction de salaire

- des mesures pour garantir la souveraineté alimentaire et la souveraineté énergétique

- l’arrêt des guerres, le retrait des troupes d’occupation et le démantèlement des bases militaires étrangères

- la reconnaissance de la souveraineté et de l’autonomie des peuples qui garantisse le droit à l’autodétermination

- la garantie du droit à la terre, au territoire, au travail, à l’éducation et à la santé pour toutes et tous.

- La démocratisation des moyens de communication et de connaissance

Le processus d’émancipation sociale poursuivi par le projet féministe, écologiste et socialiste du XXIe siècle aspire à libérer la société de la domination exercée par les capitalistes sur les grands moyens de production, communication et services par l’appui à des formes de propriété d’intérêt social : petite propriété familiale, propriété publique, propriété coopérative, propriété communale et collective. Cette alternative doit être féministe car il est impossible de construire une société basée sur la justice sociale et l’égalité des droits si la moitié de l’humanité est opprimée et exploitée.

Enfin, nous nous engageons à enrichir le processus de construction de la société basée sur la qualité de vie en reconnaissant le participation active et l’apport des peuples indigènes.

Nous, les mouvements sociaux sommes face à une occasion historique pour le développement d’initiatives d’émancipation à l’échelle internationale. Seule la lutte sociale des masses peut sortir les peuples de la crise. Pour impulser cette lutte, il est indispensable de développer un travail de conscientisation et de mobilisation à la base.

Le défi pour les mouvements sociaux est d’arriver à organiser la convergence des mobilisations globales à l’échelle de la planète et de renforcer notre capacité d’action en favorisant la convergence de tous les mouvements qui cherchent à résister à toutes les formes d’oppression et d’exploitation.

Nous nous engageons ainsi à :

- Mettre en place une semaine d’action globale contre le capitalisme et la guerre du 28 mars au 4 avril 2009 avec :

- une mobilisation contre le G20 le 28 mars

- une mobilisation contre la guerre et la crise le 30 mars

- une journée de solidarité avec le peuple palestinien pour impulser un boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël le 30 mars

- la mobilisation contre le 60e anniversaire de l’OTAN le 4 avril

- etc.

Renforcer les mobilisations qui se tiennent chaque année

- 8 mars : journée internationale de la femme

- 17 avril : journée internationale de la souveraineté alimentaire

- 1er mai : journée internationale des travailleu/rs/ses

- 12 octobre : mobilisation globale de lutte pour la Terre Mère, contre la colonisation et la marchandisation de la vie

- Mettre en place un agenda des résistances contre le sommet du G8 en Sardaigne, le sommet climatique de Copenhague, le sommet des Amérique à Trinité et Tobago…

Nous répondons ainsi à la crise par des solutions radicales et des initiatives d’émancipation.


 4-04 - Manifestation ’Non à la Guerre – Non à l’OTAN’

Strasbourg, France. Kehl, Allemagne

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg et à Kehl en Avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l’OTAN et affirmer l’exigence qu’un monde juste et sans guerre est possible. Plus d’info



Traduction(s)